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Un blog pour les passionnés de dessin, de peinture, et d' arts plastiques.
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10 août 2007 5 10 /08 /août /2007 14:43

 Suite au commentaire "d'Alberti" -cf l'article "Où trouver l'inspiration...." j'ai trouvé cet article concernant le "De Pictura" qu'il vous faudra bien lire depuis que je vous en parle... (c'est peut-être un peu long à lire mais c'est les vacances... vous avez plus de temps!)

j'en avais déjà fait un article le 07 octobre 06

DE PICTURA D'ALBERTI (1435)

Publié en 1435 en latin, et l'année suivante en italien, le traité d'Alberti sur la peinture est profondément novateur; c'est le premier vrai traité sur la peinture en tant qu'art libéral sous la forme d'une théorisation systématique, et c'est également l'exposition d'un système où la beauté est subordonnée au concept central de l'historia.Avant le De Pictura, la peinture n'est envisagée que comme un artisanat, et les traités sur la peinture ne se préoccupent donc que de recettes pratiques de production des couleurs, à la manière de Pline dans le volume XXXV de son Histoire Naturelle consacré à la peinture.

Ce sont très largement les innovations de l'art de son époque qui inspirent à Alberti les conceptions fondamentales du De Pictura. Les deux panneaux de Brunelleschi, aujourd'hui perdus, et la Trinité de Masaccio à Santa Maria Novella, les premiers exemples de perspective linéaire, le conduisent à en élaborer la théorie. D'autre part, la construction de la coupole de Santa Maria del Fiore lui fait prendre conscience de la possibilité avérée de dépasser le modèle des Anciens, bouleversant ainsi le statut de l'activité artistique dans son ensemble, puisque l'affirmation de la possibilité de surpasser le modèle antique détermine la perfectibilité de l'art, désormais inscrite dans le temps. Cette affirmation constitue l'essentiel de la dédicace à Brunelleschi de l'édition italienne de 1435.

Conformément au schéma des traités de rhétorique dont il s'inspire sans le dire (en particulier Quintilien), Alberti élabore son traité en trois parties, en commençant par les éléments de la peinture (Rudimenta) au Livre I. La perception visuelle y est analysée sous un angle purement géométrique, même si Alberti insiste sur la spécificité de son discours qui, contrairement aux mathématiques, rétablit la matérialité en mettant les choses sous les yeux. Toute dimension ontologique de la perception visuelle est rejetée du De Pictura qui se situe uniquement d'un point de vue phénoménal.

La perception visuelle est élaborée à partir du plus petit élément identifiable, le point, puis le contour, la ligne et la surface. Le premier élément mathématique essentiel du traité est la pyramide visuelle, outil clé qui rend compte de la manière dont les rayons visuels sont en relation avec l'?il, et qui tranche avec la théorie qui prévalait avant le De Pictura, celle du cône visuel. La différence essentielle tient au fait que la section de la pyramide est un quadrilatère, comme la surface du tableau à peindre, alors que la section du cône était un cercle. La première mention de l'histoire (historia) la rattache clairement à la composition, autre nouveauté du traité, critère rhétorique appliqué à la peinture, et "difficile à trouver chez les Anciens" (§19). Le premier livre s'achève sur l'affirmation, quasi-révolutionnaire en 1435, de l'activité intellectuelle du peintre: "Il faut maintenant apprendre au peintre comment traduire ce que son esprit aura conçu". (§24).

Le Livre II est consacré à la peinture elle-même (Pictura) et les éléments d'analyse de la perception visuelle du Livre I y sont réutilisés comme composantes d'un système de production de la peinture. La beauté y est mentionnée pour la première fois, et la nature de la peinture est "d'ajouter à la beauté des choses", ce qui confère à l'artiste un pouvoir de réalisation d'une beauté jamais actualisée dans la nature à cause d'une résistance de la matière, conception purement aristotélicienne. En même temps, la reconnaissance du pouvoir créateur de l'artiste anticipe sur sa reconnaissance au siècle suivant. Le second outil essentiel du traité est le voile intersecteur, interposé entre l'?il et l'objet à peindre, fait d'une trame de fils où chaque objet trouve sa place, et à partir duquel il ne reste plus au peintre qu'à reproduire la place respective de chaque élément sur le dallage ou l'échiquier qu'il a tracé sur la toile du tableau. Grâce à ce voile, il est possible d'obtenir une composition satisfaisante, d'où une harmonie des corps, elle-même génératrice de beauté. Le primat de l'histoire fait donc de la beauté l'auxiliaire de cette dernière.

