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Présentation

Un blog pour les passionnés de dessin, de peinture, et d' arts plastiques.
Pour ceux qui veulent apprendre : de la découverte, en passant par l'apprentissage puis la  pratique ...
Pour ceux qui veulent créer.
Plus des infos sur les expos, l'histoire de l'art ....

Conseil du jour

 

Vous pourrez retrouver désormais le blog de L'Ocre Bleu à cette nouvelle adresse :

http://l-ocre-bleu.fr/

 

Archives

12 août 2012 7 12 /08 /août /2012 07:24

 

 

... Bravo à certains d'entre vous qui ont retrouvé et les titres, et les noms des auteurs des tableaux sur le thème du sport.

Ce n'était pas facile !

Bravo particulièrement à Maryse et Isabelle qui ont fait presque un " sans faute"...

 

Je vous donne tout de même les "réponses"...

(j'ai rétabli les liens pour pouvoir observer les tableaux en plus grand pour certains )

 


 

cycliste Natalia Goncharotva 

A - "Cycliste" -  Natalia Gontcharova -  1913

 


 

egypte.jpg

B - Fresque de l'Egypte ancienne

 

 

Boccioni dynamique d'un joueur de foot

  C - "Dynamique d'un joueur de foot" - Umberto Boccioni - 1913

 


Caillebotte

  D -  " Périssoires sur l' Yerres " - Gustave Caillebotte - 1877

 


 

Combas suiteolympique

 

E - " Suite olympique " - Robert Combas - 1992

 


 

   lesjoueursdefootball063

F-  " Les joueurs de football"  - Le Douanier Rousseau - 1908



 

discobole.jpg 

G - "L'Appolon - discobole" - Grèce antique

 



Henri Matisse - Joueurs de boules

H -  " Les joueurs de boules " - Henri Matisse - 1908


 


Hockney

  I- " Piscine de jour à 3 bleus " - David Hockney - 1978


 

 

Leger.cycliste

  J-  " Les 4 cyclistes " - Fernand Léger - 1943

 


 


Liebermann-max--tennisspieler-am-meer-790487

  K - " Les joueurs de tennis au bord de la mer " - Max Liebermann -  1902

 


 


parc de s princes Nicolas de stael

L - " Parc des Princes "-  Nicolas de Staël - 1952


 


Van de Venne jeu de paume

M - " Le jeu de Paume " - Adrian Van de Venne- 1614

 


 


Sportifs Malevitch

  N - " Sportifs "  - Kasimir Malevitch - 1928/30

 

 

 

Vos créations sur le thème du sport avec le concours de l'été commencent à me parvenir ...

c'est déjà d'une belle créativité !!! ...

 


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5 août 2012 7 05 /08 /août /2012 10:35

 

 

...

anneaux

 

Le thème du sport, l'esthétique  du corps et du geste dans l'effort, le mouvement ... ont depuis longtemps inspiré les artistes.


Pour vous inspirer

afin de mieux réfléchir

au sujet du concours de l'été,

quelques oeuvres ...


 

cycliste Natalia GoncharotvaA

 

egypte.jpgB

 

Boccioni dynamique d'un joueur de footC

 

CaillebotteD

 

Combas suiteolympique

E

 

lesjoueursdefootball063F

 

discobole.jpgG

 

Henri Matisse - Joueurs de boulesH

 

HockneyI

 

Leger.cyclisteJ

 

Liebermann-max--tennisspieler-am-meer-790487K

 

parc de s princes Nicolas de staelL

 

Van de Venne jeu de paumeM

 

Sportifs MalevitchN

 

Mais comme vous avez le temps tout au long de ces journées d'été,


Un petit jeu ?


Pouvez- vous retrouver les auteurs de ces toiles ?


Et le plus évidemment, serait de trouver le titre de ces oeuvres et même l'année de leur réalisation.

 

Si vous ne trouvez pas ?

