Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

Un blog pour les passionnés de dessin, de peinture, et d' arts plastiques.
Pour ceux qui veulent apprendre : de la découverte, en passant par l'apprentissage puis la  pratique ...
Pour ceux qui veulent créer.
Plus des infos sur les expos, l'histoire de l'art ....

Conseil du jour

 

Vous pourrez retrouver désormais le blog de L'Ocre Bleu à cette nouvelle adresse :

http://l-ocre-bleu.fr/

 

Archives

19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 17:34

 

1885 – 1979

 

  Sonia Delaunay

Sonia et Robert Delaunay se sont intéressés aux études sur la couleur de Chevreul et sa théorie des relations entre les couleurs, publiée en 1839: « De la loi du contraste simultané des couleurs »

Comme le firent avant eux, les Impressionnistes et les Post-Impressionnistes , ils s'en inspirent dans leurs travaux ... et fondent en 1911 un mouvement pictural, l'orphisme qui se caractérise par l'utilisation de couleurs vives et de formes géométriques.

Mouvement déterminant dans l’histoire de l'art du XX° S. (Ce nom d'  "orphisme" fut qualifié par leur ami Guillaume Apollinaire )

Robert est le deuxième mari de Sonia ; ils se rencontrent en 1909, et au niveau artistique, pendant 30 ans que dura leur vie commune, ils travaillèrent ensemble , échangeant des idées, se «  nourrissant » l'un l'autre de leur réflexions et de leur travail .

 

 

Sonia Delaunay est née Sarah Stern le 14 novembre 1885 à Gradijsk près d'Odesssa en Ukraine.

En 1890, elle quitte ses parents et s'installe chez un frère de sa mère, Henri Terk, avocat riche et réputé de Saint Pétersbourg. Elle prend le nom de Sonia Terk, bien qu'elle ne soit pas adoptée officiellement.

 

Elle va vivre, éduquée par de nombreuses gouvernantes dans une maison cossue, dans les traditions juives et dans un milieu artistique et musical. Elle apprend plusieurs langues et passe ses étés dans une maison de famille en Finlande.

Elle voyage aussi beaucoup , en Allemagne, en Italie, en France, visitant musées et galeries.

Dès 16 ans, son professeur d'art l'encourage pour ses dons en dessin. Et sur ses conseils, sa famille l'envoie dans une école d'art en Allemagne.

Sonia a 18 ans et entre à l'académie d'art de Karlsruhe.

En 1905, elle part pour Paris où elle fréquente l'Académie de la Palette à Montparnasse mais découvre surtout lors de visites d'expos et de galeries : Cézanne, Van Gogh, Gauguin, Bonnard … Matisse …. Les Fauves ...

Elle rencontre un collectionneur et galeriste allemand, Wilhelm Uhde, de onze ans son aîné, elle l'épouse le 5 décembre 1908. Cela lui permettra de connaître l'élite artistique et littéraire de Paris.

C'est dans la galerie de Uhde que Sonia rencontrera pour la première fois Robert Delaunay ...

 

 

 

À Paris, Sonia et Robert fréquentent et reçoivent leurs amis artistes, tel Blaise Cendras, pour qui Sonia fut la première artiste à illustrer les poèmes avec des peintures. En 1913, ils publieront ensemble un « poème affiche » : «  La Prose du Transsibérien et de la petite Jehanne de France ».

C'est l'un des plus célèbres livres illustrés du XXe siècle avec Jazz de Matisse.

Le travail de Sonia s'applique à la peinture, aux tissus, à la céramique… elle refuse en effet de faire une distinction entre les « Beaux arts » et l'art décoratif ou appliqué. Elle peint des tableaux, mais fabrique aussi des objets de décoration (des coussins, abat-jours, boîtes), ou créait des motifs, de formes géométriques et de couleurs vives pour des tissus, dessine des vêtements … pour la mode ou le théâtre...

Sonia Delaunay est la première femme à avoir eu, de son vivant, une rétrospective au musée du Louvre en 1964.