L'histoire est analysée plus longuement, son principe directeur étant l'action, et son critère de qualité l'effet produit sur le spectateur, dont elle doit retenir l'attention, éveiller le plaisir et chez qui elle doit provoquer un mouvement de l'âme. L'ensemble de cet exposé aboutit à la définition du principe esthétique majeur à l'époque, la mimésis sélective. Déjà présente chez les Anciens avec l'anecdote de Zeuxis (rapportée par Pline) réunissant en une seule Hélène peinte sur sa toile les beautés de cinq jeunes filles différentes, l'imitation sélective est reprise par Alberti qui recommande d'omettre ou corriger ce qui est choquant, tout en maintenant la ressemblance, car ces deux principes ne sont absolument pas perçus comme contradictoires à l'époque.

C'est finalement au peintre qu'Alberti s'intéresse dans le Livre III (Pictor), en lui recommandant la fréquentation des poètes et des rhéteurs. Il établit un parallèle entre apprentissage de l'écriture et apprentissage de la peinture, les caractères d'écriture correspondant aux contours, les syllabes aux liaisons des surfaces, et l'expression aux formes des membres. Le but du peintre est "la beauté même, la reconnaître, la saisir, la traduire" (§54). Autre nouveauté spectaculaire du De Pictura, la beauté y est définie comme le fruit d'une somme de connaissances pragmatiques, conception qui sera abandonnée par Alberti dans le De re acdificatoria de 1452.

En rejetant toute dimension métaphysique, le De Pictura confère à la création artistique une autonomie qui ne sera pleinement réalisée qu'au XVIIIe siècle. Entièrement analysé et reconstruit de manière géométrique, l'espace perd toute dimension symbolique et s'ouvre à une multitude de relations narratives entre les différentes figures représentées (= l'histoire). C'est de cette mise en ordre intelligible que dépend la beauté du tableau.

Le système de production de la peinture peut donc se schématiser ainsi:

Point-> Ligne-> Surface-> Membres-> Corps-> Histoire

Ce système, lui-même constitué par les éléments de l'analyse de la perception visuelle, est réversible en un système d'analyse et de jugement des ?uvres picturales.

Le De Pictura présente donc un nouveau sujet de la peinture, l'espace construit, une nouvelle méthode essentiellement pragmatique, la production d'un art d'illusion à partir d'éléments géométriques, une conception de la beauté purement rationnelle, et non métaphysique, et il établit la supériorité de la beauté intelligible de l'?uvre sur la beauté naturelle. Le De Pictura est nouveau dans sa forme même, dans la cohérence systématique de son système réversible, et dans les anticipations véritablement géniales sur ce qui ne sera appelé que beaucoup plus tard l'esthétique.

Eléments bibliographiques:

L.B. ALBERTI, De Pictura (1435), Paris, Macula, Dédale, 1992.

PLINE L'ANCIEN, Histoire Naturelle XXXV, La Peinture, Paris, Les Belles Lettres, 1997.

 E. PANOFSKY, Idea, Ch. III (La Renaissance), Paris, Gallimard, 1983, 1989.

 J.K. GADOL, Leon Battista Alberti, homme universel de la Renaissance, Paris, Editions de la Passion, 1995.

 

Delphine Lemonnier a présenté le De Pictura d'Alberti dans une double perspective, à la fois esthétique et historique.Séminaire Epistémè (Paris III - Sorbonne Nouvelle) Compte-rendu de la séance du 14 Décembre 1998. 

