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Présentation

Un blog pour les passionnés de dessin, de peinture, et d' arts plastiques.
Pour ceux qui veulent apprendre : de la découverte, en passant par l'apprentissage puis la  pratique ...
Pour ceux qui veulent créer.
Plus des infos sur les expos, l'histoire de l'art ....

Conseil du jour

 

Vous pourrez retrouver désormais le blog de L'Ocre Bleu à cette nouvelle adresse :

http://l-ocre-bleu.fr/

 

Archives

14 septembre 2014 7 14 /09 /septembre /2014 08:29

 

 

...

Nous sommes entrés dans le vif du sujet dès notre première semaine de travail!

L'automne qui va bientôt venir colorer nos paysages

est donc notre première préoccupation.

Revoir ici

 

Avec ce sujet nous (re)travaillons la méthodologie de l'aquarelle

et son travail en négatif.

Nous nous exercerons ensuite sur un travail en positif sur le même thème.

Exercices de remise en forme en ce début d'année !

 

Mais c'est aussi le moment de (re) prendre de bonnes habitudes

et de reprendre nos cercles chromatiques.

 

 

Pour mieux comprendre comment réaliser nuances, accords et harmonies, nous allons au fil des semaines apprendre à nous servir de ce bel outil qui est pour le peintre ce que la gamme est pour le musicien.

Les douze couleurs qui le composent sont, comme le disait Kandinsky, les douze couloirs de couleurs qui nous permettent de réaliser et de composer toutes les couleurs du monde.


Même s'il existe d'autres solides de représentation, celui élaboré par Chevreul reste un moyen pratique de mémoriser cette gamme de couleurs, de comprendre les liens qui existent entre elles et la place qu'elle occupent les unes par rapport aux autres.

 

Donc à partir de cette semaine, votre cercle chromatique

doit absolument trouver sa place dans vos affaires.

Nous allons apprendre à bien l'utiliser !

 

Vous trouverez de nombreuses indications dans la catégorie " couleurs"

de ce blog et plus particulièrement

 

ici

et


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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 08:22

 

...

Vous avez déjà beaucoup bossé avec les liens

que je vous avais proposés de suivre

dans cet  article,


Pour continuer à mieux comprendre comment vous allez pouvoir jouer

avec les couleurs,

n'oubliez pas d'aller faire un tour

ici

et

!

 

Sans oublier de finir de classer vos couleurs en

couleurs chaudes et couleurs froides.

 

Et vous serez prêts alors à faire bouger vos peintures !!!


 

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10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 09:31

 

...

 

Nous avons déjà abordé les paramètres des couleurs que sont la tonalité, la clarté, la saturation et la luminosité. revoir ici

Ces  paramètres sont observables et mesurables …

notamment par le calcul de la longueur d'onde de la couleur en question.

 

Il convient d'ajouter à ces paramètres,

celui de la « température » d'une couleur

qui est le « degré de chaleur » ou « de froideur » de cette couleur ...

mais cette fois d’un point de vue complètement subjectif et esthétique.

Car la distinction entre « chaud » et « froid » au niveau des couleurs est purement artistique et n’a pas de base physique et mesurable.


  • Définition :

    • Une couleur qui contient du jaune (ou du rouge) ou semble en contenir est une couleur chaude,

    • Une couleur qui contient du bleu ou semble en contenir est une couleur froide.

 

Sur un cercle chromatique simplifié de 6 couleurs, divisé en deux moitiés, nous distinguons une moitié chaude, avec le rouge, le jaune, et l'orange et une autre moitié, froide : avec le bleu, le violet, et le vert.


ccsimple copie

 

Les couleurs qui avoisinent le rouge et le jaune sont des couleurs chaudes, vibrantes, dominantes, agressives, aptes à susciter des émotions fortes. Elles évoquent le feu et le soleil.

Elles ont tendance à venir en avant, à jaillir comme si elles allaient au devant du spectateur.


Les couleurs des tons bleus sont au contraire froides, souvent tristes, et même, mélancoliques ; elles nous évoquent la mer, le ciel, la glace, la neige …

Elles donnent en général une impression de profondeur et d’éloignement.

 

Les verts et les violets contiennent des éléments chauds et froids les rendant plus malléables. Elles sont dites quelquefois " tièdes".