Elle est nommée officier de la Légion d'honneur en 1975.

Le musée national d'art moderne de Paris, le « Centre Georges Pompidou » possède la majorité de son travail. Deux mille de ses œuvres y ont été scannées et répertoriées afin de faire connaître l'étendue de l'œuvre de Sonia Delaunay qui a participé aux mouvements déterminants du XXe siècle : "abstraction", "non figuration", "dada", "cercles et carrés", ...

Elle meurt à Paris le 05 décembre 1979.


Repost 0
17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 21:01

 

 

VdSMaria Héléna Vieira da Silva

" Sans titre" 1987

tempéra et encre de chine

sur papier Japon 66,3 x 31 cm

 

Je suis " tombée" sur un petit livre plein de charme qui sous la plume de Bernard Noël, nous livre quelques "réflexions" sur son travail de peintre de Maria Héléna Vieira da Silva.

(Nous l'avons déjà rencontré il y a peu : voir ici.)

 

Ce texte sous forme d'entretien est accompagné de dessins de Maria Héléna, et d'un poème " les Etats de l'air" écrit devant des dessins de celle-ci.

Le texte est un peu "long" pour mon article, mais il vaut la peine bien sûr de prendre un peu de temps pour le lire, le déguster ... et le méditer ...

 

Bernard Noël : "Parler de thème, de couleurs, de formes ne donne pas à voir, c'est un semblant, alors autant commencer par ce dont on peut parler, et qui toujours se ramène au travail "

 

Vieira da Silva :"Je suis très heureuse quand je peux travailler, mais pas toujours, car je n'en suis pas toujours digne : parfois, je me laisse envahir par l'angoisse, et puis je suis trop souvent dérangée... Quand on veut faire passer dans la main quelque chose qui est dans la tête, c'est très long, et ça ne vient pas comme on avait pensé. Il y a une lutte entre la tête et la main. Je ne me sens pas gestuelle. Je ne sens pas que je fais un geste. Je sens que je fais quelque chose qui obéit à ma tête, à ma pensée. Ce qui se passe là est mystérieux. Si je mettais dans une machine un tas de petites taches avec des couleurs, j'arriverais peut-être à faire un tableau comme les miens, mais ça prendrait plus longtemps qu'à la main. J'ai fait des collages à la machine à écrire, des tas de O, des tas de I, mais une fois collé, c'était trop froid, trop égal, même si je variais la couleur de l'encre et celle des papiers. Il fallait que je passe de la couleur" …

 

Vous parliez de lutte entre la tête et la main, mais une fois le travail engagé, la main n'est-elle pas plus libre ?

 

C'est très rare qu'elle travaille toute seule, la main, elle est très timide, très méfiante. Parfois, je dois lutter avec la timidité presque tout le jour. J'ai remarqué que j'avais plus de mal à travailler le jour que la nuit. La nuit, je pers la peur … Je n'arrive pas à savoir exactement entre la main et la tête. Je sens très peu l'autonomie de la main. La tête est toujours là. Quelquefois la main apporte des surprises heureuses, mais c'est très rare. Il arrive aussi que des choses sortent de ma tête, des choses dont je n'ai pas conscience. J'ai l'impression que tout vient davantage de la tête que de la main, mais comment savoir ?

 

Qu'est-ce qui fait qu'on passe une vie à peindre des images ?

 

