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Un blog pour les passionnés de dessin, de peinture, et d' arts plastiques.
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Pour ceux qui veulent créer.
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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 06:46

 

  Lorsque l'on s'intéresse aux portraits et bien sûr à l'autoportrait, il faut se situer sur trois plans:

 

  • 1 : la forme et la structure,

  • 2 : la couleur,


  • puisque le portrait est avant tout " sujet" au même titre qu'une corbeille de fruits !
  • Mais s'ajoute ensuite :
  • 3 : l'expression puisque bien sûr le portrait est le  reflet d'une personnalité, d'un caractère, d'une émotion...  le portrait est « le paysage de l'âme ».

C'est ainsi que pour les premières semaines, je propose selon "le niveau" de chacun, de travailler ou de retravailler tout d'abord la structure et la forme de visages en reprenant le schéma de base ou “le canon”des visages.

 

Et ensuite de reprendre les nuanciers de couleur qui permettent d'obtenir la couleur de la peau.



Pour peindre les portraits nous aurons besoin, encore et toujours de travailler les modelés: modelé doux ou modulations chromatiques, au choix, comme pour un travail de drapé.

Le travail du geste pour ce genre de rendu est donc toujours d'actualité !

Entraînez vous !

Croquez!

 

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Published by L'Ocre Bleu - dans Peinture : Thèmes
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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 05:11

 

Suzanne Valadon and her sonSuzanne et son fils

 

Libre et indépendante, s'affranchissant de tous les codes sociaux et moraux, Suzanne Valadon s'accorde, contrairement à "ses aînées", comme Berthe Morisot, le droit de peindre "comme un homme" en s'écartant de sujets typiquement "féminins".

 

Issue de la classe populaire, et d'abord modèle , elle a longtemps été considérée comme une "femme légère et de petite vertu" ( son fils, Utrillo a souvent été taxé de "fou et d'alcoolique") et l'un et l'autre ont été rarement considérés comme des "Peintres majeurs"...


Pourtant :

En 1894, Suzanne Valadon fut la première femme admise à la Société Nationale des Beaux-Arts et l'une des premières à être reconnue en tant qu'artiste.

 

Elle deviendra de fait une icône de l'émancipation de la femme.

 

D'un esprit libre, et souvent "bizarre", elle poussait son sens de la perfection en travaillant durant plusieurs années ses tableaux avant de les exposer,

Peintre autodidacte, atypique, elle était connue pour ses manies telles qu'avoir une chèvre dans son atelier pour lui donner à manger ses mauvais dessins ou encore nourrir ses chats avec du caviar le vendredi.

 

Dès ses débuts, Suzanne Valadon rencontre du succès auprès de ses amis peintres et Degas lui lancera même un : « Vous êtes l'une des nôtres ! ».

Elle réussit rapidement à vivre de sa peinture et à se mettre à l'abri financièrement, elle et Maurice.


"Elle  et Maurice" :

en effet, l'histoire de Suzanne Valadon, c'est aussi l'histoire d'une des plus curieuses associations de l'histoire de l'art.

L'histoire d'une mère et de son fils, à la fois complémentaires et antagonistes.

Deux êtres réunis et séparés par un trop plein d’amour et d’admiration mutuelle.

Deux peintures, deux styles diamétralement opposés.   

 

L'une propose en effet une peinture aux lignes nettes, aux couleurs vives principalement composées de nus, de portraits et de natures mortes ; une peinture colorée, vivante, attachée aux sujets humains.

L'autre choisit de représenter des " déserts urbains", des ruelles vides, des maisons fermées comme enveloppées de brume.

  valadon3

De plus, comme si le succès des deux artistes ne pouvait coexister ; c'est lorsque son fils commence son ascension vers le succès, en 1933, qu'elle s'éclipse et stoppe presque toute sa production, elle devient « conseillère ».