 

xxxxxxxxxxxxx

 

 

Ce début de classification est simple et facile, mais de fait la répartition des couleurs est un peu plus complexe. Car en réalité , il existe des jaunes et des rouges froids et ... des bleus chauds,

c'est à dire

  • des couleurs " froides" chaudes et couleurs " chaudes" froides :

 

Prenons les 3 familles de couleurs de base :

  • le jaune :

    • le jaune citron est froid car il semble contenir du bleu et vire vers le vert,

    • le jaune de cadmium clair est chaud, ... il se dirige vers l'orange.

    • jjao
  • le rouge :

    • le rouge orangé est un rouge chaud, tel le rouge de cadmium,

    • alors que le vrai rouge primaire, tel le magenta est un rouge froid.

    • rro
  • le bleu :

    • le bleu tirant vers le vert sera plus chaud

    • que celui tirant vers le rouge

      (bien que pour le bleu la classification est plus délicate car le rouge et le jaune sont deux couleurs chaudes.)

    • bbvi

    •  
    Il en est de même avec chaque famille de couleurs, ainsi les verts et les violets.... mais aussi les bruns, les gris, les noirs et les blancs ...

Après avoir appris à les situer il est toujours utile dans sa palette de peintre de posséder les deux tendances d'une couleur : la chaude et la froide, cela permet d'ouvrir le champ des mélanges.


  • Influence du voisinage des couleurs :


  • En fait, une couleur apparaît comme chaude ou froide en fonction de la couleur qui la côtoie. C'est donc une donnée toute relative.

La théorie des couleurs chaudes et froides

constitue un outil de travail indispensable pour le peintre.


Car en effet, les couleurs chaudes semblent se projeter vers l'avant, elle "avancent", ...

Tandis que les couleurs froides semblent " reculer ", s'enfoncer dans la profondeur du tableau.


C'est ainsi qu'en s'ajoutant aux divers contrastes,

le contraste " chaud-froid"

permet de jouer aussi " l'effet spatial " des couleurs.

Il est pratique de l'utiliser pour construire des volumes

et donner de la profondeur.

 

Cette semaine, je vous ai ainsi proposé de classer toutes les couleurs que vous possédez en deux colonnes, les couleurs chaudes et les couleurs froides.

Puis ensuite d'essayer de refroidir ou de réchauffer ces couleurs de base afin de pouvoir en jouer dès la semaine prochaine.


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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 08:10

 

 

...


Durant les quelques semaines qui viennent nous allons " jouer " avec les couleurs

et donc approfondir nos connaissances à leur sujet.


Pour cela, il est donc nécessaire de bien avoir en tête les notions

que nous avons déjà pu étudier.


Pour ceux et celles qui ont oublié

et (ou) pour ceux et celles qui découvrent,

avant d'aller plus loin,

un petit retour arrière !

 

Pour cela cliquez sur les mots qui apparaissent en bleu.

 

Tout d'abord pourquoi voyons nous en couleur

et comment

avec les 3 articles qui suivent :

 

Comprendre la couleur

 

Le rôle de l'oeil

 

L'image rémanente


Pour mieux comprendre les couleurs du peintre :

les cercles chromatiques;


Si , parmi vous, certains, certaines  veulent le(s) travailler,

envoyez moi un petit mot et je vous enverrai la marche à suivre.

cercle chromatique 1

et

cercle chromatique 2

 

 

Pour préciser votre pensée sur les caractéristiques des couleurs :

 

le vocabulaire,

 

et la notion sur

 

 Les couleurs complémentaires

 

en attendant de préciser ce que nous (re)découvrons cette semaine.

 

 

 

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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 21:07

 

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Le mélange optique des couleurs grâce à la touche divisée.

Une façon nouvelle de penser et d'utiliser la couleur commence avec la découverte de Newton ( revoir ici).

Mais c'est à Michel-Eugène Chevreul que nous devons cette révolution dans l'utilisation de la couleur.

Avec un ouvrage publié en 1839 sur la théorie des couleurs,

il explique le principe du mélange optique des couleurs :

l’œil humain étant capable de combiner les couleurs entre elles.