Bien sûr que je vous donnerai les réponses ! ...

dans quelques jours avec les réponses des

jeux de l'été n°2

 


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29 juillet 2012 7 29 /07 /juillet /2012 07:43

 

 

  Coubertin

 

 

Pierre de Coubertin est resté célèbre

comme étant le créateur des Jeux Olympiques modernes.

Mais saviez-vous qu'il était lui-même

doublement artiste et champion olympique

... de littérature ?!

 

En effet, lors des premiers jeux olympiques avaient lieu aussi des compétitions artistiques et Pierre de Coubertin décrocha la médaille d'or en 1912 avec son  'Ode au Sport'.

Ces compétitions artistiques eurent lieu de 1912 à 1948 dans 5 disciplines liées au sport : l'architecture, la littérature, la musique, la peinture et la sculpture.

Elles furent voulues par Coubertin et baptisées 'Le Pentathlon des Muses'.

Pour ne pas influencer le jury chargé d'accorder les médailles, il se cacha sous le double pseudonyme de Hohrod et Eschbach pour présenter son poème en prose.

 

 

Ode au Sport.

le texte français de l’Ode au Sport en allemand et
français primée aux concours de Lettres et d’Arts de la V° Olympiade.
 


I.
O Sport, plaisir des Dieux, essence de vie, tu es apparu soudain
au milieu de la clairière grise où s’agite le labeur ingrat
de l’existence moderne comme le messager radieux des âges
évanouis, de ces âges où l’humanité souriait. Et sur la cîme des
monts, une lueur d’aurore s’est posée; et des rayons de lumière
ont tacheté le sol des futaies sombres.


II.
O Sport, tu es la Beauté ! C’est toi, l’architecte de cet édifice
qui est le corps humain et qui peut devenir abject ou sublime
selon qu’il est dégradé par les passions viles ou sainement cultivé
par l’effort. Nulle beauté n’existe sans équilibre et sans
proportion et tu es le maître incomparable de l’un et de l’autre
car tu engendres l’harmonie, tu rythmes les mouvements, tu
rends la force gracieuse et tu mets de la puissance dans ce qui
est souple.


III.
O Sport, tu es la Justice ! L’équité parfaite en vain poursuivie
par les hommes dans leurs institutions sociales s’établit d’elle même
autour de toi. Nul ne saurait dépasser d’un centimètre
la hauteur qu’il peut sauter ni d’une minute la durée qu’il peut
courir. Ses forces physiques et morales combinées déterminent
seules la limite de son succès.

IV.
O Sport, tu es l’Audace ! Tout le sens de l’effort musculaire
se résume en un mot : oser. A quoi bon des muscles, à quoi bon
se sentir agile et fort et cultiver son agilité et sa force si ce n’est
pour oser ? Mais l’audace que tu inspires n’a rien de la témérité
qui anime l’aventurier lorsqu’il livre au hasard tout son enjeu.
C’est une audace prudente et réfléchie.


V.
O Sport, tu es l’Honneur ! Les titres que tu confères n’ont
point de valeur s’ils ont été acquis autrement que dans l’absolue
loyauté et dans le désintéressement parfait. Celui qui est parvenu
par quelque artifice inavouable à tromper ses camarades,
en subit la honte au fond de lui-même et redoute l’épithète
infamante qui sera accolée à son nom si l’on découvre la supercherie
dont il a profité.


VI.
O Sport, tu es la Joie ! A ton appel la chair est en fête et les
yeux sourient; le sang circule abondant et pressé à travers les
artères. L’horizon des pensées devient plus clair et plus limpide.
Tu peux même apporter à ceux que le chagrin a frappés une
salutaire diversion à leurs peines tandis qu’aux heureux tu permets
de gouter la plénitude du bonheur de vivre.


VII.
O Sport, tu es la Fécondité ! Tu tends par des voies directes
et nobles au perfectionnement de la race en détruisant les germes
morbides et en redressant les tares qui la menacent dans sa
pureté nécessaire. Et tu inspires à l’athlète le désir de voir grandir
autour de lui des fils alertes et robustes pour lui succéder
dans l’arène et remporter à leur tour de joyeux lauriers.


