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Présentation

Un blog pour les passionnés de dessin, de peinture, et d' arts plastiques.
Pour ceux qui veulent apprendre : de la découverte, en passant par l'apprentissage puis la  pratique ...
Pour ceux qui veulent créer.
Plus des infos sur les expos, l'histoire de l'art ....

Conseil du jour

 

Vous pourrez retrouver désormais le blog de L'Ocre Bleu à cette nouvelle adresse :

http://l-ocre-bleu.fr/

 

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20 octobre 2008 1 20 /10 /octobre /2008 07:04
Nous nous retrouvons donc ce soir à partir de 18h30 pour notre vernissage.

Vu hier dans la Provence




























                                             Vu aujourd'hui
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Published by Ocre Bleu - dans Presse
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19 octobre 2008 7 19 /10 /octobre /2008 07:10
Pour clore temporairement ce choix de poèmes qui vont nous servir d'idées de création, je me suis dirigée un peu plus à l'Est et je vous propose quelques haïkus qui vont, je l'espère vous inspirer aussi.

Un vieil étang
Une grenouille saute
Des sons d'eau
Basho


Rien ne dit
Dans le chant de la cigale
Qu'elle est près de sa fin
Basho


Vers les eaux d'automne
Du coeur du feu si rouge
La fumée s'envole
Nakamura Kusatao


Que n'ai je un pinceau
Qui puisse peindre les fleurs du prunier
Avec leur parfum

Shoha




Le haïku est une forme poétique très codifiée, d'origine japonaise, à forte composante symbolique (faisant référence à la nature et aux saisons) et dont la paternité est attribuée à Bashô (1644-1694).

C'est un poème extrêmement bref qui décrit l'évanescence des choses.
Il comporte traditionnellement 17 "mores"(sons élémentaires émis lors dela phonation) écrits verticalement.
Connus en Occident seulement depuis un siècle à peine, les écrivains occidentaux se sont inspirés de cette poésie brève en transposant la plupart du temps le haïku sous la forme de tercet de 5, 7 et 5 pieds.
En français, on remplace les mores par des syllabes(mais une syllabe française peut contenir jusqu'à 3 mores, ce qui donne des poème irréguliers).

Le haïku fait partie de la culture et du patrimoine japonais ; presque tous les japonais connaissent quelques haïkus des plus grands poètes.
Chacun peut en composer, sans copier, en restant soi-même.
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Published by Ocre Bleu - dans Idées de création
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17 octobre 2008 5 17 /10 /octobre /2008 06:49
Je vous rapppelle les "modalités d'usage" pour que notre vernissage se passe au mieux:
Apportez comme d'habitude les tableaux, soit aujourd'hui, soit demain matin.
Pour le buffet, lundi dans la journée ou au moment du vernissage.
Ceux qui peuvent aider à installer les tableaux : ce sera samedi à partir de 12h15 - 12h30
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Published by Ocre Bleu - dans News
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16 octobre 2008 4 16 /10 /octobre /2008 06:54
... Carton d'invitation à faire circuler !
(cliquez sur l'image pour l'agrandir)

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Published by Ocre Bleu - dans Expo l'Ocre Bleu
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15 octobre 2008 3 15 /10 /octobre /2008 06:57
... ou papier de riz, est un papier qui ne "paye pas de mine".
Très fin, il semble ne pas faire le poids par rapport à nos papiers aquarelle.
C'est d'ailleurs le cas: il "pèse" dans les 30 à 50 g/m2 ce qui est peu par rapport aux 300 g/m2 des papiers aquarelle moyens.

Il a pourtant de nombreuses potentialités que nous avons découvertes au cours des dernières semaines.

- son pouvoir d'absorption nous permet de réaliser de superbes dégradés de couleurs ( en en mettant plusieurs sur le pinceau... jusqu'à 4 couleurs pour des grands dégradés)
- le papier est assez transparent: jouez avec l'endroit et l'envers de la partie peinte: par exemple, posez des lavis sur l'envers pour donner une atmosphère générale; peignez derrière les parties blanches pour les faire ressortir...
- le blanc  ( en aquarelle ou en gouache) joue une fois posé et sec le rôle de réserve: de l'oiseau dans le ciel aux montagnes enneigées tout est possible entre parties peintes, projetées, lavis ...et faîtes tomber la neige, c'est très ludique ... et très beau ( le geste et le résultat)
- un papier léger et fin se froisse facilement... et bien , n'hésitez pas : pour donner des effets de matière , nous ne pouvons travailler l'épaisseur bien sûr, alors froissez, pliez,plissez ce papier ... et ainsi par des coups de pinceau "essentiels" vous obtiendrez  tous les effets recherchés.