 

Delacroix l'utilisait déjà ( relire à propos de sa technique du "flochetage" : ici), mais au XIX° siècle, ce sont les impressionnistes qui vont s'empresser de mettre la théorie de Chevreul en pratique. Ils rompent définitivement avec la tradition du mélange chimique des couleurs sur la palette.

C'est une vraie révolution dans l'utilisation des couleurs.

Ils vont ainsi se mettre à représenter des effets de lumière tout à fait nouveaux, tout à fait uniques, le principe du mélange optique des couleurs leur permettant de capturer des qualités de lumière impossibles à obtenir par le mélange physique des couleurs sur la palette, qui, à force, finissait par produire des teintes trop grises, trop » sales ».

Les impressionnistes posent donc sur la toile en les juxtaposant des petites touches de couleurs pures. Vues de loin, ces touches de couleur se combinent entre elles pour traduire les teintes voulues par le peintre, tout en gardant une belle luminosité à l'ensemble.

 

La théorie des couleurs de Chevreul influençeront largement des peintres comme Van Gogh , Pissaro, Gauguin....


Mais ce sont les néo impressionnistes qui vont apporter une grande nouveauté, grâce à Georges Seurat qui en fit une application plus scientifique et rigoureuse, poussant le principe à l'extrême, composant des tableaux entiers à l'aide de points de couleurs minuscules.

Là où les impressionnistes jouaient la hachure ou la virgule, les divisionnistes utilisent de petits coups de brosse en forme de points, leur permettant d'accumuler une plus grande variété de teintes et de tons sur une petite surface.

 Cette technique que l'on appelle communément pointillisme est plus exactement « le divisionnisme » car basée sur la division de la couleur : de près, on ne distingue que des traits et des points puis lorsque l'on prend du recul , ils se combinent pour former une image aux couleurs lumineuses.

Le procédé est très lent :  il faut attendre que les touches de peinture soient bien sèches avant d'appliquer les touches voisines, afin d' éviter tout mélange chimique, qui ternirait l'oeuvre. De plus, toutes les couleurs ne sont pas bonnes à utiliser : Signac désigne comme "mélanges boueux" les couleurs à bannir.


La palette doit rester lumineuse et les couleurs intenses (couleur du prisme)!

  Un dimanche à la grande jatte"Un dimanche après-midi à l'Île de la Grande Jatte"

Seurat - 1884 - 1886

 

Le néo-impressionnisme repose principalement sur l'association de deux théories scientifiques :

- la loi du contraste simultané

- et la loi des couleurs complémentaires.

Selon la première loi, la luminosité et plus intense si le mélange se fait dans l'oeil du spectateur plutôt que sur la palette.

Selon la seconde loi, mettre une couleur sur la toile, c'est colorer l'espace contigu à cette couleur de sa couleur complémentaire : si l'on peint du rouge, l'oeil perçoit du vert autour de la tache rouge.

 

Seurat mourut jeune ( à 32 ans , il est emporté par une hémorragie cérébrale), et sa technique astreignante fit peu d'émules ; toutefois, il laissa grâce à ses recherches picturales un héritage important, rendant les peintres plus libres.

Cette liberté donna naissance à de nouvelles façons d'utiliser la couleur, notamment chez les Fauves... et leurs successeurs.

Après la mort prématurée de Seurat en 1891, Signac reprendra le flambeau et publiera en 1899:

" D'Eugène Delacroix aux néo-impressionnisme",

véritable traité du néo- impressionnisme.

 

Il y explique :

 

«  Les peintres Néo-impressionnistes sont ceux qui ont instauré et, depuis 1886, développé la technique dite de la division en employant comme mode d'expression le mélange optique des tons et des teintes.

Ces peintres respectueux des lois permanentes de l'art : le rythme, la mesure, le contraste, ont été amenés à cette technique par leur désir d'atteindre un maximum de luminosité, de coloration et d'harmonie …

Le Néo-Impressionnisme ne pointille pas, mais divise.

