Le ballet romantique a donné un essor extraordinaire à la danse.
L'importance y est donné au
" ballet blanc" appelé ainsi car
les danseuses portent toutes le costume blanc créé pour la Sylphide et qui matérialise en quelque sorte
l'immatériel; tout est dans le
sentiment et la
poésie.
C'est le 12 mars 1832 qu'a lieu la première représentation à l'Opéra de Paris du ballet de "La Sylphide".
Dansé par Marie Taglioni, le livret et la chorégraphie sont signés de Taglioni (père); le sujet est attribué à Nodier, ou au chanteur Nourit ; la partition est de Schneizhoeffer, le décor de Ciceri...
Le costume de la danseuse est d'un jeune peintre, Eugène Lami, amoureux de la danse qui l'a imaginé comme la matérialisation du rêve.
C'est ce "costume" qui deviendra classique. En 1909,
Fokine s'inspire de
la Sylphide et de
Giselle et compose
les Sylphides, qui sur une musique de
Chopin est une suite de danses qui sera créée par
Nijinski,
Pavlova,
Karsavina.
"Le succès a fait de cette formule une tradition du ballet blanc,qui, présenté dans sa forme la plus pure, abstraite de tout artifice, apparaît alors sous ses trois aspects essentiels : poésie, rythme et architecture"
("Le monde merveilleux de la Danse - Odette Joyeux).