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Un blog pour les passionnés de dessin, de peinture, et d' arts plastiques.
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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 19:49

 

 

...  L'art américain commence avec l'arrivée des premiers colons, et tout au début, le portrait est pratiquement le seul genre abordé ... le seul toléré !

En effet, les artistes d'outre-atlantique ont toujours éprouvé la nécessité de faire un art utile, de le faire servir à quelque chose, peut-être parce qu'ils se méfient de l'art. Il est rare qu'ils peignent" pour le plaisir de peindre".

Car l'art, pour le puritain,est un luxe frivole ! 

Les premiers portraitistes, conscients sans doute de leurs limites, ne cherchent pas à imiter la technique éblouissante des vieux maîtres de l'Europe. Ils peignent avec une grande sobriété et une netteté de traits ; tels John Singleton Copley et ses compatriotes de Boston et de New York.

Copley Autoportrait"Autoportrait" - John Singleton Copley - 1769

 

La peinture de paysages apparaît au cours des trois décennies précédant la guerre de sécession ; sa "justification" principale n'en est pas moins d'ordre spirituel.

Car pas de place à la virtuosité personnelle ou à la recherche de composition selon les règles.

Les paysagistes s'efforcent de donner des paysages d'Amérique, une "image" telle qu'ils les voient, c'est à dire tels que le Créateur les a formés, nature sauvage et vierge du contact de l'homme, manifestation visible de Dieu tel que l'écrit Thomas Cole, fondateur de la première école paysagiste américaine : "Nous sommes dans l'éden". Comme ses contemporains, il se sert de la peinture pour décrire chaque arbre, chaque feuille, chaque pierre, sans recherche de brio ou d'effets spectaculaires.

Thomas ColeThomas Cole  -1815-1865

 

Au cours des décennies qui suivent la guerre de sécession, une Amérique industrieuse et en pleine expansion n'a guère de temps à consacrer aux beaux-arts.

Si les nouveaux riches essayent d'acquérir les signes extérieurs d'une culture qui leur fait défaut, ils achètent des tableaux de maîtres d'Europe ou bien les commandent, aux États-unis ou à l'étranger, aux peintres académiques qui imitent les vieux maîtres.

Pendant ce temps, Winslow Homer et Thomas Eakins, continuent à travailler sans se soucier ni recevoir des aides de cette clientèle, se consacrant à faire le portrait de l'Amérique, mettant leur foi dans la moralité de la vérité, non dans l'art ou dans le style.

Winslow HomerWinslow Homer- 1878


La peinture américaine traduit souvent l'immensité et le vide des paysages de ce continent et le sentiment de solitude et d'abandon qu'éprouvent ceux qui y vivent.

On ne trouve pas aux États-unis " un petit coin de campagne" adopté par certains peintres ... comme ce sera le cas, par exemple, des peintres de Barbizon en France.

Les américains préfèrent les grandes perspectives montagneuses, les plaines et les rivages à peine touchés par la présence de l'homme où eux-mêmes ne font que passer.

De plus, avec ce sentiment omniprésent de l'espace, existe une volonté de représenter les conditions réelles de la vie américaine.

C'est pourquoi, en grande partie, la peinture américaine est demeurée figurative et franchement narrative. 

Les peintres réalistes : 

Au tournant du 20° s siècle, un groupe de peintres réalistes, appelé les Huit ou "l'Ash Can School", "l'école de la poubelle", puise ses sujets dans le spectacle stimulant de l'activité citadine, avec une transposition " vigoureuse" du style des grands maîtres réalistes du 17e siècle européen tels que Franz Hals ou Vélasquez. 

  Ash can school " l'Ash Can School " 

Entre les deux guerres mondiales, la grande crise économique provoquera une période d'introspection. Un nouveau groupe d'artistes reprendra le thème de la cité, introduit par les huit, mais sous l'angle des problèmes sociaux et de la contestation : grèves et files d'attente ... 

Dans les années 30, certains peintres à tendance sociale, comme Raphaël Soyez et Réginald Marsh se tournent vers Goya ou Daumier, tandis que d'autres comme Ben Shahn et Philip Evergood, adoptent un style incisif, caricatural dérivé d'un genre propre "à frapper" avec le maximum d'efficacité : le dessin journalistique.

Un groupe de peintres régionaux, de leur côté, voulant démontrer que la vie américaine est un sujet digne de la tradition du grand art occidental, se montre ambitieux dans le choix de leurs modèles : John Steuart Curry et Thomas Hart Benton s'inspirent de Rubens et Grant Wood de la précision méticuleuse des maîtres allemands et flamands du 15e siècle qu'il admire. 

Grant WoodGrant Wood

 

Parmi les plus personnels des réalistes : Edward Hopper avec un style qui tend au dépouillement et à la précision du trait, et plus tard Andrew Wyett qui s'attache au rendu minutieux de la matière et des plus infimes détails.

Edward HopperEdward Hopper

 

Andrew WyettAndrew Wyett


Les oeuvres de ces deux hommes rappelle aux spectateurs qu'une impression de solitude et d'isolement s'est perpétuée dans les villes et dans les campagnes depuis l'époque des pionniers.

A travers les immensités de l'Amérique et le grouillement des villes géantes, des artistes cherchent inlassablement l'identité d'un peuple et le destin d'une nation.

 

Mais que va t'il advenir des artistes qui se rallient ou tentent de se rallier au modernisme ?

 

... la suite dans le prochain article ...

Pour en savoir + :  Dr John W. McCoubrey " American art - 1700- 1960 "

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commentaires

ocre bleu 07/06/2012 21:42


Dommage que l'on ne puisse se voir, cela ne me parait pas possible ... une autre fois bien sûr !


Pour le reste .. les essais à l'acrylique, n'oublie pas que tu as un " compte ouvert"


Je t'embrasse ... Bonne visite chez Henri ... il paraît que le Musée a été refait...tu me raconteras.

ocre bleu 07/06/2012 21:40


Mais si bien sûr, c'est grâce à ton intervention !

augusta 07/06/2012 12:26


ça marche  pourvu que ça dure....... d'après toi ce n'est pas grâce à "ma maintenance", je suis
déçue......... 


lundi prochain, nous serons à Avignon pour le projet de vente de notre appartement..... retour par Albi (musée Toulouse-Lautrec)... entre ton travail et notre séjour "éclair", il ne me semble pas
possible de se retrouver... j'espère que la prochaine fois, nous pourrons organiser notre séjour très à l'avance et disposer de plus de temps afin de se rencontrer...


côté peinture, je me débrouille avec le pastel , mais l'acrylique , c'est dur dur,ah ces pinceaux, ils m'en font voir de
"toutes les couleurs"...


je t'embrasse


augusta

Isabelle 06/06/2012 09:48


Il y a quelque chose qui me parle (et qui m'angoisse aussi) dans les tableaux d'Edward Hopper : probablement cette immense solitude.


A bientôt

L'Ocre Bleu 07/06/2012 21:45



Tout à fait,  je suis de ton avis ... mais j'aime beaucoup cette ambiance ... pourtant tout au long des semaines, je me rend compte que peu " accrochent", j'en
suis même un peu étonnée ... la sensation de solitude ... trop forte ?



Ocre Bleu 04/06/2012 07:58


Contente de trouver ici ! ...Si ça marche ... cherche pas ... ce sont "les mystères de la blogosphère" !