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9 août 2007 4 09 /08 /août /2007 14:20
Je viens de trouver cet article sur MSN:
"Rien n’est vrai, tout peut être contrefait. Si l’Asie est championne en ce domaine, pouvoir reconnaître le vrai du faux est un problème qui tarabuste les hommes depuis l’antiquité. Les premières contrefaçons ? Les pièces d’or ainsi que l’orfèvrerie. Aujourd’hui, tout est copié : des montres aux boites de conserves en passant par les éléments de voitures. La contrefaçon représenterait 5 à 9 % du commerce mondial, soit un manque à gagner de 200 à 300 milliards d’euros par an. La guerre du faux est lancée !..."
Ajoutée à l'info du jour d' "un ado incarcéré pour avoir traduit et mis sur le net la version française d'HArry Potter"
nous fait nous interroger sur la copie d'oeuvres ... évidemment en peinture aussi!
Et ça rejoint notre article d'hier ( j'attends toujours vos cogitations) et notre réflexion sur notre "inspiration".
Copiez pour apprendre... tout à fait normal et à encourager!
Copier pour se faire plaisir... pas de problèmes, il faut se faire plaisir !...
Mais essayez d'aller plus loin que la simple copie, "parlez avec vos mots à vous" ... vous ne vous en trouverez que mieux au bout du compte.C'est sûr que c'est plus long, plus difficile, moins "tranquille"...
Mais attention le copiste peut cotoyer le faussaire!
Vendre un "produit " copié et même un produit "inspiré" peut vous coûter cher ... attention à la propriété intellectuelle!
Faites attention aussi à ce que vous placez sur le net  ( à des fins commerciales, j'entends... encore que attention tout de même ! ) des logiciels sont mis au point de plus en plus afin de faire un repérage automatique d'oeuvres utilisées.
 
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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 08:28

Où en êtes-vous de votre "travail de vacances"? Même si vous n'avez pas encore crayonné, avez-vous réfléchi ?.......

Avant de choisir thèmes et techniques, si nous ouvrions le débat !

Une question s'impose :

......Question vaste !!.....

Qu'est-ce que la peinture? ... pour vous évidemment....

Bacon disait quelque chose comme : "...la peinture on ne sait pas d'où ça vient"....
Picasso : "...Je ne cherche pas je trouve"... et ..."Un tableau ne vit que par celui qui le regarde."
Léon Lamotte: ...." Je ne cherche pas je découvre, je laisse la peinture venir à moi"...
Etc...

Alors, qu'est-ce que la peinture ?...

De mon côté j'ai souvent l'habitude de dire que la peinture c'est ma respiration , elle est dans ma tête, dans mon coeur, dans mes veines; elle m'apaise ...et me dynamise, véhicule et canalise mes émotions. Elle me fait "voyager couché" ( comme le disent les peintres chinois) .  Fruit d'une réflexion "philosophique" elle est aussi  communication car la peinture commence où les mots s'arrêtent ; la peinture relie deux êtres : celui qui créé et celui qui regarde ....C'est ma façon de laisser une empreinte... un héritage ?

A vous de continuer le débat...

 

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29 juillet 2007 7 29 /07 /juillet /2007 08:25

Je ne sais pas si vous avez vu cette info; j'ai trouvé l'article sur le Midi Libre....

ça nous interroge effectivement sur "l'acte créatif" et sur la notion "d'artiste" ... Réflexion du jour"

Dommage car je comptais profiter de voir l'expo cet été!!!