Une vie. C'est étrange. Je me demande cela tous les jours. C'est si difficile de parler de la peinture. Par exemple, c'est un de mes derniers tableaux... Je ne sais pas s'il est fini. Selon la lumière, je me dis, tu pourrais encore, et puis je n'ose pas. Je pourrais en dire beaucoup de choses, mais ces choses ne sont pas encore des mots. Si ce tableau n'était pas de moi, je l'aurais regardé, et il me semble qu'il m'aurait intéressée... Et cependant ce que je vois et ce qui m'intéresse, je ne peux en parler. Le monde des formes et des couleurs est un autre monde qui a très peu de rapports avec la parole. Quand je regarde un tableau, je me dis c'est curieux et çà et çà, mais quand je traduis en mots, je ne suis même plus sure de ma pensée... Quand je peins, ce n'est pas avec des paroles, les paroles sont absentes, ou si je dialogue avec moi-même, c'est en parlant d'autre chose. Quand je peins, je calcule, oui, je suis toujours en train de calculer, toujours. Je calcule le dosage de tel millimètre. Le dosage de la densité. La correspondance de telle tache avec telle autre tache. Le tableau se fait uniquement avec çà... La littérature, la pensée, ça n'existe pas quand je peins. Je suis occupée comme un ébéniste. Ce n'est pas une question technique, pas du tout. Pour aboutir à une certaine force, à une certaine densité, j'oublie tout le reste. Que de fois je modifie une tache minime, si minime que personne ne la voit, et il me semble que le tableau trouve sa force quand je fais çà.

 

D'où vient le sentiment de cette nécessité ?

 

Qui m'impose çà ? C'est le tableau lui-même. Au commencement, le tableau a une structure qui demande certaines choses ou qui le rejette. Cette structure doit avoir une signification. Elle en a une pour moi à partir du moment où, dessinant quelque chose, je rentre dans le tableau … C'est un peu absurde, n'est-ce pas, de parler ainsi ? … Tant que je ne peux pas entrer dans le tableau, le tableau n'existe pas. Puis çà commence, et je sais que je vais pouvoir me promener là-dedans. Alors, je deviens petite et je rentre dans le tableau. L'autre jour, en venant ici où il y a une belle lumière du nord, j'ai vu ce tableau-là … Dans ce tableau, on voit une chose qui arrive rarement dans la nature, quand on est subitement entouré par une brume qui envahit tout. Je n'ai vu cela que deux fois. Une brume qui enveloppe tout, et cependant elle met les choses comme dans la lumière. Si l'on ne représentait rien dans un tableau, il n'y aurait pas de lumière.

 

Mais en même temps la représentation n'est rien, car la peinture se sert de l'image pour autre chose que l'image ….

 

Curieux que pendant tant de siècles on ait peint des martyrs, mais ce sont des martyrs qui ne souffrent pas. Je n'aime pas la souffrance en art,je ne l'aime pas car on ne peut pas peindre la souffrance. Si on pouvait la peindre, ce serait insupportable. Goya y parvient quelquefois, et elle est si grande qu'on sent qu'il l'a peinte malgré lui. On sent qu'il est passé à côté des charniers, qu'il a vu … La vraie souffrance, on veut la représenter aujourd'hui,mais je crois qu'il n'est pas possible de peindre la vraie souffrance. Le cirque romain, çà c'était la vraie souffrance, et çà devait être insoutenable... L’histoire est affreuse, une suite d'horreurs. Mais que l'histoire que racontent les peintres, les sculpteurs, les architectes donne l'impression qu'il y a eu tout de même quelques êtres qui ne se battaient pas.

 

Est-ce que la reconnaissance de votre œuvre a changé quelque choses dans votre travail ?

 

Être accepté est très important, important parce qu'il faut vivre, mais le regard des gens sur mon travail me fait tellement peur. Il y a réponse et réponse, parfois le mot juste vient d'où on ne l'attend pas, et cela fait plaisir … Un jour, un technicien est venu ici, un ingénieur, pour une histoire de robinets, et il s'est arrêté longuement devant un tableau. Il m'a dit : «  Ah, c'est intéressant, c'est un peu dans le genre Basque ». Cela m'a beaucoup plu parce que ça témoignait d'un vrai regard sur le tableau en question. Une autre fois, un fumiste m'a dit : «  Vous faites çà d'après nature ou d'après photo ? » J'ai été très touchée par l'attention de ce fumiste … Mais j'ai honte de ma peinture devant des gens pas préparés … Il y a beaucoup d'injustice dans le monde de l'art. Pierre Jean Jouve nous a expliqué un jour qu'il y a 4 manières d'être artiste : avoir du génie et du succès, avoir du génie et pas de succès, avoir du succès et pas de génie, n'avoir ni succès, ni génie... je crois que c'est vrai, non ? Et encore, on ne sait pas, tout dépend de l'époque. On ne sait pas quelles choses comptent. Un chef d’œuvre ne peut jamais donner de fruits. Une montagne peut accoucher d'une souris, ou l'inverse . Nous voulons avoir des certitudes, mais notre présence en ce monde est toute faite d'incertitudes. Nous n'avons de certitudes que pour les petites choses , au jour le jour, et encore … L'art donne la sensation de certitude gratuite qui peut aider à vivre.

