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Présentation

Un blog pour les passionnés de dessin, de peinture, et d' arts plastiques.
Pour ceux qui veulent apprendre : de la découverte, en passant par l'apprentissage puis la  pratique ...
Pour ceux qui veulent créer.
Plus des infos sur les expos, l'histoire de l'art ....

Conseil du jour

 

Vous pourrez retrouver désormais le blog de L'Ocre Bleu à cette nouvelle adresse :

http://l-ocre-bleu.fr/

 

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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 15:02

 

...


" Peindre l'eau "c'est bien,

mais "peindre l'eau" ... à l'eau

c'est pas mal non plus !

et ceci est du domaine surtout

de l'aquarelle ...


Cassis sous la Brume"Cassis sous la brume"        Ch. Lopez Rascol


 

Depuis la rentrée, durant l'atelier technique,

nous avons passé en revue les différentes caractéristiques

de cette peinture à l'eau qu'est " l'aqua... relle",

 

Nous nous sommes intéressés à son histoire,

 

au matériel nécessaire,

 

et après nous être installés au mieux,

 

nous avons commencé quelques exercices

par quelques techniques et méthodes de base,

et encore ici ... et encore !


P1010894''

P1010889''graphismes libres ...

 

La réalisation d'un lavis uniforme ne vous pose plus aucun problème,

(si ? ... alors on entraînez- vous encore !)

 

 

P1010896'

 

 

Et si peindre dans l'humide vous rend encore perplexe !

Quelques exercices ?


 

P1010896'''et on s'amuse à créer de belles "auréoles festonnées" ...

 

 

Dans tous les cas le " colour beginning" cher à Turner

a détendu l'atmosphère !


Et vous pouvez encore

approfondir le sujet et le geste !

 


aquarelles 0069'

 

 

Le travail selon les aquarelles de Cézanne est à terminer pour la rentrée ....

(l'atelier technique aura encore pour thème, l'aquarelle ... et ceci jusqu'à Noël)


Mais pour "la reprise des blancs" dans l'humide ...

on laisse tomber pour le moment ...

on reverra tout çà plus tard ...

avec les "effets spéciaux" de l'aquarelle et d'autres méthodes de travail...

 

Vous avez de quoi réviser déjà pour mieux continuer !!!

 

Vous avez compris bien sur que chaque mot souligné et en bleu vous emmène sur des articles que j'ai déjà écrits à ce sujet et qui doivent, et peuvent vous servir !

 


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16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 19:00

 

 

...

ou comment rendre des textures et des effets divers :


Avec des ustensiles divers et variés vous pouvez obtenir des effets différents de ceux obtenus avec un simple pinceau:

Quelques exemples ?


- une  brosse à peindre sèche et un peu dure permet de  représenter l'herbe, de lointaines futaies,des fourrures animales…

Utilisez- la presque sèche ( ôtez l'excédent de peinture sur un papier buvard avant de peindre) en tenant les poils légèrement écartés avec le pouce et l'index (ou utilisez un pinceau éventail).

- une brosse à dents usagée que l'on trempe dans de la peinture permet d'un simple passage du doigt ( ou grattée sur un tamis ou par un peigne ... usagé) un effet de projection qui "anime" la surface ou permet d'accentuer un effet granuleux(comme une plage de sable sur un lavis léger).

- le sel, gros ou fin ( mais le fin marche mieux)accentue les effets d'un mur décrépi, d'une roche, d'un effet d'eau …

Pour cela saupoudrez de sel un lavis humide et laissez sécher ( enlevez le sel une fois sec)

- la cire on l'a vu a un effet intéressant (cf les réserves de blanc).

On peut travailler aussi avec de la cire colorée ( pastels à l'huile ou similaire)

L'effet est intéressant sur une peinture encore humide, on peut gratter, racler la cire, la peinture alors s'y immisce.

- les éponges naturelles ( et les autres)donnent des effets variés par le fait qu'elles permettent d'appliquer la peinture; elles sont très utiles dans la représentation de végétation.


A vous de tester aussi : le papier bulle, le film alimentaire, le sucre, le riz et autres céréales ... bref, vous allez faire de sacrées découvertes ... à utiliser bien sûr ... mais avec parcimonie, car " trop d'effets, tue l'effet!"


 
Les additifs :

- la gomme arabique diluée ajoutée à la couleur donnera " plus de corps" à la peinture.

- le fiel de bœuf raffiné (ox gall en anglais) est un excellent médium dont l'effet est contraire puisqu'il permet l'adhérence et la fluidité des couleurs.