Le principe de ce papier est que lorsque les poils de votre pinceau le touche, ils laissent la trace de leur passage... n'essayez donc pas de dégrader, d'estomper... cette trace de "vie" restera, c'est le propre de sa qualité. Au contraire essayez de donner de beaux gestes qui ainsi laisseront de belles traces.
Le marouflage dont nous avons déjà parlé, révèlera tout votre travail et fera ressortir toutes les qualités de ce papier.

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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 06:44

Le tableau achevé, il est indispensable de procéder au marouflage (encollage) du papier de riz.
On utilise pour cela du papier de même qualité que celui du tableau, afin que les deux feuilles réagissent de manière similaire aux variations atmosphériques.
Le support en papier porte le nom de "papier  de vie" parce qu'il fait apparaître le moindre dégradé de ton  ou de nuance... mais aussi, hélas, le moindre défaut !

En Chine, 30% de la réussite du tableau est dans la peinture, 70% dans le marouflage et les finitions.

Pour le marouflage et le montage, travaillez sur une table propre à surface lisse.

1 - Prenez une colle pour papiers peints ou une colle à la farine (plus difficile à manipuler !)

2 - Découpez le papier du fond (support) à la taille voulue. Enroulez–le autour d’une forme cylindrique

3 -Tournez le tableau sur l'envers  sur un tissu propre et lisse et encollez le dos en déplaçant la brosse à maroufler du centre vers les bords.

Attention à ne pas encoller le papier du rizdu côté peint!

Veillez à ce que la couche de colle ne soit pas trop épaisse et chassez bien toutes les bulles d'air du dessous dela feuille, vérifiez que le tableau est parfaitement plat et ôtez les éventuels résidus.

4- Déroulez le papier du support sur le tableau en lissant les deux épaisseurs au fur et à mesure à la brosse à maroufler en repassant une couche de colle sur l'ensemble.

5- Recouvrez le tout d'un autre tissu propre et, avec une autre brosse à maroufler sèche, lissez pour retirer l'excédent d'eau. Cette opération facilite l'adhérence du support. Ne laissez aucune ride ou bulle d'air.

6- Posez le tableau entre deux tissus propres et posez un poids dessus.

Laissez sécher quatre à cinq jours en vérifiant de temps en temps que le papier n'adhère pas aux tissus.

Avant marouflage, il est possible de plier le papier xuan sans causer le moindre dégât.

Après marouflage, il est préférable de le conserver

roulé dans un tube, en carton si possible, ou à plat entre deux planches, ou encadré!

Toute marque faite à ce stade sera indélébile.

 

 

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13 octobre 2008 1 13 /10 /octobre /2008 06:20


Comme ton amour, les fleurs
s'ouvrent et se fanent.
Le fleuve,lui, coule sans fin,
Comme mon chagrin.

Liu Yuxi

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Published by Ocre Bleu - dans Idées de création
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12 octobre 2008 7 12 /10 /octobre /2008 08:07
        5° règle : "Le culte de la tradition" :

Le culte du passé dominait l’art tout entier, et c’était une tâche considérée comme importante et honorable que de copier les oeuvres des grands maîtres.

 

 « la copie pour transmettre le passé »

« Copier » n’était pas seulement manifester son respect pour les anciens artistes mais c’était aussi contribuer à la diffusion d’œuvres de valeur et pratiquer un exercice excellent pour former l’œil et la main.Puisqu’il était admis que les vieux maîtres avaient trouvé la représentation idéale de tous les sujets possibles, le copiste se sentait libre de se concentrer sur la difficulté de donner « vie a son œuvre ». Mais l’artiste chinois  ne se limitait d’ailleurs pas à exécuter de serviles copies. Les « copistes » se livraient donc souvent à de libres variations sur des thèmes traditionnels.

 6° canon : "Le frémissement de la vie":

Aux yeux des Chinois, ce qui permet de reconnaître le grand art, c’est ce don mystérieux de vitalité :


 « Souffle-Résonance, Vie-Mouvement »

  Tandis que la technique peut s’acquérir par la mise en pratique des cinq principes précédents, le talent d’insuffler la vie à une oeuvre ne s’apprend pas. C’est un don du ciel, qui met son possesseur en harmonie avec le monde, lui permettant de percevoir et de recréer l’esprit inhérent à son sujet.

 

Un contemporain de Hsieh Ho décrit ainsi des peintures qui ont réussi à fixer la vie à leur surface : « je compare et distingue mers et montagnes. Le vent s’élève de la verte forêt et les eaux écumantes bondissent dans le torrent. Hélas ! Ce n’est pas avec le mouvement physique de la main qu’on peut réussir un tel tableau, mais seulement avec l’esprit qui l’inspire et la dirige.Telle est la nature de la peinture ».