VIII.
O Sport, tu es le Progrès ! Pour te bien servir, il faut que
l’homme s’améliore dans son corps et dans son âme. Tu lui
imposes l’observation d’une hygiène supérieure; tu exiges qu’il
se gare de tout excès. Tu lui enseignes les règles sages qui donneront
à son effort le maximum d’intensité sans compromettre
l’équilibre de sa santé.


IX.
O Sport, tu es la Paix ! Tu établis des rapports heureux entre
les peuples en les rapprochant dans le culte de la farce contrôlée,
organisée et maîtresse d’elle-même. Par toi la jeunesse
universelle apprend à se respecter et ainsi la diversité des qualités
nationales devient la source d’une généreuse et pacifique
émulation.

 

 

Revue Olympique,

déc. 1912, pp. 179 -181.

Brochure spéciale, Lausanne 1912.

*********************

 

Voyez ainsi le lien naturel " peinture - sport" et l'évidence du thème de cet été.

Ces vers aussi pour vous permettre de mieux encore vous imprégner de l'esprit olympique  pour votre participation au concours  de l'été ( revoir ici)

 

Et quel dommage que les épreuves artistiques olympiques n'aient plus lieu...

nul doute que nous aurions pu y participer ...


 

En savoir + sur Pierre de Coubertin : ici

Vous remarquerez au passage que son père était peintre de genre ...

en savoir + :

et ici pour la relation " coubertin - art",

sur un site très bien fait :

" Pierre de Coubertin and the arts"

 

 

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 07:29

 

 

...

  • La seconde vague du modernisme européen arrive aux Etats-unis comme la première à la suite d'une guerre mondiale.

    Stimulés par la présence de nombreux artistes étrangers tels les surréalistes Max Ernst et André Masson, et entraînés par le puissant courant culturel de New York, quelques peintres vont créer l'expressionnisme abstrait, mouvement tout à fait différent de tout art existant.  

    Ce nouveau style, en dépit de sa dette envers les modernismes européens,

    va s'affirmer spécifiquement américain.

     

    Le nom d "expressionnisme abstrait" vient de ce que ces artistes poursuivent à travers des formes abstraites, non figuratives, l'expression d'expériences fondamentales. Leur rejet de tout conformisme et leur volonté d'approfondir sont des traits qu'ils ont en commun avec les premiers artistes américains.

    Semblables aux paysages intacts que les peintres d'autrefois contemplaient sans rien changer, leurs vastes toiles vides représentent des espaces ou peuvent prendre forme tous les possibles.

    Par l'utilisation fort peu orthodoxe qu'ils font de la peinture Jackson pollock, Franz Kline et Willem de Kooning traduisent l'inquiétude et l'angoisse des Etats-Unis en ce milieu de siècle.


    Jackson Pollock

    Pollock projette ses couleurs directement sur la toile en rythme tournoyant, sans essayer d'imposer ni de composer le motif final qui en résultera. La nature même de cette méthode veut que chaque passage de couleur constitue une décision qui influence la suivante. Avec la dimension de ses toiles, Pollock évoque l'échelle majestueuse des paysages d'antan, leur dynamisme giratoire "en réponse" à la ligne onduleuse de Benton dont il a pris des leçons.

     

    kline

    Dans les sombres toiles de Kline, de puissantes intersections de forces s'offrent à l'oeil, avec une rudesse de matières qui ne consent aux spectateurs aucune concession. La brosse de Kline, chargée de noir, balafre la toile d'un bord à l'autre du châssis, et déborde les limites en évoquant des silhouettes de gratte -ciel, de ponts, d'escalier de secours métallique...

 

  • dekooning-pink-angels-1945

    De Kooning manie la pâte avec plus de richesse chromatique et de sensualité dans la texture, il préserve cependant des traces de spontanéité et d'indécision en laissant la couleur couler le long de la surface ou en ne dissimulant qu'à moitié les reprises. Sa vision accroche les banalités de la vie moderne avec quelques lettres d'une enseigne, une beauté de cinéma, les couleurs des plastiques à bon marché ... : ses toiles semble des fragments arrachés au vaste contexte d'un monde de désordre.