- le savon a un effet semblable à celui de la gomme arabique, permettant de représenter des textures ou un ciel d'orage.

Pour cela, trempez le pinceau dans une épaisse dilution de peinture (donc avec peu d'eau ), puis frottez le sur le savon; cela épaissira la peinture donnant une touche visible mais toujours transparente.

- l'essence de térébenthine est aussi à essayer, en trempant le pinceau dans l'essence et puis dans la peinture, ou bien en étendant la térébenthine sur toute la surface du papier ou partiellement avant un lavis. Quelques gouttes de térébenthine permettent aussi de donner un effet plus pâle sur la peinture humide.

 

Il ne faut pas hésiter à essayer un produit et à se servir de son effet, il y a aussi l'alcool,ou l'eau de javel ( diluée à 10 %) ...

 


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5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 07:54

 

 

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Par définition, le « glacis » est une couche appliquée très transparente sur des couleurs déjà posées, plus opaques et sèches.

En aquarelle, c'est donc «  un lavis »  qui se superpose comme «  un voile » sur les couches déjà posées.

 

De ce fait, la deuxième couche doit être étalée légèrement sur la première sans que la couleur sèche du dessous  ne se détache.

Il faut donc prendre un pinceau assez chargée en couleur (bien liquide bien sûr) et passer une seule fois sur la couche du fond pour qu'elle n'aie  pas le temps de se dissoudre.

 

 Ceci modifie la tonalité de l'œuvre permettant de donner une unité à un travail, toutes les couleurs étant pénétrées de la même teinte (essayez par exemple, le "gomme- gutte" en glacis qui donne un reflet ensoleillé).

        

Attention toutefois de bien connaître les mélanges par superposition de ces couleurs avant de vous lancer ! Révisez votre cercle chromatique et testez.

Ce qui est intéressant à observer est que l’ordre des couleurs que vous utiliserez, donnera des teintes différentes : exemple, un vert obtenu en superposant du jaune sur un bleu et celui obtenu en superposant du bleu sur du jaune, n’aura pas la même tonalité … à essayer !

 

  Le glacis doit sécher le plus vite possible contrairement à la technique humide, si l'on veut que le dessin ne devienne pas trop trouble.

Il est possible de mettre le travail au soleil ou près d'une source de chaleur (séchoir à cheveux par exemple).


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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 07:59

 

 

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L'un des problèmes majeurs en peinture est de rendre la lumière.

Le maximum d'intensité lumineuse est obtenu par le blanc ( qui renvoie "dans notre oeil" toutes les ondes lumineuses)

Or le blanc n'existe pas en Aquarelle ; il faut donc utiliser le blanc du papier.

Quand vous vous installez, pensez toujours à prendre deux pots d'eau : l'un pour rincer votre pinceau et l'autre... c'est votre "aquarelle blanche"( pour diluer donc vos couleurs)


Dans certains cas exceptionnels, il est cependant possible d'intervenir avec une légère couche de peinture à la détrempe blanche pour accentuer un effet ou pour masquer une imperfection. Mais il ne faut pas trop en abuser.

 

Le problème est donc de réserver ou de créer des parties blanches:

1 - Si le dessin est bien préparé, il est alors facile d'arrêter les coups de pinceaux aux endroits où les espaces doivent rester blancs.

Ces rehauts se "réservent" au début du travail, ils donnent des couleurs bien détachées, des bords nets.

La couleur n'ira pas seule dans des endroits où le pinceau ne passe pas ( sur papier sec bien entendu)

 

2 - Un autre moyen consiste aussi à sauvegarder les parties blanches, à les réserver.

Pour cela vous pouvez utiliser divers "caches ":

- des morceaux de carton,

- du ruban adhésif,

- de la cire (ou paraffine) : elle fonctionne comme un masque sur le principe de la répulsion huile- eau, donnant des effets imprécis, grainés car le grain du papier retient la cire de manière irrégulière.

C'est un effet simple qui peut être spectaculaire pour des paysages, des ciels faiblement nuageux, de discrets reflets sur l'eau, la patine d'un vieux mur, une falaise qui s'effrite, des arbres tortueux…

Mais les réserves à la cire ne s'enlèvent pas du papier... attention donc à l'endroit et à la façon dont vous la posez.

- du cache liquide ou "drawing- gum" : il s'applique à la plume ou au pinceau en s'adaptant à la rugosité du papier.

Avant de tremper le pinceau dans le drawing-gum, trempez -le dans du liquide vaisselle, ensuite une fois le travail terminé il restera seulement à le rincer sous l’eau, sinon le produit est tellement corrosif que les pinceaux ne s’en remettent pas !