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11 octobre 2008 6 11 /10 /octobre /2008 06:06
Continuons à découvrir ou re-découvrir les règles édictées par Sie Ho

Troisième canon : "Le nuancement des couleurs" :

Pendant la période T’ang, la couleur joua un rôle de premier plan dans la peinture chinoise et attei­gnit, dans l’art bouddhique de cette époque, un éclat et un chatoiement qui ne seront jamais plus égalés.


« Selon—Objet, Appliquer—Couleur »,

Le peintre doit « imiter » les couleurs de la nature.Après le X° siècle, sous l’influence de la peinture de paysage, les artistes se détournent des couleurs vives qui ne s’accordent pas à celles de la nature et qui distraient de la virtuosité de la touche.Ils emploient de préférence de délicats lavis à l’encre de Chine, qui laissent à la ligne toute sa valeur. Par la suite, de nombreux artistes finirent même par abandonner totalement la couleur, estimant plus expressifs les simples contrastes de noir et de blanc.


Quatrième : "Un espace bien composé":

Au cours des âges, les artistes chinois ont travaillé assidûment l’art de la composition:


« Organisation—Plan. Disposition—Arrangement »

  En plus des règles pour atteindre l’équilibre des divers éléments d’une peinture,l’effet de profondeur, la troisième dimension de l’espace était une préoccupation particulière.

La perspective, appliquée en Occident à un tableau regardé d’un seul coup d’œil, ne convenait pas au rouleau chinois, tenu d’une main, déroulé peu à peu de l’autre et contemplé par fragments. Divers artifices pour suggérer les distances furent utilisés pour qu’à mesure que l’on déroulait le rouleau, les divers procédés de composition entrent en jeu. Les spectateurs n’étaient pas limités à un point de vue fixe, mais étaient sollicités par d’incessants changements de profondeur, de hauteur et de sujet, à mesure que leurs yeux découvraient l’étendue du paysage.

La pein­ture devenait pour ainsi dite une « sorte de film » et, à la notion d’espace, s’ajoutait celle de l'écoulement du temps.

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10 octobre 2008 5 10 /10 /octobre /2008 06:36

Ces quatre dernières semaines nous avons abordé en cours de dessin, la calligraphie chinoise; d'abord les traits ( les huit fondamentaux), puis la combinaison de ceux ci en idéogrammes; et enfin la réalisation d'une phrase entière.

Nous n'avons pas pour but de devenir des lettrés chinois; simplement cette initiation nous a permis de connaître et d'entrer dans une autre forme d'expression, une esthétique différente de celle que nous connaissons et pratiquons habituellement.

Elle nous a permis aussi d'affirmer notre geste et notre concentration.

Pour cette fois, nous en avons donc terminé avec ces "souffles coagulés".

Si vous êtes intéressés, je ne peux que vous encourager à  continuer à pratiquer régulièrement la calligraphie, ne serait-ce qu'à la manière de séances de concentration et de méditation.


Un texte de Zhang Haiguan (8°s)pour vous y aider!

Et ce très beau signe peint, calligraphié par François Cheng


" Le  commencement (des caractères d’écriture) fut subtil, reflétant les images confuses de l'Univers) ; par leur insignifiance, leur évolution était insondable, sans corps (ti)  qui les entoure, ni méthode (fang) qui donne l’écho.

C’est du chaos (chongmo) que se détermina leur forme et que s’ordonnèrent les dix mille différences.

S ‘identifiant aux ténèbres, ils en absorbèrent la quintessence (jing) ; leur nature profonde se meut dans le souffle de l ‘esprit (fengshen) ; leur énergie déferlante dépend de l’élégance (de cœur du scripteur). Enfin, ils se manifestent : de la pointe du pinceau s’écoule un fluide parfumé (fangye). Soudain le pinceau s’envole et galope produisant l’éclat noir des caractères d’écriture tantôt corporellement différents et pourtant reliés par un unique élan (shi) tels les feuillages mêlés de deux arbres enlacés, tantôt séparés en colonnes, et pourtant mus par un même souffle (qi), telle la source commune à deux puits. Ici, les ombres des branches du chanvre se soutiennent mutuellement, là, toutes les eaux se font écho dans le secret ; séparés, mais sans rupture, tel le fil de soie tiré du cocon qui, éminent, s’élève en solitaire ; aussi exaltés que des rochers sur un sommet  à pic, tels le dragon ou le phénix dans les airs, en voltige ou en alerte, scintillants et rayonnants, semblables aux foudres enflammées, diffus et fuyants pareils aux nuages ; on dirait une flamme écarlate laissant échapper sa fumée, soudain dense, soudain dissipée. Furieux, comme un tourbillon de pluie torrentielle,  déchaînés et violents tels le tonnerre et la foudre qui fracassent, sifflent  et  épouvantent !" ( Zhang Huaiguan – 8°s.)

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