Puis brutalement après sa période faste, Utrillo décline : il passe du statut de peintre reconnu à celui de peintre médiocre. S'enfermant dans ses paysages urbains, il peine à se renouveler ; alors, c'est à ce moment que Suzanne reprend le flambeau, et retrouve sa production d'antan puis la surpasse de loin.

 

Elle fera de nombreuses expositions dont une particulière chez Berthe Weill en 1915. 

En 1923, Valadon, Utrillo et Utter s'installent au château de Saint-Bernard dans le Beaujolais qu'ils ont acheté.
Ils feront des expositions de groupe en Hollande et à New-York.

Son succès devient international .
 En 1936-1937, l'état lui achète plusieurs oeuvres importantes.

 

 

Actuellement, ses œuvres sont conservées dans de nombreux musées, dont le Musée National d'Art Moderne, le Centre Georges Pompidou à Paris, le Metropolitan Museum of Art à New York, le Musée de Grenoble, le Musées des beaux arts de Lyon.

 

 

J'espère que vous aurez pris plaisir à "faire la connaissance" de Suzannne.

Pour tout revoir :

je vous ai parlé de sa vie ici

de ses débuts de modèle, ,

de son travail de peinture, ...

et avec ce " dernier chapitre"....

j'espère que vous aurez appris à la connaître et l'apprécier.

Reste à copier l'une de ses oeuvres pour rentrer davantage dans son univers !!!....

 

 

Et pour vous mettre dans l'ambiance :

 

 

Et la retrouver :

-"Suzanne Valadon" Jacques Champion chez Fayard

- "Les escaliers de Montmartre" Tome 1 - Michel Peyramaure - Robert Laffont

et toujours

- " Une histoire des femmes peintres de Clarisse Nicoïdski
 dont je vous parle régulièrement

.... connaissez vous d'autres écrits, d'autres lectures à nous conseiller ?

 

 

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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 09:58

 

 

 

valadon-suzanne-autoportrait1917"Autoportrait"1917

 

  « Que des hommes m’aient aimée, soit. Mais je veux être aimée des hommes qui ne m’auront jamais vue, qui demeureront à rêver et à m’imaginer devant un carré de toile où, avec mes couleurs, j’aurai laissée un peu de mon âme »

Suzanne Valadon 

 

 

Les premiers pas artistiques de Suzanne Valadon ( qui s'appelle encore Marie-Clémentine) sont ceux d’une dessinatrice.


1908Valadon1908

 

Dès 1883, ses premières oeuvres, à la mine de plomb, au fusain, à la sanguine sont inspirées par ses modèles familiers (son fils, sa mère, elle-même, Miguel Utrillo...)...

L’influence d’Edgar Degas, qui l'encourage se retrouve dans une étude de danseuses au pastel, mais aussi dans les nombreux nus « à la toilette », sans pour autant effacer le caractère propre, et fort, de ce talent qui s'annonce.


Les années passent, la peinture à l’huile l’occupe exclusivement.

Les thèmes principaux de Suzanne ?


- De nombreuses études de fleurs, de bouquets surtout,  des natures mortes, et des paysages aux couleurs vibrantes.


valadon 3valadon15valadon03

- Mais ses premières expositions au début des années 1890 comportaient principalement des portraits, et des autoportraits... magnifiques!

C’est une portraitiste !

 Et elle peint ainsi les visages de ceux qui l'entoure et qu'elle aime : son fils « à la palette » ou « au chevalet », ses amants ( tel "Erik Satie), sa mère ... elle-même....


78690 ValadonUtrillo

Utrillo

SuzanneValadon-Portraitd'ErikSatieErik Satie

ValadonAutoportraitAutoportrait


- Mais Suzanne est aussi et je dirai surtout connue, pour ses nus.

Loin de ceux peints par Berthe Morisot ou Marie Cassat (ici), elle sera la première femme à peindre des nus ... en "vrai peintre".