 

 

 

Un tableau de Twombly gâché par du rouge à lèvres

Jeudi dernier, une jeune femme a embrassé une toile monochrome blanche exposée à la Collection Lambert d'Avignon
Un acte de vandalisme. Eric Mézil, directeur de la Collection Lambert d'Avignon ne juge pas autrement le fait divers dont vient d'être victime son musée.
Cette dame, une pseudo artiste, s'est livrée à ce qu'elle appelle une "performance" », a-t-il confié hier matin lors d'une conférence de presse. « Elle ne se rend pas du tout compte que le rouge à lèvre est très corrosif. »
La toile abîmée est une œuvre de l'artiste américain contemporain Cy Twombly. A l'origine d'un blanc immaculé, la peinture fait partie d'un triptyque estimé à deux millions d'euros, propriété du collectionneur Yvon Lambert. Elle était exposée pour la première fois à Avignon.
Immédiatement informé Cy Twombly, qui vit en Italie, s'est dit « atterré et très triste », selon Eric Mézil. « Il a refusé tout net l'idée d'une prolongation de l'exposition initialement prévue jusqu'au 30 septembre. Pour nous, cette affaire est un véritable coup d'arrêt. » Un coup d'arrêt causé, au départ, par le coup de folie d'une trentenaire, Sam Rindy, venue visiter l'exposition avignonnaise avec son ami. Cette habitante de Martigues, dans les Bouches-du-Rhône, qui se revendique elle-même comme une artiste, a jugé « encore plus beau » le tableau après la trace de son baiser rouge vermillon.
Evidemment le personnel de la Collection Lambert n'a pas été du même avis. Placée en garde à vue au commissariat d'Avignon jusqu'à vendredi midi, la jeune femme devra répondre à une convocation du tribunal correctionnel de la cité des Papes le 16 août pour dégradation d'œuvre d'art et préjudice causé à la Collection Lambert.
« Le parquet a compris l'importance de cette affaire », note, avec une certaine satisfaction, Eric Mézil. « De notre côté, deux avocats, l'un spécialiste en pénal et l'autre en droit de la propriété intellectuelle, se chargent du dossier. » Le tableau, lui, a été confié à un laboratoire d'expertise, antenne du CNRS (Centre national de la recherche scientifique) installé à Marseille. « Le gras du vermillon a imprégné en quelques heures toutes les couches de la toile. La restauration sera longue et compliquée. » Deux grandes marques de produits cosmétiques ont, spontanément, proposé leur aide technique.
Egalement soutenue dans l'épreuve par plusieurs musées internationaux la Collection Lambert a encore reçu, hier matin, un courrier du ministère de la Culture et de la communication. Olivier Kaeppelin, délégué aux arts plastiques, s'y indigne. « Quelle ignorance et quelle prétention de se croire autorisé à rajouter "ceci ou cela" à une œuvre dans le plus grand mépris du dessein et de la volonté de son créateur. »
Bien qu'imprévisible par nature, un tel événement fait parti des craintes des musées d'art contemporain en général et de la Collection Lambert en particulier. « Nous envisageons beaucoup plus le vandalisme que le vol. Une personne peut se sentir rejetée par une œuvre qu'elle ne comprend pas et mal réagir. »

Frédéric MAYET

 

 

 

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18 juillet 2007 3 18 /07 /juillet /2007 19:04

Il y a quelques jours, je recevais ce mail de Nathalie:

Bonjour Christine,aurais-tu des titres de livres à lire pour l'été?
Je cherche des biographies de peintre ou des ouvrages sur la peinture contemporaine( ce qu'elle est, vers quoi elle tend...).
merci de tes conseils.Bises
Nathalie

J'ai un peu fouillé:

- Pour les biographies, ça dépend l'époque que l'on aime ; de mon côté j'ai beaucoup aimé :

- "Artemisia" d'Alexandra Lapierre chez Robert Laffont ( paru en 1994, je ne sai pas si on le trouve facilement) et qui retrace l'incroyable vie d'Artémise Gentileschi: " Un duel pour l'immortalité entre un père et sa fille dans l'Italie baroque du XVII°s."

- "Berthe Morisot"(ou "le secret de la dame en noir") de Dominique Bona que l'on trouve en Livre de poche... un régal...on vit avec elle

-" Conversations avec Cézanne" aux éditions Macula (paru en 2005)qui me l'a fait découvrir autrement que commme un "ours mal léché"!

