Un blog
pour les passionnés de dessin, de peinture, et d' arts plastiques.
Pour ceux qui veulent apprendre : de la découverte, en passant par l'apprentissage puis la pratique ...
Pour ceux qui veulent créer.
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Un pur moment de poésie avec ce film d'animation chinois
de Hu Jinquing, Zhou Kequin, et Te Wei ...
dans des paysages traversés par le ... qi.
Imprégnation ... Inspiration... Méditation ...
n'oubliez pas de cliquer sur "plein" écran pour mieux l'apprécier ....
Shibori ...
ce mot ne vous dit rien ? ...
et pourtant je suis sûre que vous avez succombé
il y a quelques années
à cette mode qui consistait
à tordre, à nouer, à ficeler jeans et tee shirts ...
puis à les tremper soit dans de l'eau de javel,
soit dans de la teinture
et réaliser ainsi ces fameux vêtements " baba cool"
selon cette technique très répandue du "tie" and "dye"
...
ça y est ! ...
çà vous rappelle quelque chose ?
http://shiborigirl.wordpress.com/2008/02/13/indigo-shibori-nine-patch/
Savez vous que vos réalisations
ou autres essais " plus ou moins réussis"
( il y a prescription, on peut le dire maintenant
),
sont empruntés à une technique ancestrale japonaise
de teinture à réserve par ligature sur tissu,
le shibori, 絞り染め
( connue donc aussi sous les termes de tie and dye,
de chiné à la branche ou de renoué)
Cette technique regroupe plusieurs méthodes de teinture des tissus avec un motif formé par couture, pliage, torsion, compression... car il y a un nombre infini de manières le réaliser : on peut lier, agrafer, plier, tordre, comprimer, coudre le tissu pour shibori.
La méthode utilisée, l'est pour atteindre un certain graphisme, un certain motif, mais dépend aussi du type de tissu utilisé ( soie, coton ...) et de ses caractéristiques.
http://theardentthread.wordpress.com/2008/09/15/three-examples-of-indigo-shibori/
Mais comme une image vaut mieux qu'un long discours :
une petite vidéo
pour tout savoir et comprendre
( même si vous ne comprenez pas bien l'anglais
et que vous coupez le son,
vous comprendrez tout de même !)
et vite la suite !!!!
bon on essaie quand ? ...
Myriam tu es partante pour parfaire l'Art textile ?
Dans les sujets que nous rencontrons et que je vous propose de travailler en ce moment , ces notions sont importantes.
Pour que vous puissiez approfondir votre réflexion,
( un petit week end studieux !?)
un texte que je vous avais déjà proposé :
relire ici,
auquel j'ajoute un texte de Katalin Kovacs
(Revue d’Études Françaises No 14 (2009)
que m'a signalé Dominique R.
(merci Dominique !
)
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" Le silence comme présence :
représentations du Vide dans la peinture de paysage chinois"
De même que son contemporain le poète Li Po
mourut noyé en cherchant à attraper dans un fleuve
le reflet de la lune qu’il avait maintes fois chantée,
Wu Tao-tzu, raconte la légende, disparut dans la
brume d’un paysage qu’il venait de peindre
" C’est un lieu commun de dire que le silence, l’interruption et la pause se manifestent dans toutes les branches artistiques.
La musique n’est pas une suite continuelle de sons car elle contient des rythmes syncopés ou des silences.
De même, on retrouve dans la poésie des lieux vides entre les éléments signifiants, ou dans la peinture des blancs, des espaces non-peints entre
les figures et les objets peints : ceux-ci peuvent être conçus comme des éléments porteurs de signification.
Le silence se manifeste de façon particulièrement marquée dans la peinture chinoise qui abonde effectivement en images de silence.
L’objectif de notre article est de démontrer que le silence n’y est guère une absence, mais la présence très intense de quelque chose.
Parmi les figures du silence – qui se situent dans le registre de l’innommable –, c’est la
notion de Vide qui tient un
rôle central.
Nous nous proposerons d’observer la fonction des notions appartenant au champ conceptuel du silence (en premier lieu le Vide, mais aussi, dans une moindre mesure, la fadeur ou l’insipidité) dans la peinture de paysage chinoise.
Nous envisagerons également d’aller au-delà des dichotomies déterminant la pensée occidentale (« présence / absence » ou « montré /caché »), et de mettre en évidence comment les figures du silence deviennent des principes organisateurs de la peinture de paysage chinoise : des absences qui sont à la fois des présences.
Une esthétique du Vide
La peinture chinoise ne se laisse pas aborder par les notions de la pensée esthétique
occidentale qui sont, dans la plupart des cas, des concepts clairs et bien distincts.
Pour ce qui est du discours sur la peinture français, qui se constitue vers le milieu du XVIIe siècle, il fonctionne en effet sur le mode langagier, et emprunte sa terminologie aux arts du discours.
Là aussi, il existe pourtant un autre courant, plus secret et plus discret, qui se développe également à la même époque, mais en marge du discours sur l’art dominant lié à l’institution de l’Académie.
Les notions sans contour net de cette esthétique autre (telles la grâce, la délicatesse ou
le « je ne sais quoi ») s’apparentent par
une affinité secrète à celles de la pensée orientale : elles sont, en effet, les notions de
l’esthétique du silence. Elles se refusent à la conceptualisation et restent souvent au niveau de l’intuition sans pour autant devenir des
objets de connaissance. Ces notions, impossibles à fixer, ressemblent aux papillons de
toutes les couleurs, voltigeant librement dans l’air : si l’on veut les saisir, leurs couleurs s’éteignent, ils perdent vite leurs fines écailles et disparaissent en silence.
La notion du Vide n’est pas tout à fait étrangère à la pensée picturale occidentale mais elle y est en général un élément accidentel.