De plus, elle se représente souvent dans ses tableaux, n'hésitant pas l'âge avançant à se représenter avec un corps et un visage" fatigué".

Elle "emprunte" à Gauguin et à cette époque "avant gardiste" , avec ces cernes et ces couleurs ... mais elle annonce aussi , comme dans "La chambre bleue" ( 1923) les mises en espace de Matisse avec "personnage et décoration" : avec non pas une recherche d' "effets réalistes "  mais des juxtapositions et des aplats.

 

 

num_risation0024

La Lune et Le soleil ou La brune et la Blonde, 1903

Cette composition, un de ses plus anciens tableaux de nus, caractéristique de l'époque où, tout en subissant l'influence de Puvis et de Gauguin, Valadon élabore un style personnel.


valadon 1"La chambre bleue"1923

 

Et quelques tableaux... parmi bien d'autres....


Nu assis sur un divan de Suzanne Valadon 1922..

SuzanneValadonNusvaladonvaladon06valadon1922grandnuvaladon 2

Valadon, Reclining NudeValadon-nu à la draeValadon-Nu


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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 08:41

 

" Son chapeau, ses lunettes, ses gros bas, son chandail et son imperméable lui prêtaient une allure masculine qui m'intimidait presque, et ce que je pouvais savoir de cette singulière créature n'était point pour me rassurer. C'était une petite femme très vive, très volubile qui apportait aux moindres discussions une passion extraordinaire. Ses démêlés avec les commerçants de la butte dégénéraient presque toujours en querelle ou en éclats de rire. Un rire étrange qui, lorsqu'elle avait, selon ses propres termes, "le boyau à la rigolade", vous déchirait le tympan -

Carco dans "l'Ami des peintres "-1944-

 

 Cette silhouette, ce "portrait", c'est celui d'une Suzanne "plus toute jeune"!....

 

Mais, Suzanne, avant d'être peintre...elle était, elle "est" modèle...

 

 

SuzanneValadon

Et vous ne connaissez qu'elle !...


 

Quelques exemples ?


Par Puvis de Chavannes :


Dans "le bois sacré"


Bois sacré Puvis de Chavannes

Puvis de Chavannes, Pierre (1824-98) Suzanne Valadon 1880

 

Par Toulouse Lautrec :


"La buveuse"

 

Portrait de Suzanne Valadon par Henri de Toulouse-Lautrec

 

"Suzanne à la fenêtre"


Valadon par Toulouse Lautrec

"Femme rousse de dos"


ValadonToulouseLautrec

 

Par Renoir :je dirais " évidemment"!!!


"Danse à la ville"


valadon01

"Danse à Bougival"


DanseàBougivalRenoir

 

"L'une des baigneuses"( la brune)


Les Baigneuse-Renoir

"Des portraits"


Valadon par Renoi

Pierre-Auguste-Renoir-Girl-Braiding-Her-Hair-(Suzanne-Valad

Suzanne par Renoir

 

Je vous l'ait dit, vous ne connaissez qu'elle !!!...

Amusez vous à la retrouver dans d'autres tableaux ...

elle est facilement reconnaissable...

(Pour relire "sa vie"...ici!)

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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 09:09

Notre troisième période de l'année :" la peinture : une affaire d'hommes ?" nous a emmenés vers la réalisation de scènes de la vie quotidienne, de scènes intimes...
Nous avons pour cela travaillé sur les personnages, les attitudes, les proportions...

Voir le bilan de la période, ici

 

Avec notre quatrième période qui va commencer dès la semaine prochaine :

"Portraits et Autoportraits" ( ou «  Dans le secret de l’atelier »),

nous allons faire un cadrage plus resserré et donc nous intéresser surtout aux visages et aux expressions.


Ces deux périodes sont pour moi à prendre en compte ensemble, la deuxième étant la suite logique de notre première période...

 

Plan général et plus large pour les personnages,

cadrage plus resserré pour les portraits.