Il est ainsi possible de travailler sans aucun problème, la pellicule de drawing -gum s'enlève ensuite par simple frottement du doigt.


Ces artifices permettent de travailler tranquillement et sont utiles pour de minuscules réserves qui seraient difficiles à penser lors d'un travail.

Mais il ne faut pas en abuser!

 

3 - Créer des blancs sur des surfaces déjà peintes est plus difficile et ne permet pas d'obtenir un blanc parfait ; toutefois on peut ainsi obtenir des effets intéressants, plus "moelleux".

Cette méthode du "retrait" peut  se faire à l'aide d'une aiguille ou d'un cutter ( attention à ne pas couper le papier) ou avec une gomme à encre ( mais qui peut modifier le grain du papier).

Après application de la couleur et avant séchage, il suffit d'enlever par endroits un peu de cette couleur, avec une pinceau semi-humide, une éponge, un chiffon, du papier- buvard, ...

Dans la technique humide, jouez la capillarité (ré-absorbez les pigments à l'aide d'un pinceau semi-humide)


 

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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 07:56

 

 

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Depuis quelque semaines, nous avons essayé diverses techniques de croquis, notamment celui au lavis monochrome et à l'encre ( revoir)

Dans la technique de la prise de notes,
le croquis aquarellé permet d'associer la couleur au  trait.





Un dessin au crayon et  quelques taches de couleur
vous permettront de garder rapidement
le "souvenir" de votre sujet.

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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 15:05

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Dans notre atelier "aquarelle", nous passons en revue les différents matériaux et techniques...

A cette connaissance, s'ajoutent le "savoir faire" et le tour de main qui demandent un petit entraînement et surtout d'acquérir les bons gestes.

Voici quelques exercices qui vous permettront de vous perfectionner.
Prenez une feuille aquarelle, divisez - la en cases de 15 x 12 cm environ et commencez vos exercices :
(n'oubliez pas de fixer votre papier sur un support rigide et travaillez sur papier humide et (ou) sec).

Un lavis uniforme:

Préparez une couleur liquide ( en quantité suffisante en fonction de votre surface à couvrir)

Relevez légèrement votre feuille en commençant en haut à gauche ( à droite pour les gauchers) et en descendant vers le bas de la feuille, tout en passant la couleur sur toute sa largeur au fur et à mesure par de petits mouvements verticaux.

Rechargez  le pinceau et poursuivez le travail jusqu'au bas de la feuille sans le laisser sécher, ni revenir poser le pinceau à l'endroit où vous avez déjà posé la couleur.



Enlevez la couleur en excédent qui s'est accumulée dans le bas de votre feuille en passant légèrement un pinceau semi - humide.

Des dégradés de la couleur vers le blanc:

Le geste sera le même que pour le lavis ci-dessus.

Commencez par la pleine couleur puis continuez en diluant c'est à dire rechargez votre pinceau dans l'eau au fur et à mesure de l'avancée du travail.

Pour être plus à l'aise, vous pouvez aussi préparer une couleur plus diluée en quantité suffisante pour la couleur "intermédiaire" et finir en posant le "blanc pur" (c'est à dire l'eau).

Des dégradés multicolores:

Préparez à l'avance les différentes couleurs de votre dégradé et travaillez de la même façon que précédemment.

Des taches fondues :

Apprenez à vous servir et même à créer ces taches dites en " chou- fleur".
Ces "auréoles frangées" sont du plus bel effet et caractéristiques de l'aquarelle.
Faites des "taches intelligentes" en ajoutant une deuxième peinture plus fluide à celle qui est en train de sécher.

Des découpes :

Pour un lavis qui doit commencer et s'arrêter à un endroit précis (comme un ciel au-dessus de toits…):

Sur le papier humide, il suffit d'humecter seulement les parties du papier qui recevront le lavis( contournez le dessin au pinceau). 

Sur papier sec, retournez le papier de haut en bas avant de peindre ( exemple pour le ciel, partir des toits jusqu'au "bas" du ciel )

Laissez sécher le papier ainsi retourné.

Des trait et lavis :

L'association du dessin et de la peinture est traditionnel chez les illustrateurs.

Le trait peut se faire à la plume ou au crayon, avec une encre indélébile ou avec une encre soluble à l'eau ce qui donne des fondus intéressants.

Le fusain donne aussi des effets intéressants, même si, attention il peut salir la couleur.

 

A vos pinceaux !

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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 16:11
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Au sens strict « lavis » signifie
« couleur étendue d’eau ».
C’est donc dire que la peinture à l’aquarelle est uniquement faite de « lavis ».


