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Présentation

Un blog pour les passionnés de dessin, de peinture, et d' arts plastiques.
Pour ceux qui veulent apprendre : de la découverte, en passant par l'apprentissage puis la  pratique ...
Pour ceux qui veulent créer.
Plus des infos sur les expos, l'histoire de l'art ....

Conseil du jour

 

Vous pourrez retrouver désormais le blog de L'Ocre Bleu à cette nouvelle adresse :

http://l-ocre-bleu.fr/

 

Archives

6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 09:15

 

 

...

 Les 19, 20 et 21 février , je vous propose un " stage créatif", 

sur le  Thème:


« Autour d'une expo ...»

 

Celle de «  Roberto Matta »:

«  du Surréalisme à l'Histoire... » au Musée Cantini à Marseille.

 

« Écritures automatiques » et « collages » … entre autres en seront les supports


Stage " pour tous les âges"    (petits et grands ... et pourquoi pas en famille !?)

 

Déroulement du stage:


- mardi 19 février 

- 9 h30- 12h ; rendez-vous à la Maison de quartier du Redon :prise de contact et "échauffement"
-
après-midi : visite de l'expo.


- mercredi 20 février

- de 9h30 à 18 h.à la Maison de Quartier du Redon :on crée !!!

Je vous ferai passer la liste du matériel à prévoir.

Portez votre repas de midi, nous mangerons ensemble.


- jeudi 21 février 

- de 9h30 à 12 h.à la Maison de quartier : on termine …


Prix du stage: 80 €

( moitié prix : donc 35 € pour le 2° participant d'une même famille )

(+ 15 € de cotisation pour les non- adhérents à l'association)

 

Si vous êtes intéressés, inscrivez-vous dès que possible ... pour pouvoir réserver les entrées au Musée - Merci

 


 

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Published by L'Ocre Bleu - dans Stages
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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 10:59

1 - Christine Lopez Rascol Anne-Marie Xerri- Dupré Anne-Marie Xerri- Dupré 1 Annie Servan Arlette Farinel Chantal Grimal Dominique Goetgheluck Dominique Goetgheluck 1 Evelyne Defrance Evelyne Defrance 1 Evelyne Guerin Francine Francini Françoise Testa Geneviève Chabas 1 Genviève Chabas Gilbert Martini Gilbert Martini 1 Huguette Blès Huguette Blès 1 Isabelle Pingon Isabelle Pingon 1 Jeanne Lacroix Jeannine Gay Marie-Jeanne Guieu Marie Lau Telouk 1 Marie Lau Telouk2 Maryse Rault Maryse Rault 1 Mireille 1 Mireille Blanc Mireille Humbert Nathalie Moraldo Nicole Ollivier Odette Lamballe Odette Lamballe 1 Odile Pacchini 1 Odile Pacchni Silvana Viard YvonnePhilip YvonnePhilip 1 YvonnePhilip 2

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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 13:17

 

 

... Malgré quelques virus ou autres " invités indésirables" qui ont contraint certains d'entre vous à ne pas pouvoir vous joindre à nous ...nous avons passé un agréable moment ( comme toujours !) autour d'un buffet méditerranéen comme il se doit !

 

Vous trouverez les photos de vos oeuvres dans l'album photo:

" Marseille et la méditerranée"

qui vous donnera un aperçu du travail présenté.

(il m'en manque ... si vous avez pris des photos ...

merci de me les faire parvenir...

j'essaierai de compléter aussi )

 

Pour rappel:

Cette exposition présente le travail que nous avons effectué lors des mois de novembre et décembre dernier , lorsque nous sommes allés " faire un tour" du côté des influences qui ont marqué l'art occidental : l'art grec, fondamentalement et l'art italien de la Renaissance.

Nous avons essayé de répondre à la notion du " beau" et du "laid" en nous interrogeant sur leurs définitions et leur évolution à travers le temps.

David ( celui de Michel Ange comme celui de Cantini) a été un peu mis à toutes les " sauces".

Et surtout, nous avons révisé  les techniques de base que sont les modelés doux et les valeurs tonales.


à voir ... et à suivre ...