    De tels procédés permettent à ces trois peintres d'éluder les manifestations traditionnelles de contrôle et de mettre l'accent sur ce que la vie comporte de risques et d'imprévisible.

    Leurs techniques abstraites n'empêchent pas ces artistes

    de rester conscients de leur environnement visuel

  • spécifiquement américain.

     

    L'expressionnisme abstrait, par ses conceptions révolutionnaires,va, pour la première fois, porter les États-Unis à l'avant-garde de l'art.

    Mais l'expressionnisme abstrait au cours des années 40 et 50 va être suivi de vives réactions contre ce que certains taxent d'individualisme romantique et d'indiscipline formelle.

     

  • En réaction, deux nouvelles tendances vont voir le jour à sa suite :

  • - Les "artistes pop" vont réhabiliter avec force le sujet, qu'ils vont puiser dans les techniques du conditionnement commercial et les mass médias de notre économie de consommation, ce nouvel environnement omniprésent créé par l'homme.


  •  

    andy-warhol-pop-art-campbellsAndy Warhol


  • roy lichtenstein gallery 4 Roy Lichtenstein


  • - Les "artistes op" ( pour "art optique") quant à eux, vont choisir d'explorer surtout les possibilités des effets visuels et de l'austère pureté de la couleur pour la couleur. Cette restriction volontaire dans l'utilisation de la couleur est l'une des dominante de la peinture américaine en général et persiste dans l'art minimal. Vous connaissez sans nul doute les oeuvres de Vasarely, qui certes n'est pas américain ... mais ce travail sur l'art optique fut reconnu pour la première fois aux États Unis par une exposition intitulée " l'oeil réceptif" au MoMA de New York en 1965.


  • Vasarely
  •  Vasarely

 

 

C'est bien à partir de cette époque "effervescente"

que l'avant garde artistique va se situer dorénavant

de l'autre côté de l'Atlantique ;

à partir des années 1970 de nouvelles expériences artistiques seront en cours.

Nous sommes définitivement entrés dans l'époque de l'"Art contemporain".

 

Et si vous voulez approfondir le sujet : toujours...

 Dr John W. McCoubrey " American art - 1700- 1960 "

 

 


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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 07:45

 

 

...

  • Dès le début du XX° siècle, il va y avoir plus d'échanges entre le vieux et le nouveau continent : des peintres américains se rendent beaucoup plus souvent en Europe et des peintres européens émigrent plus fréquemment en "Amérique".

  • En Europe, le rythme rapide des innovations dans le domaine artistique, et la profusion des styles impressionne le public américain ( notamment lors de la célèbre exposition de 1913, "Armory show" à New York ), et les artistes américains ont du mal à "assimiler" toutes ces théories étrangères et tous ces " ... ismes " qui caractérisent le début du XX° siècle

  • ( après l'impressionnisme, ... le post-impressionnisme, le pointillisme,  le cubisme, ... le fauvisme ...) 


  • Toutefois, l'un de ces mouvement va "toucher" et rejoindre les préoccupations artistiques des artistes américains , c'est le Cubisme ...

  • et c'est à sa suite qu'une première vague de modernisme va s'installer aux États Unis.

  • Autant le cubisme sous l'aspect géométrique de Braque et Picasso à partir de 1912, que sous les formes mécaniques qu'il revêt chez un certain nombre de peintres qui le conçoivent moins comme un exercice formel que comme le langage nouveau de l'ère technologique.


CharlesDemuth-Modern-Conveniences-1921Charles Demuth

" Modern Conveniences" 1921

  •  

    Ainsi des peintres des années 20 tels que Charles Demuth et Charles Scheeler découvrent que les formes cubistes conviennent bien à la géométrie " toute faite " de l'Amérique urbaine et industrielle, aux bureaux et aux usines en forme de boîtes ...  signes les plus évidents du modernisme américain.