Or diviser c'est s'assurer tous les bénéfices de la luminosité, de la coloration et de l'harmonie , par :

  • 1° - Le mélange optique des pigments uniquement purs ( toutes les teintes du prisme et tous leurs tons)

  • 2° - La séparation des divers éléments ( couleur locale, couleur d'éclairage, leurs réactions, etc …)

  • 3° - L'équilibre de ces éléments et leur proportion selon les lois du contraste, de la dégradation et de l’irradiation

  • 4°- Le choix d'une touche proportionnée à la dimension du tableau. »

 

Pour Seurat, la couleur, soumise à des lois fixes ,

« se peut enseigner comme la musique ».

Son but était donc de créer la « partition »

qui permettrait aux artistes de faire jouer les couleurs entre elles

et d'approcher ainsi l' "Harmonie".


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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 07:34

 

 

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Lorsque nous voulons poser des couleurs et réaliser des nuances de teintes, nous avons plusieurs possibilités :

 

- le mélange chimique : le mélange des pigments

Depuis des siècles, la technique de préparation classique d'un mélange pour les peintres est de mélanger les couleurs de façon chimique : c'est à dire de les mélanger sur la palette avant des les appliquer sur la toile.

Exemple : Un jaune + un bleu donnent en les mélangeant, en les «  triturant » ensemble, une nouvelle couleur : un vert...

Cette technique permet de réaliser des nuances multiples et subtiles mais qui peuvent avoir tendance à " ternir".

En effet par le mélange chimique, les couleurs obtenues se désaturent et perdent en "chroma" , en luminosité, en intensité. Lorsque l'on mélange entre eux trop de pigments , le risque est de salir les couleurs et de " s'acheminer" vers le " noir".

 

- l'addition optique : la superposition de couches colorées transparentes.

Rappelez vous nous l'avons travaillée il y a peu avec la technique des glaçis :

relire ici et

 

- le mélange optique ; c'est le principe de la touche divisée, avec un outil : l'oeil.

Ce mélange s'applique en fonction des principes du fonctionnement de l'oeil que nous avons abordé dans l'article précédent.

Le mélange ne doit jamais être effectué sur la palette mais dans l'oeil du spectateur.

Si l'on dispose des touches jaunes et rouges côte à côte sur la toile, l'oeil, à une certaine distance, verra de l'orange. Un orange bien plus éclatant que s'il était réalisé par le mélange au pinceau.


  orange 

orange en mélange

 

orange en touchedivisée 

orange en touche divisée


 

Quel est le cercle le plus lumineux...

Celui réalisé en mélange "chimique" ou celui réalisé en touches divisées?

 

P1010125''

cctouchedivisée

 

Dans le premier cercle ( celui réalisé en mélange chimique), il est visible que les couleurs primaires : le jaune, le bleu et le rouge ( non mélangées donc) sont lumineuses mais que les couleurs secondaires et les tertiaires deviennent moins intenses que les 3 premières avec lesquelles elles sont constituées.

 

Tandis que le second cercle ( avec la touche divisée) est plus régulier au niveau de la luminosité des couleurs : les mélanges optiques ne perdent pas leur chroma.

 

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 18:36

 

 

...

 

Avec ce que nous avons appris de l'image rémanente et du rôle de l’œil dans la vision des couleurs , revoir ici, il est évident que les couleurs complémentaires sont des couleurs liées entre elles de manière fondamentale.

 

Quand elles se trouvent l'une à côté de l'autre,

elles s'intensifient mutuellement,

elles se rehaussent.

 

Le rouge parait plus rouge à côté du vert ( qui est son complémentaire), le bleu plus vibrant à côté de l'orange... ce qui permet de donner plus de vitalité et de vigueur à un tableau.

 

L'efficacité de ce contraste de complémentaires repose sur le principe encore appelé «contraste simultané » et s'explique donc par la façon dont fonctionne l’œil humain.

 

Cette image rémanente fabriquée par votre oeil, est comme un « couleur impalpable », une " ombre colorée" aussi importante qu'une couleur matérielle.

En effet, lorsque vous regardez du rouge, vous voyez aussi du vert (comme un halo lumineux... ce sont bien des ondes lumineuses que nous percevons ainsi),.

Dans un tableau, les couleurs sont rarement vues indépendamment les unes des autres. Et lorsque, sur une toile, deux couleurs complémentaires sont posés "pas trop loin l'une de l'autre", les deux couleurs vous paraissent alors plus brillantes, plus intenses. 