- "L'oeuvre" de la série des Rougon Macquart de Zola ( en Livre de poche) qui brosse un portrait de la vie d'un peintre de la fin du XIX°s; même si Cézanne en a pris ombrage en croyant se reconnaître, le peintre décrit dans le roman serait une sorte de " synthèse" des différentes personnalités artistiques de l'époque...

- Et bien sûr, mais ce doit déjà être votre livre de chevet : "Les lettres de Vincent (Van Gogh) à Théo" ... dans leur intégralité bien sûr... à lire, à relire ... à rerelire...

- Pour la peinture moderne et contemporaine : les incontournables si ce n'est déjà fait :

- " Du spirituel dans l'art, et dans la peinture en particulier" et "Point et ligne sur plan" de Kandinsky (chez Folio-essais)

Un peu " costaud", mais d'une richesse ! ... ce sont  des livres essentiels à la compréhension de notre art moderne ( ils datent de 1910 et 1926!) A lire et à relire

- " Le Prince foufroyé" (ou la vie de Nicolas de Staël) de Laurent Greilsamer (chez Fayard)(de 1990 mais a été réédité)... Poignant!

- Vient de paraître:

 - "l'Art au XX°siècle: I-Les avant-gardes" de Frederico Poletti chez Hazan qui traite des différents courants artistiques de la première moitié de ce siècle; paraîtra la suite avec l'autre moitié très bientôt

- "Francis Bacon:L'atelier" de Magarita Cappock ( La Bibliothèque des arts) qui propose une étude approfondie de l'atelier de Bacon en situant les objets qu'il y avait accumulé, dans le contexte de sa vie et dans sa démarche d'artiste

- Et l'excellent magazine international de la peinture : AZART qui paraît tous les deux mois...

Il existe aussi des "romans-policiers picturaux " que j'aime pas mal aussi, surtout au coeur de l'été!Tel que " La ligne pourpre"de Wolfram Fleischhauer aux Editions Lattès (2005)

La liste n'est pas exhaustive, il y en a plein d'autres ; si j'en découvre je vous en fais part... mais vous aussi, faites nous partager vos lectures.

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1 juillet 2007 7 01 /07 /juillet /2007 20:46

Tout s'est super bien passé hier soir; merci de vos encouragements!

Dessiner sur le rythme des "Touré Kunda"... Excusez du peu ... c'est génial!

Je vous mets des photos et même une petite vidéo dès que possible!

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30 juin 2007 6 30 /06 /juin /2007 15:43

Merci beaucoup pour tous les témoignages d'amitié que vous m'avez offerts en cette fin d'année; j'en suis toujours très émue; et je vous dis encore mon plaisir de vous retrouver au rythme des différents cours et ateliers de l'année.

Je vous souhaite un bel été plein de découvertes, de rencontres, de joies et de plaisirs "artistiques" ...

J'attends de vos nouvelles sur le blog que je vais continuer à alimenter, en vous donnant peut-être des idées pour créer mais aussi en faisant une sorte de forum : si vous voyez des expos, lisez des livres ou réalisez une oeuvre .... faites m'en part et je le transmettrai à tous!!!

Bien sûr, ... pour le stage j'attends ceux et celles qui se sont inscrits...

Et pensez à moi pour ce soir....

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3 juin 2007 7 03 /06 /juin /2007 20:27

Entre le Picasso, tragédien ou le Matisse de la "joie de vivre" où vous situez-vous?

Au fait quel est votre préféré... la mode est à élire les chansons et autres ... de l'année...

Pour vous en fait entre les deux qui était le peintre du XX°?

 

 

Désolée pour le "bug"... il y a des jours où mon ordi travaille tout seul... il a mis en ligne sans mon accord une phrase inachevée... donc vraiment n'y voyez aucune énigme de ma part... mais si ça a pu vous inspirez ... pourquoi pas?

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11 avril 2007 3 11 /04 /avril /2007 07:23

Le thème de l'Afrique nous a entraîné vers un travail plus ludique.