Demuth 

demuth buildings lancaster

 

Charles Demuth3

Charles Demuth

  •  

  • Ce nouveau cubisme d'outre Atlantique rejoint d'ailleurs le style linéaire des premiers peintres autodidactes du pays, et cette continuité entre le passé et le présent se manifeste surtout dans l'oeuvre de Scheeller qui établit un lien entre les usines modernes, les maisons et les granges des premiers colons ...


  • Sheeler American Landscape 

  •  Charles Sheeler - Canyons 1951

Sheeler

  • Charles Scheeler

 

  • Stuart Davies, autre artiste cubiste, exprime de façon plus abstraite, l'énergie et le dynamisme de la vie américaine ; il  introduit aussi dans ses compositions des fragments figuratifs empruntés au milieu où il vit qui évoquent des images publicitaires ou des gros titres de journaux.


davis 1  

 

DavisStuart Davies

  •  

    Marcel Duchamp et Maurice Picabia qui viendront à New York au cours de la première guerre mondiale témoigneront d'un climat intellectuel de l'Amérique extrêmement tonifiant et sont persuadés alors qu'un style linéaire épuré serait particulièrement adapté à ce pays de technologie avancée. Leur message, oublié pendant les années de l'entre-deux-guerres, redeviendra d'actualité vers les années 60 comme le prouveront alors certaines des plus originales créations de l'art américain ...

à découvrir dans un prochain article, la " deuxième vague de modernisme" qui va arriver aux États Unis et mettre ainsi ce continent à l'avant garde de l'art dès le milieu du XX° siècle.

et toujours ...

Pour en savoir + :  Dr John W. McCoubrey " American art - 1700- 1960 "

 

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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 19:49

 

 

...  L'art américain commence avec l'arrivée des premiers colons, et tout au début, le portrait est pratiquement le seul genre abordé ... le seul toléré !

En effet, les artistes d'outre-atlantique ont toujours éprouvé la nécessité de faire un art utile, de le faire servir à quelque chose, peut-être parce qu'ils se méfient de l'art. Il est rare qu'ils peignent" pour le plaisir de peindre".

Car l'art, pour le puritain,est un luxe frivole ! 

Les premiers portraitistes, conscients sans doute de leurs limites, ne cherchent pas à imiter la technique éblouissante des vieux maîtres de l'Europe. Ils peignent avec une grande sobriété et une netteté de traits ; tels John Singleton Copley et ses compatriotes de Boston et de New York.

Copley Autoportrait"Autoportrait" - John Singleton Copley - 1769

 

La peinture de paysages apparaît au cours des trois décennies précédant la guerre de sécession ; sa "justification" principale n'en est pas moins d'ordre spirituel.

Car pas de place à la virtuosité personnelle ou à la recherche de composition selon les règles.

Les paysagistes s'efforcent de donner des paysages d'Amérique, une "image" telle qu'ils les voient, c'est à dire tels que le Créateur les a formés, nature sauvage et vierge du contact de l'homme, manifestation visible de Dieu tel que l'écrit Thomas Cole, fondateur de la première école paysagiste américaine : "Nous sommes dans l'éden". Comme ses contemporains, il se sert de la peinture pour décrire chaque arbre, chaque feuille, chaque pierre, sans recherche de brio ou d'effets spectaculaires.

Thomas ColeThomas Cole  -1815-1865

 

Au cours des décennies qui suivent la guerre de sécession, une Amérique industrieuse et en pleine expansion n'a guère de temps à consacrer aux beaux-arts.

Si les nouveaux riches essayent d'acquérir les signes extérieurs d'une culture qui leur fait défaut, ils achètent des tableaux de maîtres d'Europe ou bien les commandent, aux États-unis ou à l'étranger, aux peintres académiques qui imitent les vieux maîtres.

Pendant ce temps, Winslow Homer et Thomas Eakins, continuent à travailler sans se soucier ni recevoir des aides de cette clientèle, se consacrant à faire le portrait de l'Amérique, mettant leur foi dans la moralité de la vérité, non dans l'art ou dans le style.