 

Pour cela, je vous ai proposé, puisque c'est notre fil rouge, d'aller voir du côté du travail de certaines femmes peintres reconnues pour leur travail sur les portraits; telles, Elisabeth Vigée Lebrun, Marie-Guillemine Benoist,  Angelica Kauffmann, Rosalba  Carriera, Françoise Duparc, Frida Kahlo, Marie Laurencin, Alice Neel …mais aussi celles que nous avons vu pécédemment...ou d'autres ... les portraits et autoportraits étant des sujets récurrents dans l'histoire de la peinture.


Avec ce sujet, nous pourrons travailler avec toutes les techniques de peinture mais nous serons sûrement amener à travailler le pastel sec.

Avant tout, nous reverrons les proportions des visages, les couleurs de la peau, et les différents cadrages.

 

Pour les cours de peintures et de dessin : cherchez donc des reproductions de peintures, des photos de magazine... pour vous exercer... et commencez à préparer des modèles plus personnels pour la suite.


julie"Julie Manet" par Berthe Morisot

 

Pour l'atelier couleurs du vendredi matin : au programme suite de l'apprentissage des accords et autres harmonies... et leurs applications !


Pour le cours du mardi soir : l'atelier technique, nous continuons la découverte et "le maniement du couteau", avec deux sujets pour les semaines qui viennent :

la réalisation d'un sujet "urbain" et un bouquet de fleurs...

deux sujets différents et complémentaires qui vous aideront à étendre votre connaissance des gestes .

Nous nous étions séparés sur l'utilisation du modeling paste, et autres adjuvants pour faire des fonds structurés. Nous "repartons" avec les mêmes : c'est à dire prévoyez, outre le support, des papiers différents ( kraft, journaux, papier de soie... ), de la colle, genre Caparol, un "spalter"... du gesso éventuellement, ... du modeling paste donc, du sable et autres mortiers que vous pouvez posséder (n'achetez pas des choses compliquées... portez ce que vous avez...) et nous allons avant tout "jouer les fonds".

 

DSCN0631

DSCN0626DSCN0629

De mon côté, je suis en pleine préparation...

A quelle sauce, allez-vous être mangés ?

 

Soyez en forme !!!!

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Published by L'Ocre Bleu - dans L'atelier création
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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 08:41

... pas un Adieu!


C'est une phrase que l'on dit souvent, et qui garde tout son sens, après ces moments où nous venons de dire au revoir à Aline, et où l'émotion était au rendez-vous. 

C'est ainsi que j'avais envie de vous parler d'elle et de sa peinture ... en cette année où nous parlons de "femmes peintres"..... et où elle trouve donc tout naturellement sa place !


Depuis qu'elle venait à l'atelier, j'avais appris à la connaître et à l'apprécier ; j'ai pu compter sur son amitié, je dirais même son affection et je la remercie de petits mots, de petites phrases juste dites au bon moment.

Pudique, elle cachait ses sentiments souvent sous un peu de "rudesse", mais nous avons eu nombre de discussions et d'échanges passionnants...

Artistiques d'abord, personnels bien sûr ....

J'ai pu apprécier la culture, l'intelligence, la profondeur de sa réflexion et j'ai admiré cette envie toujours de comprendre, de connaître, d'expérimenter et surtout d'exprimer.

 

Par la peinture bien sûr ...

 

 

Aline

 

Aline fréquentait mes cours et autres ateliers depuis 7 ans.

Peindre ensemble, réfléchir ensemble, tissent des liens qui vont au delà de la "simple réalisation" picturale ...

 

Je ne sais pas si vous le savez, mais Aline avait déjà quelque chose de "prédestiné"... Elle s'appelait "Aline" ... grâce à Gauguin !

En effet son père, marin de son état, était aussi artiste.