Elle tient pourtant un rôle substantiel dans la peinture chinoise où elle est considérée comme la seule, la vraie réalité (la Voie, le Tao) qui ne se dit et ne se montre pas directement.
Elle y est une notion centrale autour de laquelle gravitent les éléments qui se rattachent les uns aux autres par un lien invisible mais très fort.
Dans la pensée esthétique chinoise, le Vide n’est pas équivalent au Rien, au Néant, au manque de quelque chose, mais il s’y présente comme un élément dynamique et agissant.
Autrement dit, il ne renvoie pas à la vacuité, mais il est le principe organisateur de la peinture, en particulier de la peinture de paysage où il sert à matérialiser le lieu où s’accomplissent les transitions.
Cependant, le Vide ne se laisse pas penser tout seul, sans le Plein avec lequel il forme un couple dynamique.
Dans l’esthétique chinoise, Vide et Plein coexistent et se supposent mutuellement : c’est
seulement avec le Vide que le
Plein peut devenir plénitude. Sans le Vide, le Plein ne pourrait produire chez le spectateur
qu’un sentiment de saturation. Effectivement, c’est le Vide qui permet au Plein de montrer et de dévoiler : Vide et Plein constituent ensemble le souffle vital susceptible d’animer la toile.
Du point de vue purement technique, le Vide pictural est produit soit par le « pinceau sec » (le pinceau imprégné d’un peu d’encre), soit par le « blanc volant » (les poils du pinceau ne sont pas concentriques, mais écartés, et laissent un blanc au milieu).
C’est grâce à ces procédés que le paysage donne l’impression d’être à la fois présent et absent : le paysagiste doit montrer les choses en les cachant.
Cela explique que dans la peinture de paysage chinoise, la plus grande partie de la toile (selon la règle traditionnelle les deux tiers) est occupée par le Vide : par une montagne dont le sommet se perd dans la brume.
La peinture chinoise abonde en symboles suggestifs qui servent à matérialiser le Vide, et dont le plus expressif est l’image du dragon en partie caché par les nuages : elle exerce un pouvoir de fascination sur le spectateur.
Il est intéressant de noter que la langue chinoise connaît deux termes pour désigner l’idée de Vide : leurs champs sémantiques sont assez proches et ils prêtent parfois à confusion. La notion de Vide peut être exprimée d’une part par wu (qui peut être traduit par « rien » ou « non-avoir ») ayant pour corollaire le terme « avoir » et d’autre part par xu (ou hsu, qui signifie « Vide ») qui forme un couple avec le Plein.
Cependant, concevoir le Vide et le Plein en termes d’opposition impliquerait un point de vue
foncièrement occidental.
L’esthétique chinoise ne se laisse pas appréhender sur la base de la pensée dualiste car
toute dualité s’y réduit à une Unité ultime (Conformément à ce principe, c’est la mutation (le yi) qui engendre les deux
modalités déterminant la philosophie chinoise, le Yin et le Yang)
Ontologiquement, c’est le silence et l’immobilité qui se trouvent à l’origine de l’univers et du mouvement. Autrement dit, c’est l’invisible qui précède le visible, et l’imperceptible préexiste au perceptible.
Telle la « musique silencieuse », la « mélodie inaudible » qui se cache au fond de la musique physiquement perçue(car actualisée), l’invisible est un stade à la fois antérieur et postérieur à toute représentation concrète. Comme les tout premiers sons qui se détachent du silence et les derniers sons qui s’y retournent, le Plein dans le paysage chinois émane de la neutralité : du fond commun et indifférencié des choses..."
Pour lire la suite de cet article :
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Paul vous remercie tout d'abord pour les cartes postales et "autres" ... qui ont connu un franc succès !... Merci et bravo !!!
Bonjour Christine,
La soirée de Vendredi s'est bien déroulée, quelques 50 cartes et galets ont trouvés preneurs.
Les "chats" de Maryse ont eu beaucoup de succès et bien sur les cartes de Mme Telouk, Lacroix, Huguette et les autres ont elles aussi eu du
succès.
Merci de leur faire passer le message et les remercier de la part de notre association Le Haricot Magique.
à bientôt,
Paul
Pour continuer à apporter votre soutien à l'association :
une invitation à un spectacle :
Et bien sûr, n'oubliez pas notre prochaine "expo- dons"
à Sanary du 6 au 21 avril.
A vos pinceaux ! ....
et surtout n'oubliez pas de me dire qui veut participer.
Pour vous remémorer notre exposition de l'an dernier :
revoyez les images :
Avec le nouvel an chinois, nous entrons aujourd'hui dans l'année du dragon.
"Le dragon chinois est une chimère caractérisé par un corps serpentin et une féroce gueule barbue. Les détails de sa morphologie varient selon les sources et les époques.
Selon le philosophe Wang Fu (78-163), vivant sous la dynastie Han, il emprunte des traits à pas moins de neuf animaux : Il a une tête de chameau, des yeux de démon, des oreilles de bovidé, les bois d’un cervidé, un cou de serpent.De plus ses pattes de tigre se terminent par des serres d’ aigle. Son ventre est celui d'un mollusque et le reste de son corps est couvert de 117 écailles de carpe, dont 81 sont mâles (yang , 陽 ou 阳) et 36 femelles ( yin, 陰 ou 阴).
On compare sa voix au son que l'on produirait en tambourinant sur des casseroles de cuivre.
Le dragon chinois vole sans ailes, grâce à la crête surplombant son crâne (chi’ih-muh ou Poh-Shan, 破掸).
Mais sa principale source de pouvoir réside dans une grosse perle qu'il cache sous les replis de son menton ou dans sa gorge. Cette perle est souvent synonyme de bonheur, d'abondance, de sagesse ou de connaissance pour celui qui la possède."
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