Mais ce terme peut aussi désigner :

1 - Un dessin aquarellé monochromatique, obtenu à partir d'une seule couleur (ou de deux) dont on tire toute une gamme de tons foncés, moyens et clairs en les diluant dans plus ou moins d’eau, et en jouant avec le blanc du papier en transparence.
Il vaut mieux pour cela, choisir des teintes sombres.
Dans la peinture au lavis comme dans la peinture à l'aquarelle, les blancs sont obtenus à partir du blanc du papier que l'on préserve avant de commencer à peindre, ou que l'on réserve au fur et à mesure.
Certains disent que le lavis est un dessin lavé : "il annonce l'aquarelle".


lavis monochrome rehaussé de fusain


2 - Une couleur que l’on va passer très étendue d’eau, notamment pour réaliser des fonds unis ou dégradés.
Ils se réalisent sur papier sec ou humide, l'inclinaison du papier a une importance dans le mélange harmonieux de couleurs.
Préparez toujours une assez grande quantité de peinture, en ajoutant toujours la couleur à l'eau et non l'inverse.
Et travaillez de préférence avec un pinceau rond, un pinceau plat ou une éponge.



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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 07:04

 

 

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Choix du travail: les techniques de base :

 

Aux deux façons précédentes de travailler s'ajoute l'état initial du papier.

Il est possible de travailler "humide sur sec" ou "humide sur humide »


- Le travail humide sur sec  : permet de structurer, de construire les formes, d’obtenir une écriture au toucher plus net (à la manière de Cézanne)

Il se réalise en superposant les couleurs transparentes et en allant toujours des tons les plus clairs aux tons les plus foncés. Les couleurs les plus vives s'obtiennent en ajoutant couche sur couche jusqu'à obtenir l'intensité désirée.

Chaque couche doit être sèche avant de passer à la suivante ce qui donne un rendu très nerveux, un effet plus cassant (il est possible d'accélérer le séchage avec un sèche - cheveux).

Ceci exige un ordre rigoureux dans le travail. Et il ne faut pas superposer plus de 3 ou 4 couches.

Dès le départ, il est nécessaire de prévoir les rehauts en préservant les blancs du papier lors du passage du 1° lavis.


- Le travail humide sur humide : s’utilise pour donner des effets diffus et imprécis, pour fondre les couleurs et obtenir une écriture plus en douceur (à la manière de Turner)

C'est l'application d'une ou plusieurs couleurs sur le papier humide.

Passez simplement de l'eau avec un pinceau ou une éponge sur toute la surface du papier avant de commencer à poser la couleur, ou bien trempez le papier quelques minutes dans un récipient d’eau.

Pour que la surface reste humide plus longtemps, il est possible d'intercaler un papier buvard entre la feuille de papier et la tablette ou d'utiliser un additif tel que le fiel de bœuf, ce qui permet de travailler longuement.

Cette technique a un caractère imprévu. Il faut poser les couleurs par de légères touches avec l'extrême pointe du pinceau et avec une couleur plus « pâteuse ».

Sur le support humide, les couleurs migrent légèrement. Afin de maîtriser le passage des couleurs, il est alors nécessaire d'incliner ou pas le support pour les faire migrer, pour influencer les mouvements des couleurs.

Lorsque le mélange ou l'effet recherché convient, il est possible d'arrêter le travail avec un sèche-cheveux.

La dernière étape du travail se fait souvent humide sur sec.

 

En fait ce n'est pas aussi strict dans la réalité et il est possible d'utiliser sur un même travail les différentes techniques d'application de la peinture, selon l’effet recherché.

 


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31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 07:28

 

 

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La transparence naturelle de l'aquarelle fait que les couleurs se superposent.
Il n'est pas possible de revenir à des couleurs plus claires après l'application de couleurs foncées.

Il faut y penser tout au long du travail.
C'est l'une des principales difficultés.

Application de la peinture :

Le pinceau  doit être assez gros pour pouvoir bien se charger en peinture diluée, sinon la peinture est appliquée trop sèche, de façon trop couvrante : elle prend alors trop vite sur le papier ce qui empêche de la travailler.
Bien
diluée (dans « aquarelle » il y a « aqua » : « eau ») la peinture se dépose mieux sur le papier, elle s'installe dans les inégalités du grain donnant cet aspect typique après séchage.


Il y a théoriquement deux "façons" de peindre :

- la peinture directe :
C'est une méthode prudente qui exige beaucoup de précautions.
Le mélange des couleurs se fait entièrement sur la palette ou sur une feuille à essais avant de s’appliquer sur le papier.