 

Vous travaillez pour aider à vivre ?

 

J'aimerais bien, mais je n'ai pas cette prétention. On parle beaucoup aujourd’hui contre l'élitisme. En fait, n'importe qui peut aujourd'hui se procurer des livres, de la musique, mais il y a des groupes de gens pour chaque chose. Certains aiment le sport, d'autres le bricolage, d'autres les timbres … et les plus grands génies ne peuvent aider beaucoup de gens, quelques uns seulement. Aujourd'hui , les grandes œuvres sont à la portée de tous, mais tous ne le savent pas. L’esprit souffle où il veut et quand il veut, dit la Bible. Je voudrais qu'il souffle tout le temps. Mais peut-être n'a t-il pas assez de souffle pour souffler sur tant de gens. Le mal, la laideur viennent de la bêtise, et contre la bêtise il n'y a rien à faire parce que la violence existe. Si les gens canalisaient la violence à l'aide de l'intelligence, cette énergie pourrait servir à changer les choses. Je voudrais être contre la violence, mais on ne peut être contre une chose qui existe. La violence existe en elle-même et les artistes n'y peuvent rien... Alors, ils travaillent, et ce qui est magnifique avec la peinture de chevalet, c'est qu'on peut faire un monde plus vaste que la surface. On peut donner une idée beaucoup plus vaste que la petite chose sur laquelle on peint. Un jour j'ai senti que peindre, c'est donner à une toile ce qu'elle demande. Il y en a qui n’acceptent rien, et le tableau est raté. C’est un peu comme le rapport avec les gens. Et peut-être est-ce pour çà qu'on passe une vie à faire des images …

 

« Rencontre » Atelier des Brisants

Entretien avec Bernard Noël,

paru dans le numéro 252

de la » Quinzaine littéraire »

daté du 16 au 31 mars 1977

Repost 0
14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 14:17

 

... c'est ce soir !!! ...

 

 

" Pour la septième année consécutive, les portes des musées s’ouvrent par une Nuit de mai.

A la faveur de la nuit, dans ce moment où les sens sont singulièrement en éveil, les musées deviennent le théâtre de rencontres et d’événements inattendus. Conservateurs, comédiens, médiateurs, historiens de l’art, musiciens, danseurs, et même spécialistes du monde spatial nous invitent en effet à venir vivre le musée autrement. Dans près de 3000 musées à travers l’Europe, ils partageront à travers des programmations spéciales leurs découvertes, leur curiosité et leurs émerveillements, en résonance avec la diversité du monde qui nous entoure...."

Frédéric Mitterrand

 

Pour lire la suite

et tout savoir

sur ce qui vous est proposé

près de chez vous,

cliquez ici ...

 

Mais attention,

respectez quand même les horaires de fermeture,

on ne sait ce qui peut vous arriver sinon ...

 

 

Repost 0
Published by L'Ocre Bleu - dans News
commenter cet article
11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 07:52

 

 

Pour devenir un adepte de la "peinture abstraite" ( mais oui ! )

ainsi que de "l'expressionnisme" ...

et pourquoi pas de "l'expressionnisme abstrait"

...

Petit programme à suivre

sur 3 semaines

(pour commencer )

 

Démarrez par une activité modérée

puis petit à petit, en augmentant le rythme

passez à des "exercices intensifs"

...