Vous percevez comme deux couches : la peinture elle-même et sa complémentaire, ce qui donne un effet vibrant.

Elles s’exaltent l'une l'autre.

 


 

Deux rouges ?


Regardez attentivement le centre de ces deux carrés rouges. Vous semblent-ils de la même couleur ?

  contraste


Ils sont en effet réalisés avec le même rouge, mais observez comme celui entouré de vert ( le complémentaire du rouge) semble plus vibrant, plus rouge que celui entouré d'orange.

En fait votre œil dans le premier cas, fabrique du rouge autour du vert ce qui a pour effet d'intensifier le rouge.

Dans le deuxième cas, cela ne se produit pas, le rouge et l'orange ne sont pas des couleurs complémentaires.

 

 

Petite révision :


Prenez votre cercle chromatique : les complémentaires se trouvent placés directement les unes en face des autres ( en passant par le centre).


cc1

Ainsi :

le jaune est complémentaire du violet, le rouge du vert, le bleu de l'orange ( et vice – versa)

( Pour mémoire : le complémentaire d'une couleur primaire est la couleur secondaire qui ne la contient pas ; ex : le vert pouvant être obtenu par mélange de jaune et de bleu est complémentaire du rouge, …)


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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 15:58

 

 

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Le rôle de l'oeil dans la vision et plus particulièrement dans la vision des couleurs a été perçu depuis des siècles, et depuis des siècles des questions se sont posées sur le rôle exact de l'oeil.


Déjà,

Empédocles (philosophe grec) ( 490 - 435 av. J.C.) pense que

" la couleur vient de l’œil et non de l’objet ",

et considère les couleurs comme l’âme et les racines du monde.

  • Platon (philosophe et enseignant grec)( 428/427 av. J.C. - 348/347 av. J.C.)
  • pense que la perception est propre au spectateur.

Au fil des siècles, la mise en évidence du fonctionnement de l'oeil

va permettre d'observer, de comprendre et d'utiliser son rôle actif

dans la création des couleurs.

 

Ainsi de la notion de " l'image rémanente"

que j'avais déjà évoquée

...

mais à relire bien sûr !


ici

 

 

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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 17:35

 

 

...

 

Lumière et Couleur:

 

Après un orage, lorsque le soleil réapparait, nous observons quelquefois un   arc-en-ciel.

Des bulles de savon prennent des couleurs irisées : rouges, vertes ou bleues.

De même une tache d'huile répandue sur un sol mouillé.


Pourtant la lumière qui éclaire les bulles ou la tache d'huile est "blanche".

D'où naissent les couleurs?


C'est le savant Isaac Newton, en 1666, qui le premier découvrit que l'on pouvait obtenir de la lumière colorée à partir de la lumière blanche, la lumière naturelle.

Une expérience simple permet de le mettre en évidence : il suffit de faire passer de la lumière blanche à travers un prisme de verre ; celui- ci décompose alors la lumière en un spectre de couleurs, une bande de couleurs allant du rouge au violet, en passant par l'orange, le jaune, le vert, le bleu, et le violet.


prisme

La lumière blanche comprend toutes les radiations chromatiques de ces différentes couleurs.


Spectre 01

 

  La couleur des objets:

 

Pourquoi les objets nous apparaissent de différentes couleurs alors qu'ils reçoivent tous la même lumière blanche?

Pourquoi un citron nous apparait jaune, une tomate rouge...


Des expériences ont montré que lorsque les radiations lumineuses qui composent la lumière blanche tombent sur une surface quelconque, certaines radiations sont absorbées et d'autres sont diffusées, c'est à dire renvoyées dans toutes les directions.

L'objet qui reçoit la lumière se caractérise en effet par certaines substances appelées pigments qui vont selon leur nature et leur structure absorber certaines radiations et en réfléchir d'autres ; de cela va dépendre la couleur de l'objet.


En effet, la tomate nous apparait rouge car elle absorbe toutes les radiations lumineuses sauf "le rouge" qui se trouve renvoyé vers notre œil (à la limite, la tomate est en fait de toutes les couleurs sauf rouge, puisqu'elle n’absorbe pas la radiation rouge)

Les feuilles des arbres apparaissent vertes car la chlorophylle qu’elles renferment n’absorbe pas la lumière verte.