Le dessin doit être parfaitement préparé et comme les couleurs ne doivent pas pénétrer les unes dans les autres, il faut attendre pour juxtaposer les couleurs, que celle posée précédemment soit sèche.

Cette technique ne prend aucun risque mais exige
une grande patience et s'apparente au dessin colorié; elle est souvent utilisée pour des projets de décoration intérieure.

- la peinture en plusieurs couches
:
Les couleurs sont mélangées aussi sur la palette mais les peintres posent d'abord les tons clairs puis, après séchage, les tons moyens et enfin les tons les plus foncés ; ainsi plusieurs couches peuvent se superposer.

Le risque est alors que la transparence naturelle de l'aquarelle ne disparaisse.
Les couleurs en couche sont plus mates.

Important :
Il faut toujours commencer par les teintes les plus claires car elles ne pourront jamais  recouvrir des teintes sombres.

Puis les couleurs de plus en plus intenses sont rajoutées sur des surfaces de moins en moins grandes.

Le dessin n'est pas aussi "fixe" que dans la méthode précédente, le traitement est donc plus souple et les corrections sont plus faciles à apporter.

 

 

 
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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 09:09
...
L'aquarelle est une technique exigeante qui demande un peu d'organisation
avant de commencer à peindre.


Disposez votre matériel :

le papier devant vous bien sûr, puis vos couleurs, les deux pots d'eau, un morceau de papier identique à celui sur lequel vous êtes en train de travailler pour faire des essais et des chiffons propres.

Installez tout ceci  à votre droite ... pour les droitiers, à gauche ... pour les gauchers.


La feuille doit se tenir plus ou moins inclinée selon la nature du papier :

un papier lisse demandera moins d'inclinaison qu'un papier grenu par exemple.

L'angle idéal dépend de la qualité du papier et de la technique utilisée.

Attention aux coulures pour les techniques les plus humides ;

sinon pour un travail en couches superposées, l'inclinaison n'est pas déterminante.

Les chevalets pour aquarelle se présentent avec des tablettes inclinables.


Pour  les feuilles en bloc de papiers pré- encollés,

il n'y a pas de problèmes car celui-ci fait office

de planche de travail ;

Pour les feuilles isolées, prévoyez de fixer votre feuille

sur une planchette en bois ou un châssis.


 

Selon la méthode d'aquarelle utilisée, la feuille sera fixée

de façon différente sur son support :

Pour les techniques à sec, par couches successives et superposées,

les feuilles peuvent simplement être attachées à l'aide de pinces à dessin.

- Pour les techniques humides, si le papier est très épais,

il ne demandera pas de préparation avant son utilisation ;

sinon pour les autres, il est utile de le fixer

sur une planche de bois bien propre, bien lisse,

de dimension légèrement supérieure

à la feuille avec du ruban kraft gommé.

Il existe aussi des chevalets avec des tablettes inclinables.


Pour un meilleur travail, il est nécessaire de fixer le papier la veille à la planche de bois, en le fixant dans son allongement maximum.

En séchant, le papier se tend au fur et à mesure.

Ainsi il ne réagira plus aussi fort au moment de peindre.

C'est un moment important qui va conditionner la suite et la réussite du travail.


Il y a plusieurs manières de préparer le papier :

 le plus simple est de fixer la feuille à la planche avec du papier gommé.

Pour cela:

- humidifiez la feuille

- vous pouvez éliminer le trop plein d'eau en la posant quelques instants

sur un buvard ou une serviette éponge.

- découpez alors 4 bandes de papier kraft gommé plus longues que les 4 côtés de la feuille, et faîtes les adhérer à la fois sur les bords de la feuille et sur la planche, après les avoir humectés.

- laissez sécher.

 

 

Il est aussi possible de tremper le papier dans l'eau,

puis quand il est détrempé,

le tenir par un angle afin d'enlever l'excédent d'eau,

le placer alors sur la planche de travail,

puis le fixer comme précédemment.

Ne vous inquiétez pas si le papier gondole légèrement.


Si on préfère attacher les quatre coins de la feuille avec des punaises,

on empêche tout travail normal du papier quand il est humide.

Cela peut le faire plisser ;

dans ce cas, de temps en temps il est utile de déplacer les punaises.


Mais aussi il est possible aussi de tendre le papier sur un châssis,

il faut alors l'humidifier des deux côtés et le fixer avec de la colle ou des agrafes.

Le papier se tend alors comme une peau de tambour

ce qui le rend très agréable à travailler ;

Un châssis à clés permet de le retendre au cours du travail.

 

 

 

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