1° semaine:

Gardez " la ligne"

 

2° semaine:

Prenez quelques "couleurs"

 

3° semaine:

Vous aurez ainsi " la forme"!!!

 

(la perte de quelques kilos n'est pas forcément assurée !!!)

 

 

Repost 0
Published by L'Ocre Bleu - dans Peinture : Thèmes
commenter cet article
8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 09:24

 

(1908- 1992)

 

vieira silva forumEAMaria Elena Vieira da Silva - "Forum"

 

Testament

 

"Je lègue à mes amis

un bleu céruléum pour voler haut

un bleu de cobalt pour le bonheur

un bleu d'outremer pour stimuler

un vermillon pour faire circuler le sang allègrement

un vert mousse pour apaiser les nerfs

un jaune d'or : richesse

un violet de cobalt pour la rêverie

une garance qui fait entendre le violoncelle

un jaune barite : science- fiction, brillance, éclat

un ocre jaune pour accepter la terre

un vert Véronèse pour la mémoire du printemps

un indigo pour pouvoir accorder l'esprit à l'orage

un orange pour exercer la vue d'un citronnier au loin

un jaune citron pour la grâce

un blanc pur : la pureté

terre de sienne naturelle : la transmutation de l'or

un noir somptueux pour voir Titien

une terre d'ombre naturelle pour mieux accepter la mélancolie noire

une terre de sienne brûlée pour le sentiment de durée"

 

Vieira da Silva

 

vieira da silva biblioteca 1949Maria Elena Vieira da Silva - "Biblioteca"

 

 

Mieux la connaître :


MEVDS

 

dasilva

 

Maria Helena Vieira da Silva est née à Lisbonne en 1908 dans une famille aisée.

Son père meurt lorsqu’elle n’a que 2 ans. Elle dessine dès l’age de onze ans et sculpte à 16 ans.

Elle fait de nombreux voyages avec sa famille qui « l’ouvrent à l’art » et sa mère l’encourage.

En 1928 Maria Helena s'installe à Paris et, avant de devenir l'une des fondatrices de « l’école de Paris », elle étudie la peinture à l’Académie de Fernand Léger, la sculture chez Bourdelle, et devient l’élève de Dufresne, Waroquier et Friesz; elle  fréquente aussi l’atelier de gravure de S.W. Hayter.

En 1930 elle épouse Arpad Szenes, peintre hongrois.

En 1932,elle fréquente l’Atelier de Bissière à l’Académie Ranson. Ce dernier lui fait rencontrer Jeanne Bucher, la célèbre marchand d'art de cette époque.

D'abord "figurative", c'est au milieu des années 30 que Maria Helena Vieira da Silva élabore son style fait de lignes et de traits, de plans morcelés et de perspectives enchevêtrées si caractéristiques, et qui la rendra mondialement célèbre.

En 1938, elle accueille dans son atelier parisien le jeune peintre, Nicolas de Staël.

Durant la seconde guerre mondiale, Maria Helena et son mari partent pour le Portugal, puis pour le Brésil.

A la fin de la guerre, le couple revient à Paris et elle participera alors à de nombreuses expositions collectives;c'est à partir des années 1950 qu’elle se positionne comme un peintre de premier plan.

Elle a illustré de nombreux livres, des œuvres littéraires comme des livres pour enfants.

Une fondation inaugure à Lisbonne en 1994 un musée Arpad Szenes-Vieira da Silva qui dépend du Comité Arpad Szenes- Vieira da Silva. 

En France, le musée de Dijon possède la plus importante collection publique d'œuvres de l'artiste (une centaine de toiles).

Maria Helena Vieira da Silva meurt à Paris en 1992.