Admirateur de Gauguin (qui avait lui aussi navigué dans sa jeunesse), il avait choisi d'appeler sa fille .... Aline (comme la fille aimée de Gauguin, qui décèdera à l'âge de 20 ans...)

De par son goût des voyages,son père avait ramené le goût des " oeuvres d'ailleurs" et lui-même a peint et sculpté dans cette même veine d'inspiration, et laisse nombre de travaux magnifiques!

Aline était très admirative de l'oeuvre de son père, et disait souvent ne pas prétendre faire aussi bien.

Elle n'a d'ailleurs vraiment commencé à peindre qu'après sa disparition!

Et pourtant...

 

 

Je repense à nombre de ses réalisations ..."fortes", toujours pleines de sens qu'elle a réalisées.

Elle passait beaucoup de temps, la nuit quelquefois, à réfléchir, à observer, à mettre en scène .... à reprendre.

Elle aimait ce travail d'études et ce dépassement de soi-même, dans son appartement rempli de souvenirs et auprès de sa chienne Téva.


Expofleurs02582.jpg

Son dernier travail exposé...

mal photographié... désolée!


Je lui ai dit un jour que ses peintures avaient un "sens sourd et primitif"...

Devant son étonnement, je lui expliquais alors que je retrouvais dans son travail, l'admiration que son père avait porté à Gauguin...


AlineT1Dessin préparatoire

AlineT2AlineT3

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Aquarelles préparatoires...

AlineT166Oeuvre finale...

 

Sans copier bien sûr une seule de leurs oeuvres, cette force se retrouvait aussi dans sa peinture.... cette force qui a "tenu" sa vie, sûrement difficile... mais aussi cette fragilité et cette sensibilité qu'elle livrait dans son travail....


Elle aimait aussi les couleurs ... qu'elle avait fait poser sur les murs de son appartement, et qu'elle travaillait souvent en pleine pâte ... en pleine matière, d'où son plaisir aussi du pastel.

Elle aimait se lancer des défis sur des techniques toujours renouvelées.



aline-t.jpg"Mon portrait... cubiste ... et je dirais exotique aussi!!!"

 

Aline, je garderai avec moi nos discussions passionnées, je garderai ces livres que tu m'as offerts pour me faire partager tes coups de coeur...j'aurais aimé garder quelques peintures ....mais je les ai dans la tête et dans le coeur...


VGUne  étonnante"peinture sculpture" d'un buste de Vabn Gogh...

bien mal photographié !...


Je suis heureuse de t'avoir fait découvrir ... Nolde...de t'avoir permis d'exprimer... "Van Gogh"! ...de t'avoir permis de "te débloquer", ... artistiquement comme tu me le disais ... et j'espère t'avoir permis de vivre d'agréables moments !


240906-079.jpgSortie dans le parc de Maison Blanche

Tu auras toujours une place importante en cours ... je penserai souvent à ce que tu ne manquais pas de me dire lorsque tu pensais que je ne t'accordais pas assez de temps :

"Eh ! attends, reste ici,ne t'en vas pas...!"

..."Mais je suis là !"... je te disais !

 

Aline-T.jpgTa participation humoristique

à notre concours de cartes postales

sur tes occupations pendant les vacances ... tout y est !

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 07:23

 

C'est avec une grande émotion que je vous fais part du décès d'Aline Tourniaire.

 

Aline

 

Fatiguée depuis plusieurs mois,elle ne pouvait plus se joindre à nous. Mais elle nous "suivait" toujours avec intérêt et envisageait il y a peu, la possibilité  de continuer.

Elle espérait reprendre les cours ....

 

Ses obsèques auront lieu lundi 28 février à 15h30 

en la chapelle du funérarium de Saint Pierre...

 


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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 07:34

 

Après avoir fait "la rencontre" de Marie Bashkirtseff (voir ici), « femme de tempérament » qui nous a laissé, malgré une vie trop courte, un journal riche d'enseignements, notamment sur la vie des femmes de son époque, et une œuvre picturale forte, peinte sans mièvrerie, allons à la rencontre maintenant, d'une autre femme à la jonction de ce 19e et 20e siècle.