Winslow HomerWinslow Homer- 1878


La peinture américaine traduit souvent l'immensité et le vide des paysages de ce continent et le sentiment de solitude et d'abandon qu'éprouvent ceux qui y vivent.

On ne trouve pas aux États-unis " un petit coin de campagne" adopté par certains peintres ... comme ce sera le cas, par exemple, des peintres de Barbizon en France.

Les américains préfèrent les grandes perspectives montagneuses, les plaines et les rivages à peine touchés par la présence de l'homme où eux-mêmes ne font que passer.

De plus, avec ce sentiment omniprésent de l'espace, existe une volonté de représenter les conditions réelles de la vie américaine.

C'est pourquoi, en grande partie, la peinture américaine est demeurée figurative et franchement narrative. 

Les peintres réalistes : 

Au tournant du 20° s siècle, un groupe de peintres réalistes, appelé les Huit ou "l'Ash Can School", "l'école de la poubelle", puise ses sujets dans le spectacle stimulant de l'activité citadine, avec une transposition " vigoureuse" du style des grands maîtres réalistes du 17e siècle européen tels que Franz Hals ou Vélasquez. 

  Ash can school " l'Ash Can School " 

Entre les deux guerres mondiales, la grande crise économique provoquera une période d'introspection. Un nouveau groupe d'artistes reprendra le thème de la cité, introduit par les huit, mais sous l'angle des problèmes sociaux et de la contestation : grèves et files d'attente ... 

Dans les années 30, certains peintres à tendance sociale, comme Raphaël Soyez et Réginald Marsh se tournent vers Goya ou Daumier, tandis que d'autres comme Ben Shahn et Philip Evergood, adoptent un style incisif, caricatural dérivé d'un genre propre "à frapper" avec le maximum d'efficacité : le dessin journalistique.

Un groupe de peintres régionaux, de leur côté, voulant démontrer que la vie américaine est un sujet digne de la tradition du grand art occidental, se montre ambitieux dans le choix de leurs modèles : John Steuart Curry et Thomas Hart Benton s'inspirent de Rubens et Grant Wood de la précision méticuleuse des maîtres allemands et flamands du 15e siècle qu'il admire. 

Grant WoodGrant Wood

 

Parmi les plus personnels des réalistes : Edward Hopper avec un style qui tend au dépouillement et à la précision du trait, et plus tard Andrew Wyett qui s'attache au rendu minutieux de la matière et des plus infimes détails.

Edward HopperEdward Hopper

 

Andrew WyettAndrew Wyett


Les oeuvres de ces deux hommes rappelle aux spectateurs qu'une impression de solitude et d'isolement s'est perpétuée dans les villes et dans les campagnes depuis l'époque des pionniers.

A travers les immensités de l'Amérique et le grouillement des villes géantes, des artistes cherchent inlassablement l'identité d'un peuple et le destin d'une nation.

 

Mais que va t'il advenir des artistes qui se rallient ou tentent de se rallier au modernisme ?

 

... la suite dans le prochain article ...

Pour en savoir + :  Dr John W. McCoubrey " American art - 1700- 1960 "

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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 07:30

 

 

Passer par le Mexique "en suivant la trace" des animaux, ne peut nous empêcher de faire une petite halte et de nous intéresser à ces deux artistes  parmi les plus connus des artistes mexicains.


Ce n'est pas la première fois que nous avons l'occasion de les "croiser".


frida kahlo

diego rivera

 

Je vous ai déjà parlé de Frida ... et je ne peux que vous renvoyer aux articles que je lui ai déjà consacrés pour retrouver son univers si particulier.

Ce premier article en août 2010 ; voir ici

suivi d'un 2°, le 14 avril 2011 lorsque nous parlions des " femmes peintres".