 

Vieira da Silva Paris 1951Maria Elena Vieira da Silva - "Paris"


 

Mieux la comprendre et l'apprécier :

 


« Ses toiles reflètent son goût pour les surfaces divisées baignant, surtout à partir des années 1970, dans la lumière si caractéristique du Portugal. (…) Souvent à la frontière entre figuration et abstraction, le monde de cette artiste en quête d’infini est construit à partir d’unités colorées et de lignes qui s’enchevêtrent en créant des espaces labyrinthiques. On pense parfois à Lisbonne, sa ville natale, même si elle y a fort peu vécu. » (extrait de Portugal, Hachette, 2002)


" L'œuvre de Vieira da Silva surgit et l'aiguillon d'une douce force obstinée, inspirée, replace ce qu'il faut bien nommer l'art, dans le monde solidaire de la terre qui coule et de l'homme qui s'en effraie. Vieira da Silva tient serré dans sa main, parmi tant de mains ballantes, sans lacis, sans besoin, sans fermeté, quelque chose qui est à la fois lumière d'un sol et promesse d'une graine. Son sens du labyrinthe, sa magie des arêtes, invitent aussi bien à un retour aux montagnes gardiennes qu'à un agrandissement en ordre de la ville, siège du pouvoir. Nous ne sommes plus, dans cette œuvre, pliés et passifs, nous sommes aux prises avec notre propre mystère, notre rougeur obscure, notre avidité, produisant pour le lendemain ce que demain attend ".

- René Char, 1960 -


vieira da silva - les chantiers- 1957Maria Elena Vieira da Silva - "Les chantiers"

 

Mieux voir :


 

Repost 0
6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 21:25

 

 

... c'est comme une mayonnaise !

ça prend ou... pas ...

 

Les sujets, vous le savez, j'y pense bien en avance...

puis je cherche des moyens

pour vous faire " toucher" telle ou telle  technique ...

entrer dans tel ou tel mouvement artistique ...

vous faire entrer dans l'univers et la démarche de certains artistes ...

 

Ceci, outre le plaisir d'apprendre,

afin de vous donner les moyens ensuite de mieux vous exprimer ...

avec vos propres choix

et avoir ainsi à votre disposition

plusieurs pistes de réflexion et d'action ...

 

Pour cela, j'essaie de vous faire suivre différentes pistes ...

et je vous bouscule quelque peu.

Il est vrai que pour que "la sauce" prenne,

il faut que vous acceptiez de rentrer " dans le jeu"...

et que vous continuiez à me faire confiance !

...

Laissez vous "emmener" durant les prochaines semaines...

c'est ce que je(ux) vous propose !

 

Jeux ... pour s'amuser ?

...

Jeux à risque !?

...

Jeux pour plaire !

... pas pour déplaire !

...

Repost 0
Published by L'Ocre Bleu - dans Peinture : Thèmes
commenter cet article
5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 06:13

 

 

L'exposition à Sanary s'est bien déroulée, et lors de notre prochain vernissage, lundi 30 mai à la maison de quartier du Redon , Paul viendra nous en faire " le bilan"...

Sachez déjà que les 2/3 des oeuvres ont été vendues... et que les cartes postales sont parties " comme des petits pains".


Il reste une vingtaine d'oeuvres à acheter... si cela vous intéresse ou intéresse quelqu'un autour de vous, n'hésitez pas à contacter Paul par le biais du site du  "Haricot magique" : voir ici...

 

La presse a aussi rélayée cet évènement, vous pourrez en prendre connaissance en suivant toujours le même lien : 

voir ici  !!!!

 

Une belle expérience pour nous tous ...

Repost 0
Published by L'Ocre Bleu - dans Expo l'Ocre Bleu
commenter cet article
3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 13:16

 

La date de notre prochaine expo a changé...

 

Pour avoir plus de temps pour préparer et "peaufiner" nos oeuvres,

elle est reculée de 3 semaines.

 

Le vernissage aura donc lieu le lundi 30 mai....

Notez le pour le moment et nous en reparlerons ...

 

Le sujet porte sur tout ce que nous avons abordé

depuis le mois de janvier ...