 


 


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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 19:10

 

 

 

et c'est fraîche comme un bouton de rose

que


 Nina


est arrivée

au coeur de la nuit.


La maman va bien ... le papa aussi ...

La famille s'agrandit...


Il est peu de vous dire

notre bonheur ...


 

30 janvier 2013

 

 

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 08:23

 

...

Nous avons vu précédemment comment les peintres, souvent élèves de Loubon se sont peu à peu éloignés de son " emprise naturaliste"

Relire : ici


Désormais, la représentation de la Provence nous livre des tableaux lumineux dans lesquels les rochers et les rivages s'adoucissent au contact d'une mer étincelante ...

 

Plus encore sous le pinceau

- de Raymond Allègre 


Allègre  

 - Jean-Baptiste Olive

 

olive564

ou de

- Frédéric Montenard

 

Montenard-Marine

 

      Dans le même temps, l'époque voit aussi la création du P.L.M ; le "Paris- Lyon - Marseille" va permettre de se rendre plus facilement vers le sud de la France.

Cette "nouvelle Arcadie" est désormais à la portée de chacun et les décors du buffet de la gare de Lyon permettent aux voyageurs de la découvrir avant même de s'y rendre.


Le buffet de la gare de Lyon ou " Train bleu" a été construit par la compagnie du PLM à l'occasion de l'exposition universelle de 1900.

C'est un restaurant mythique dont l'intérieur est un vrai musée des années 1900.

Outre les sculptures, les dorures, le mobilier .... 41 fresques décorent les murs et les plafonds, représentant les grandes étapes parcourues par la compagnie du PLM ainsi que les évènements de 1900.

Ces fresques ont été peintes par les grands peintres de l'époque dont pour ceux qui nous concernent, les provençaux : Jean-Baptiste Olive avec "St Honorat" et " Marseille"  et Frédéric Montenard avec " Villefranche " et " Monaco".

( Raymond Allègre participera aussi en aidant Olive)

 


Le train bleu

 

 

Valère Bernard

 

C'est avec lui que je clos cette page " non exhaustive" des peintres provençaux de cette moitié du XIX° s. qui vont laisser en mémoire des vues devenues depuis traditionnelles mais qui "reprendront vie" encore bien souvent sous le pinceau de nombreux peintres du XX° voire du XXI° qui continueront "en dehors" des modes à peindre cette Provence éternelle.

 

  Valère Bernard"en Arcadie" - Valère Bernard -

aquatinte - 1908

 

Rien de tel pour " conclure" et résumer que ce tableau de Valère Bernard : un pâtre en costume régional jouant de la flûte, assis au pied d'un pin, sur une colline vers Montredon, devant la rade de Marseille où dans le lointain on aperçoit notre-dame-de-la-garde.

 

XXXXXXXXXXXXXXXXXX

 

Mais l'histoire de l'art continue et déjà le XX° siècle se profile avec tout ce qu'il va apporter d'innovations, de bouleversements, de changements ...


Déjà quelques vingt ans auparavant dans

 

Cézanne

"la mer à l'estaque" 1878 -79 (Paris musée Picasso),

Cézanne adopte un point de vue diamétralement opposé à ces relectures du passé.

S'il cadre la vue selon la tradition classique (observez la composition en triangle formée par des arbres) cette "arcadie" se fait doublement " provocante " :

- les aplats colorés rompent avec le flouté qui adoucit la lumière ( ce qui permet la perspective à l'infini) et la ligne d'horizon est placée très haut. La mer se fait " verticale"  

- le pâtre grec cède la place à une cheminée d'usine, qui  symbolise la modernité industrielle ... nouvel âge d'or en marche.


 Un nouveau regard va désormais se poser sur cette l'arcadie provençale ...

 


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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 07:54

 

  ...

Mais c'est surtout avec les peintres qui tournent leur regard vers le littoral que nous entrons de plein pied dans l'un des sujets nouveaux à cette époque et qui deviendra récurrent ensuite dans les sujets des peintres provençaux : le littoral avec mer et rochers.