Voir ;


Pour compléter votre approche de ce couple d'artistes " hors normes" dans leur vie professionnelle et privée, je vous propose de mieux connaître Diego Rivera :

voir ici

et de découvrir ou re découvrir nombre de ses oeuvres dans la vidéo qui suit :

 

 

 

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 22:02

 

 

Ne soyez pas inquiets, je n'ai pas encore perdu la tête,

 

Le terme de qimiqrunguaq regroupe les deux arts plastiques que sont le mélange du dessin et de l'estampe dans l'art inuit qui se développe à partir des années 1950.

 

4-copie-1

 

 

En effet nous n'avons pas encore "quittés" l'Alaska !


L'art inuit concerne les peuples traditionnels du Groenland, du nord du Canada, de l'Alaska et de la côté NE de la Sibérie.

Que ce soit dans la sculpture ou dans le Qimiqrunguaq, les thèmes abordés le plus souvent par l'art inuit sont :  

   – les animaux ... dans un style naturaliste ;   

   – la narration du quotidien ;

   – les mythes ... dans un style décoratif ; 


hibou inuit

 

Pour les inuits, le dessin est surtout réalisé avec des crayons de couleurs, de "la mine de plomb" ou du feutre et constitue une œuvre à part entière. Les formes sont souvent simplifiées.

 

L'estampe est la forme d'art graphique la plus développée dans le monde inuit.

C'est un travail communautaire qui correspond totalement au système culturel inuit : l'équipe se compose en général d'une femme qui dessine et conçoit le motif.

Celui-ci est ensuite encré, recouvert d'une feuille de mûrier puis d'une feuille plus épaisse. La surface est alors frottée avec un tampon avant la phase de séchage.


5

 

La composition est basée essentiellement par un travail réfléchi sur la couleur avec une asymétrie caractéristique ; elle suggère un mouvement, peu de plans différents ( les plans sont faits par une juxtaposition des personnages les uns par dessus les autres) et une forme de "rejet" de la perspective. Une réduction de l'échelle augmente l'impression d'immensité de la nature environnante.

 

ours


La sculpture inuit est issue de la culture ancestrale et se réalise avec des matériaux naturels : l'ivoire de morse, de narval, du bois de caribou ou du bois de flottage, de l'os de baleine fossilisé ...

Actuellement, avec la réglementation de l'exportation et de la commercialisation de l'ivoire et de l'os des mammifères marins, les inuits travaillent davantage la pierre, notamment la stéatite, mais aussi la serpentine, la péridotite, et plus récemment le marbre, l'albâtre ...

 

En savoir plus :

voir ici ...ou

... ou ?

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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 20:55

 

 

La route de la soie, la plus longue route commerciale terrestre de l'Antiquité (environ 8 000 kms) partait de Changan (l'actuelle  Xi'an) en Chine, capitale des empereurs Han,  jusqu'à Antioche en Syrie médiévale ou  à Tyr (dans l'actuel Liban) en passant notamment par le Turkestan chinois et le nord de la Perse.

Du Moyen Orient à l'Europe, la route prenait la mer, à travers la Méditerranée

 (Xi'an, Xinjiang, Kirghizstan, Tadjikistan, Ouzbékistan, Turkménistan, Iran, Irak, Syrie, Turquie, Europe)

La mise en place des itinéraires terrestres date du premier siècle avant J.C. Ils vont exister jusqu'au XV° s. environ.


rtsoie


La route est d'abord commerciale : son nom ( vient du XIX° s.) est du à son transport le plus précieux : la soie.

Mais tout le long de la "Route de la Soie", le commerce est intense car elle est parcourue par des caravanes qui transportent non seulement de la soie, mais également des épices, du thé, du papier, de la porcelaine...

A chaque oasis ou place forte, les cargaisons apportées par les caravanes s'échangent mais aucune des deux civilisations, l'occidentale comme l'orientale, ne sait exactement ce qu'il y a à l'autre bout de la route.

Peu font le voyage en entier car il dure 6 à 7 ans ! .....


caravane soieCaravane sur la route de la soie.