Pendant l'anné, nous avons abordé plusieurs courants picturaux qui,  tout en cherchant des formes différentes de s'exprimer,ont chacun leurs contraintes.

Là, pas de "... isme", mais simplement le plaisir de trouver ou de retrouver le plaisir de peindre...

Trouver un rythme, trouver son rythme en utilisant les matériaux qui colleront le plus à notre personnalité et à notre humeur du moment

... Jouer les formes et les couleurs ...


Souvent certains me parlent d'une sorte d'instinct, d'innocence qu'auraient les enfants par rapport au dessin ou à la peinture, en sous-entendant qu'irrémédiablement nous la perdons  au fur à mesure des années, mais en même temps j'entends dire que les découpages ou les collages ... c'est pour les enfants ( mais là de manière péjorative!)

Laissez surtout tomber les à priori... Défaîtes vous d'idées pré-conçues,...

Faîtes glisser le crayon ou le pinceau sur la feuille, laissez vous prendre par le plaisir de voir les couleurs se compléter, se juxtaposer, se mélanger...

"Laissez vivre" ce que vous dessinez et ce que vous peignez...

Cet instant de bonheur vous appartiendra ...

 

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20 janvier 2007 6 20 /01 /janvier /2007 07:48

Après ces deux semaines "difficiles pour certains "où je vous ai demandé de porter un regard différent sur le portrait, une petite pause de réflexion ce week-end ... avant de continuer

 

Au sens général, un portrait est la représentation d'une personne ; mais la définition du portrait comme concept esthétique appelle quelques précisions.
    

Dans les arts plastiques, on n’emploie pas le terme de portrait pour la sculpture : on dit tête, buste ou statue.

Portrait se dit pour une œuvre en deux dimensions, peinture ou dessin.

 

Le portrait est donc déjà une interprétation,une transcription.

Un choix doit donc se faire pour rendre l’apparence extérieure d’une personne, quel que soit le degré de réalisme.

Bien qu’uniquement visuel, le portrait peut rendre très sensible la personnalité intérieure du modèle, par de nombreux indices tels que la pose, l’expression de la physionomie...

Le fait que le modèle soit une personne réelle ou quelqu’un de fictif n’a aucune importance pour les procédés employés par l’art pour le faire connaître ; mais il en a pour le travail demandé à l’artiste.

Le portrait d’une personne réelle demande à l’artiste d’être observateur et même psychologue pour pénétrer la personnalité du modèle.

Le portrait d’une personne fictive lui demande une imagination très précise et complète ; et bien souvent les portraits fictifs prennent appui sur l’observation de modèles réels.
     

Le genre du portrait, dans quelque art que ce soit, témoigne d’un intérêt pour l’individuel ; ce n’est pas seulement l’être humain en général, ou tel type de toute une espèce, que rend le portraitiste ; c’est telle personne en tant qu’elle est elle-même (et ceci, même si au travers de l’individu transparaît une idée de portée générale : le portrait ne s’y réduit pas).

 

  Ce caractère existe aussi bien dans le portrait œuvre autonome, que dans le portrait morceau d’une œuvre plus large ; si dans une scène à plusieurs personnages la représentation de chacun par le peintre est un portrait, c’est bien l’individu en tant que tel qui y apparaît. Mais les idées de l'époque sur un idéal esthétique humain transparaissent souvent dans le portrait.

 

 Enfin il faut faire une place à part à l'autoportrait où l'artiste se représente lui-même. Il présente l'avantage pratique qu'on a toujours sous la main son modèle et qu'on ne dépend pas ainsi des autres ; il a l'inconvénient pratique qu'à se voir dans un miroir on a de soi une image inversée ; il a la difficulté psychique qu'on y est trop directement intéressé pour se voir facilement de manière impartiale.

Mais qu'on fasse son propre portrait ou celui d'un autre, le portrait marque toujours qu'on attribue une importance à l'identité personnelle.
    
Définition du portrait in Etienne SOURIAU, Vocabulaire d’esthétique, Paris : P.U.F., 1990, pp.1161-1162.

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