Une autre femme, possédant un caractère que l'on pourrait comparer à celui de Marie, mais qui naît loin des milieux bourgeois et aristocrates, auxquels Marie appartient, et loin surtout de l'univers « douillet » de Berthe Morisot ou Marie Cassat...

La vie des gens du peuple à la fin du 19e siècle, est très difficile. Les enfants travaillent dans les usines, et souvent meurent par accident, broyés par les machines. La guerre de 1870 fera de nombreux morts et d'invalides.

C'est dans cette époque et ce milieu, "milieu" que peint Marie, celui des gens du peuple et des "enfants des rues" que vient Suzanne Valadon.

Fille d'une blanchisseuse, elle n'a pas connu son père et grandit avec les autres gamins des rues. Ces gamins des rues, si bien représentés dans un tableau de Marie.



Le Meeting

"Un meeting" - Marie Bashkirtseff
1884 - huile sur toile 195 x 177 cm
Musée d'Orsay - Paris

 

Suzanne Valadon (1865 - 1938), naît en fait, Marie-Clémentine Valade, le 23 novembre 1865 à Bessines-sur-Gartempe (à une trentaine de kms de Limoges). 




Mais, en 1870, lors de la guerre avec la Prusse, puis lors de la commune, mère et fille se fixent à Montmartre où c'est encore la campagne ; pas seulement « quartier des plaisirs », on y rencontre le « petit peuple » ; et le quartier, la nuit n'est pas très sûr.

Des artistes s'y installent, car ils sont souvent très pauvres. 

 

Madeleine, le jour femme de ménage, et le soir repasseuse, a peu de temps pour s'occuper de sa fille ; elle la confie à une concierge, puis à sa fille aînée et enfin au monastère saint Jean à Montmartre.

Marie Clémentine, curieuse mais indisciplinée, fréquente une école religieuse où on la supporte assez mal et dès l'âge de 10 ou 12 ans, doit gagner sa vie.

Elle exerce de nombreux petits métiers : serveuse de café, bonne à tout faire, "acrobate - trapéziste" dans un cirque ambulant, elle réalise alors un rêve d'enfant, mais à 15 ans, ... une chute met fin à sa carrière.


Son passe-temps : le dessin.

 

Elle aide sa mère, et c'est en portant le linge chez les clients... qu'elle fréquentera le milieu artistique de Montmartre, et sera ainsi à l'écoute de discussions sur l'art "d'avant-garde"...

C'est ainsi qu'elle rencontre le peintre  Puvis de Chavannes.

Elle devient son modèle...

Puis pose pour Renoir,dont elle devient la maîtresse.


Valadon par Renoi "Suzanne Valadon" par Renoir


Elle a beaucoup "d'admirateurs" dont un certain Miguel Utrillo y Molins, un aristocrate espagnol homme de lettres et critique d'art.

A 18 ans, elle met au monde un fils dont elle ne sait pas qui est le père; Maurice  naît le 26 décembre 1883.



Valadon et son fils

 

Elle continue de gagner sa vie comme modèle

et fait aussi des dessins

notamment des portraits à la mine de plomb, au fusain ou à la sanguine.
 

Miguel Utrillo s'intéresse à Maurice, et il lui rend très souvent visite alors que Marie Clémentine vit toujours chez sa mère.

En 1886, elles emménagent dans la "maison- atelier" d'Henri de Toulouse Lautrec.

 

Marie Clémentine plaît beaucoup à Henri et il en fait très vite son modèle...

Ainsi que sa maîtresse.



Valadon par Toulouse Lautrec"Suzanne Valadon" par Henri de Toulouse Lautrec

 

Elle l'accompagne partout, notamment la nuit et c'est Toulouse Lautrec qui lui donne le prénom de Suzanne parce qu'elle pose nue pour des peintres plus âgés.