Cresques Abraham, détail de l'Atlas catalan, 1375

 

Elle joue aussi un rôle important dans la diffusion des croyances (à partir du 1er siècle après JC : le bouddhisme venu d'Inde), des idées et de la culture ; elle  sera utilisée notamment par les pèlerins (pérégrination de Bouddha)

 

Mais cette route est dangereuse, mal fréquentée, peu sûre à cause des pillards ...  les produits sont donc chers.

La célèbre route restera en usage jusqu'au milieu du Moyen Âge. Car les Européens cherchent une autre route ; ce sera la « route des épices » ou « route des parfums ».

 

L'apogée de la route de la soie correspond à celle de l'Empire Byzantin.

 

route soieLa route de la soie : lampas tissé au Japon vers 1865
Crédit : Musée Historique des Tissus de Lyon
 

 

Les itinéraires maritimes  se développent à partir du II ème siècle après JC et seront dominés par les Arabes jusqu'au IX ème siècle.

Sous les Tang au VII ème siècle et les Song au Xème siècle, l'Empire accueille également des commerçants venus par la mer.

Arabes, Turcs et Perses, musulmans, mais aussi juifs et chrétiens.

Il faut attendre le XIII ème siècle pour que les premières descriptions de la Chine parviennent en Occident, avec les souvenirs du vénitien Marco Polo (commerçant et fonctionnaire de l'empereur Kubilay Khan entre 1275 et 1292) et, cinquante ans plus tard, de la description minutieuse du voyageur arabe Ibn Battuta (que j'ai déjà évoqué ... ici).

 

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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 08:01

 

 

... Moscou 1866 - Neuilly sur seine 1944

 

Plusieurs fois, je vous ai parlé de la peinture abstraite.

Plusieurs fois nous nous y sommes essayés et la démarche pour "y entrer" en tant que créateur mais aussi en tant que spectateur ne se place évidemment pas sur le même plan que la peinture figurative.

Les formes, les couleurs, leur rapport entre elles est alors la structure fondamentale du tableau ainsi créé qui va résonner en vous  au niveau des émotions et du ressenti ... puisqu'il se "débarrasse" de toute anecdote figurative.

 

Liberté de créer , liberté de" voir" ... sans entraves...


Nous ne pouvons parler de peinture abstraite sans en référer à Kandinsky qui est l’un des fondateurs de l’art abstrait.

Dès le début des années 1910, il s'éloigne d'une représentation de la réalité, et ses tableaux deviennent une "symphonie de taches colorées qui éclatent en tous sens".

De l'abstraction géométrique à une autre forme plus lyrique, il poursuit toujours le même but : donner à voir les émotions qu'il ressent au plus profond de lui.

La peinture est pour lui le langage de la sensibilité, qui dit avec des formes et des couleurs ce que les mots ne peuvent exprimer.


Il expliquera sa théorie dans

" Du spirituel dans l'art et la peinture en particulier"

puis quelques dix ans plus tard dans

" Point et ligne sur plan"...

(que l'on trouve chez Folio en édition de poche) ...

et que je vous encourage à lire ;

.. des " portes " vont s'ouvrir pour vous sur la place que peut occuper  la peinture et cela vous donnera sûrement " des clefs" pour mieux comprendre l'art de la non- représentation que Kandinsky voulait associer à l'art abstrait qu'est la musique.

 

Avec Kandinsky, l’art gagne une liberté absolue et tout devient possible.


 

Mais pour une fois, je vais laisser parler à ma place ( ça va me reposer un peu ), Laure-Caroline Semmer, historienne de l'art, avec cette vidéo à propos d'une exposition de Kandinsky au Centre Pompidou en 2009 .

Elle reprend ( et elle le fait très bien !) ce que je vous ai souvent "raconté" sur l'histoire et la découverte de cet art abstrait par Kandinsky, sur sa "signification" et l'importance des rapports des couleurs entre elles.

Une petite dédicace à ceux qui viennent à l'atelier couleur avec le passage sur les couleurs qui avancent et qui reculent

 

 

 

 

 

 

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