Repost 0
Published by L'Ocre Bleu - dans News
commenter cet article
1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 07:59

 

muguet

 

... pour vous souhaiter

où que vous soyez

quoique vous fassiez

...

" un parfum" de bonheur

en ce 1° Mai

...

et dans la foulée

un joli mois de mai !!

...

 

 


Repost 0
Published by L'Ocre Bleu - dans News
commenter cet article
30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 08:54

 

 

on n'y échappe pas !

 

( Paris 31 octobre 1883 - 8 juin 1956)



 

 


« L'art de Melle Laurencin tend à devenir une pure arabesque,

humanisée par l'observation de la nature »

Guillaume Apollinaire


L'art de Marie Laurencin et sa reconnaissance devra beaucoup il est vrai à Guillaume Apollinaire , son «  chevalier-servant ».

Mais dans un monde artistique masculin, où elle doit se battre pour trouver sa place ( ce qui n'est pas simple pour cette jeune fille née de père inconnu), elle n'a pas été simplement « une muse passive de l'art cubiste au talent limité » comme certains ont pu l'écrire ou la peindre.


Leur ami « le douanier Rousseau » exposera notamment un tableau intitulé " La muse inspirant le poète" au salon des indépendants de 1909, présentant le double portrait de Marie Laurencin et de Guillaume Apollinaire.


museledouanierrousseau"Muse" le douanier Rousseau

 

Ce tableau fit scandale car on proclama que ce tableau n'était pas ressemblant.

Apollinaire à ce sujet fera cette célèbre remarque:

" Si je ne suis pas ressemblant, comment avez-vous pu me reconnaître ?


En effet, témoin des grands artistes cubistes et d'avant garde comme Picasso et Georges Braque , d'autres ont pensé que Marie Laurencin a gagné l'accès à ce groupe grâce aux faveurs accordées par Guillaume Apollinaire.

Ce n'est pas vrai !

Marie Laurencin a commencé à peindre en 1902, cinq ans avant sa rencontre avec Picasso et Apollinaire et est adoptée par tous les hommes des ateliers de compagnonnage par son talent.


En 1907, Marie Laurencin expose pour la première fois au salon des Indépendants.


Cette même année Picasso lui fait connaître Guillaume Apollinaire. De cette rencontre, naîtra une liaison aussi passionnée que tumultueuse qui durera jusqu'en 1912.


appollinaire et ses amis

Marie Laurencin - " Groupe d'artistes" (1908) (musée de Baltimore).

De gauche à droite : Picasso, Marie Laurencin, Apollinaire, Fernande Olivier.



En 1914 elle épouse le baron Otto von Wätjen. Le couple s'exile en Espagne dès la déclaration de guerre d'abord à Madrid puis à Barcelone.


Elle s'associe avec les artistes Sonia et Robert Delaunay grâce à une rencontre organisée par Francis Picabia pour lequel elle compose des poèmes qui paraissent dans la revue d'art en 1917.

Elle revient à Paris en 1920.

Elle noue des liens avec de nombreux écrivains et elle illustre certaines de leurs oeuvres : Gide, Max Jacob, Saint-John Perse, Marcel Jouhandeau, Jean Paulhan, Lewis Carroll et bien d'autres.


marie laurencin femme au foulard"Femme au foulard" - Marie Laurencin


Devenue portraitiste officielle du milieu mondain féminin (Nicole Groult, Coco Chanel) après 1920, Marie Laurencin s'illustre encore comme décoratrice pour le ballet « les Biches » de Poulenc (1924), puis pour l'Opéra Comique, la Comédie Française et les Ballets de Roland Petit au Théâtre des Champs Élysées.

 

lesbichesMarie Laurencin - "Les Biches"


Son style, poétique, emploie des couleurs fluides et douces, des tons pastels...elle simplifie la composition, et privilégie le formes féminines « allongées et gracieuses »


femme-au-chien-marie-laurencinMarie Laurencin- " Femmes au chien"



 

En savoir + :voir ici

 

 

Repost 0