 

("Suzanne et les vieillards"ou "Suzanne et les deux vieillards" ou encore "Suzanne au bain" est un épisode biblique racontant qu'une jeune femme, Suzanne, surprise alors qu'elle prend son bain, refuse les propositions malhonnêtes de deux vieillards qui l'accusent alors d'adultère et la font condamner à mort. Mais le jeune prophète Daniel survient, prouve son innocence et fait condamner les vieillards... c'est un sujet souvent peint par de nombreux artistes; "Artemisia" , que nous avons déjà rencontré en a fait une version, dans laquelle elle s'est elle-même représentée en Suzanne)


Mais revenons à Marie-Clémentine... enfin, à Suzanne  désormais.....

 

En découvrant par hasard quelques-uns de ses dessins,  

Toulouse Lautrec lui conseille de les montrer à Degas

qui, très enthousiaste, la prend comme élève ; elle devient sa protégée.

Elle ne posera jamais pour lui.

Or il sera celui qui l'admirera le plus et il lui achète nombre de ses œuvres.


En 1888,Toulouse Lautrec apprend que Suzanne veut l'épouser, il rompt...Elle tente alors de se suicider...
En 1892, elle est la maîtresse d'Erik Satie  puis de Paul Muzy,



valadon03

"L'église de Belgodère"

Suzanne Valadon

 

Elle commence la peinture à l'huile à la même époque.

Valadon fait le portrait des hommes qui traverse son existence,

tel Erik Satie.

Elle commence à connaître le succès parmi ses amis peintres.

Elle expose en 1894 à la société nationale des beaux-arts.

En 1897, Ambroise Vollard  publie son œuvre gravée,

c'est déjà une forme de consécration.


Miguel Utrillo reconnaît Maurice comme son fils même si ce dernier le déteste.
En 1896, Suzanne épouse Paul Muzy; ils s'installent en haut de la butte Montmartre et la situation confortable de son mari permet à Suzanne de se consacrer entièrement à la peinture.



valadon05"Portrait de Maurice Utrillo"-

Suzanne Valadon - 1921

 

Elle apprend la gravure avec Degas et expose régulièrement.

 

Maurice vit toujours avec sa grand-mère; il a 13 ans, boit déjà,et est insupportable. A 16 ans il sera interné à Sainte-Anne suite à ces problèmes.

Il avoue à qui veut l'entendre que sa mère est la plus grande et la plus belle, il admire tant son génie qu'il est prêt à devenir son élève. Elle se charge d'initier Maurice au dessin et à la peinture, et à sa sortie de l'hôpital, Suzanne l'oblige à peindre pour l'occuper...Mais il continue à boire et son beau-père le met à la porte.

A l'âge de 44 ans, Suzanne quitte son mari après 13 ans de mariage pour vivre avec André Utter, un ami de son fils à qui elle avait demandé de poser pour son tableau "Adam et Eve", où elle se représente elle-même en tant qu'Eve. Il a 23 ans.



valadon02

"Adam et Eve" - Suzanne Valadon-1909

 

Suzanne, Maurice, André choquent leur entourage par des comportements excentriques autodestructeurs dans une sorte de "trinité maudite".

 

Les critiques sont favorables pour Suzanne, elle expose mais ne vend pas beaucoup.

Les peintures de Maurice sont de plus en plus en faveur mais il les échange souvent contre de la boisson.



valadon04"Le lancement du filet"

Suzanne Valadon

 

En 1912, il rentre à nouveau en cure de désintoxication.

C'est la guerre, André Utter est envoyé au front (elle l'épouse en 1914). 

Madeleine décède et Suzanne se retrouve seule et sans ressources. Pendant la guerre, elle fait alors les moissons en Beauce ou vend des gouaches en échange de nourriture.