 La page du cahier apparait blanche car elle n'absorbe aucune radiation, et l'encre nous parait noire car elle les absorbe toutes.

Le noir absorbe toute la gamme chromatique; il n'a aucune couleur car il n'en renvoie aucune.

 

 

Addition et soustraction des couleurs

 

Mélanger les couleurs pour en obtenir de nouvelles est une pratique connue chez tous les amateurs de peinture.

Dans d’autres secteurs comme celui de la reproduction des images, l'imprimerie ou la télévision, on s’appuie aussi sur le mélange des couleurs.


Mais il existe deux possibilités de réaliser des mélanges de couleurs :

- par addition, synthèse additive,

- ou par soustraction, synthèse soustractive ;

Les domaines d’application sont différents dans les deux cas.

Addition des couleurs :


Synthèse additive

Si l’on projette sur un écran trois faisceaux de lumières colorées : rouge, vert et bleu foncé, on obtient à leur intersection une tache blanche.

Ces trois couleurs additionnées donnent du blanc ; elles sont dites couleurs primaires.

A l’intersection des faisceaux lumineux considérés deux à deux, on obtient trois autres couleurs : le jaune, le magenta, le bleu cyan, que l’on appelle couleurs secondaires.

Si on mélange à une couleur secondaire, la couleur primaire qu’elle ne possède pas, on obtient du blanc ; ces couleurs sont dites complémentaires ; par exemple, le vert est complémentaire du magenta.

C’est ce principe de l’addition des couleurs qui est utilisé pour la télévision en couleurs.

L’écran d’un téléviseur couleur est tapissé de grains très proches les uns des autres et groupés par trois. Sous l’effet d’excitations électroniques, les trois grains émettent de la couleur : le premier du rouge, l’autre du vert et le dernier du bleu ; l’œil ne les distingue pas indépendamment mais perçoit une seule couleur due au mélange des trois. En mélangeant ainsi les 3 couleurs de base, il est possible d’obtenir toutes les nuances désirées sur l’écran.


Soustraction des couleurs :


synthese soustractive

Pour le peintre ou l’imprimeur, les trois couleurs de base sont le magenta, le jaune et le bleu cyan ; ce sont en effet les trois couleurs qui permettent le mieux, par la propriété qu’elles confèrent aux encres ou aux pigments correspondants, d’absorber certaines radiations de la lumière et de reconstituer toutes les autres teintes.

 


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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 07:28

 

...

Nous avons vu que les glacis sont des " voiles" transparents de couleurs

posées sur d'autres couches colorées .

revoir : ici

 

Les nuances se font alors par le principe de l'addition optique.

 

L' Addition optique = Les teintes des couleurs superposées s'additionnent.

 


  Pour cela, le glacis doit être suffisamment léger pour laisser transparaitre la couleur sous-jacente.

P1090054 copie 

Difficile d'en apprécier vraiment la subtilité sur une photo,

le mieux est de le faire soi-même !

 

Il est important :

- d'utiliser un médium adéquat : on dilue la couleur dans du médium à glacer en contrôlant la consistance du glacis et la saturation de la couleur.

- puis d'étaler sur la toile avec une pinceau assez large,

- mais surtout enfin de tamponner avec un pinceau à blaireauter pour atténuer la couleur.


Mélanger et utiliser différents glacis demande une certaine expérience.

C'est seulement en les travaillant régulièrement que vous vous rendrez compte de la façon dont les couleurs agissent les unes sur les autres.

!


Faites toujours un essai sur une feuille de papier avant de vous lancer !

Testez

...

 

Attention :  

Il faut bien connaitre les mélanges par superposition.

Ce qui est intéressant à observer est que l’ordre de superposition des couleurs que vous utilisez, donnera des teintes différentes :

Exemple : un orange obtenu en superposant du jaune sur un rouge et celui obtenu en superposant du rouge sur du jaune, n’aura pas la même tonalité … à essayer ! Il sera aussi légèrement différent du mélange obtenu sur la palette avec un  jaune et un rouge.

P1090054'

Le mieux et le plus :

Recherchez différents effets et réalisez ainsi des fiches pour mieux utiliser les glacis par la suite.


 

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