  La guerre finie, elle reprend ses activités picturales.

Elle expose notamment chez Berthe Weill mais vend peu, au contraire de son fils.

En 1911 elle fait une exposition particulière chez Clovis Sagot.

C'est le début d'une carrière qui va lui permettre d'être connue à l'étranger :

elle expose en groupe aussi à Munich.

Suzanne Valadon-Utrillo et Utter "Valadon - Utter-Utrillo" 1920
 

Maurice fait encore un séjour à l'asile dont il s'échappe, et Suzanne et André décident de le prendre à nouveau chez eux. Ils n'arrivent pas à l'empêcher de boire mais Utter gère les affaires d'Utrillo et "l'argent revient".

Ils vivent ainsi une vie de luxe grâce à la vente des tableaux d'Utrillo qui atteignent des sommes très importantes. Ils achètent même un château dans l'Ain.



valadon06

" La poupée abandonnée" 1921

Suzanne Valadon

 

Vu le succès de l'œuvre de Suzanne, une rétrospective est organisée,

puis en 1932 une importante exposition avec un catalogue préfacé par Edouard Herriot. Mais les ventes sont quasiment nulles.

 

Le mariage de Suzanne va mal, Utter s'en va. En 1935, hospitalisée suite à une crise aiguë d'urémie, elle devient très faible.

Elle fait alors la connaissance de Lucie Valore, une veuve de banquier belge qui lui tient compagnie.

Voyant que Suzanne se demande qui s'occupera de son fils après sa mort, elle propose d'épouser ce dernier. L'idée d'abord amuse Suzanne, mais très vite elle comprend qu'elle va y perdre tout le confort auquel elle est habituée. Utter proteste aussi... Sans résultat. Maurice épouse Lucie deux ans après.

Suzanne se retrouve seule et recommence à visiter les bistros.

Elle y rencontre son dernier grand ami, le peintre Ghazi...

Elle vieillit, sa production diminue

et elle meurt le 17 avril 1938 d'une congestion cérébrale,

entourée de ses amis : Picasso, Braque, Derain...

Utrillo, pris d'une crise nerveuse n'assistera pas aux obsèques.

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 07:24

 

Cette période de travail étant terminée, nous pouvons faire un petit bilan, au niveau des notions et des théories que nous avons eu la possibilité de découvrir ou de perfectionner.

 

 

accordsbinaires
Les travaux que je vous ai proposés de réaliser m'ont permis de mettre l'accent sur trois points :

1) le geste : avec l'exercice sur les dégradés, soit en modelé doux, soit en modulation chromatique. Je vous conseille d'ailleurs de continuer à les travailler, c'est ainsi que vous pourrez acquérir et perfectionner votre "écriture picturale".(reprendre?)

 

2) le lien entre les valeurs tonales et les valeurs colorées : indispensables pour bien équilibrer le travail des masses.(réviser?)


3) les bases d'une composition équilibrée, centrée avec l'étude d'un tableau de Berthe Morisot.(revoir?)

 

 

drapés

"Qui se cache derrière un drapé crayonné par Anne-Cécile ?"

 

 

Dans les autres ateliers :


- en dessin : personnages et attitudes n'auront bientôt plus de secrets pour vous.

- en atelier technique : vous commencez à bien manier le couteau !

- en atelier couleurs : nous avons bien avancé sur les notions de palettes de base et de quelques accords.

 

couteau"Une dictée" ... en cours de finition de Laurence.

 

Reposez-vous avant d'aborder la prochaine période qui sera dans le "prolongement" de celle-ci ...

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 08:14

 

Une belle surprise ce matin en ouvrant notre quotidien régional que de trouver un article sur notre dernière exposition.

Merci au correspondant de la Provence qui s'il n'a pu être avec nous lors du vernissage, s'est déplacé dans la semaine pour découvrir et " couvrir" vos dernières créations!

 

 

1expofévrier

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