Désormais, "l'Arcadie", nouvelle image de l'identité provençale passe, comme chez Autran, par le rivage unissant la mer au relief montagneux.

Parmi les disciples de Loubon, :

- Auguste Aiguier le premier, avec une imprégnation des oeuvres de Claude Le Lorrain qu'il étudie au Louvre, contemple la lumière de l'aube au crépuscule, substituant les vues de la campagne romaine par les criques marseillaises .  


Aiguier 1" Soirée d'automne aux Catalans" (1854, Musée de Toulon)

 

Aiguier2"Effet de soleil couchant"

(1858, Musée des Beaux-Arts de Marseille)

 

Dans ce panorama pour lequel il a gardé le double carré de la veduta, Aiguier, pas plus que Le Lorrain, ne s'intéresse à l'exactitude topographique.

Dans cette scène paisible, pas de rochers agressifs , mais une harmonie douce accordée au repos des hommes et à celui de  la nature; 

 

- François Simon (1818 - 1896) : une plus forte inspiration réaliste se détache de ses travaux.


Simon"Moutons en paturage"

( 1863 - Musée des Beaux-Arts de Marseille)

 

" toute la grâce rustique du Théocrite latin respire dans cet égloge marseillaise(...) Il y a dans l'air des parfums enivrants de la farigoule et de l'immortelle" ( Méry)

 

- Raphaël Ponson exécute en 1867 sous la demande de l'architecte Espérandieu, divers panneaux pour la salle de Provence au muséum d'histoire naturelle du Palais Longchamp, hissant ainsi le rivage méditerranéen au rang du décor monumental.

 

PonsonRaphaël Ponson " La rade de Marseille"

 

Raphael Ponson

Par ailleurs, honoré par l'état qui l'achète pour ses musées, il devient à Marseille une sorte de "peintre officiel des calanques",réconciliant "désert" et Arcadie, ces deux emblèmes fondateurs de l'identité provençale sous le second Empire.

 

   Vincent Courdouan ," l'amant heureux de la méditerranée qui lui laisse ravir(...) les perles bleues enchâssées dans les baies de son littoral".

Chef de file de la peinture varoise que Lépinois oppose dès 1859 à Loubon, il se fait une spécialité de l'évocation des criques des environs de Toulon.

L'artiste qui a gardé d'un voyage à Naples la nostalgie de l'Italie et des falaises parfumées de Sorrente ; il est resté fidèle au sujet, au "beau morceau de peinture" réalisé en atelier, il croit à un idéal de beauté rendu par une exécution soignée, la primauté du dessin, l'équilibre de la composition, le sens des convenances.

Loin de Loubon, son réalisme poétique est fondée sur une harmonie classique,non dénuée d'intention ; car ami de Frédéric mistral, Courdouan est un des premiers peintres félibres. Telle la poésie des troubadours, sa peinture est un langage qui exalte la" renaissance provençale" face à la centralisation parisienne:

" M. Courdouan est toujours le peintre national du paysage et des marines du midi" ( Maxime Du Camp - 1855)


Courdouan"La corniche des Tamaris, Baie de Toulon"

1874

 

"Avec lui, l'image est un puissant vecteur de l'identité régionale : l'azur hellénique, la découpe attique à l'horizon, l'ordonnance classique, la voile latine au premier plan de la méditerranée, sont les signes récurrents qui font des provençaux les descendants d'une race issue des grecs.

Sa production abondante qui perdure jusqu'à la fin du siècle enracine le mythe d'un rivage idyllique : ces pêcheurs et ces promeneurs qui se délassent dans une rade d'où sont gommés les cuirassier font de cette terre arcadienne un jardin d'agrément."

(Cf " la revue culturelle de Marseille - Marseille et ses peintres )

 


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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 09:04

 

...

 

Malgré son importance capitale dans la formation d'une école régionale, le regard naturaliste porté par Loubon sur la Provence va perdre sa suprématie auprès des nouvelles générations.

Le lien de Marseille à l'Antique de Puvis de Chavannes - qui n'est pas un artiste marseillais certes, car en effet nous traitons actuellement des peintres marseillais - aura une influence déterminante avec deux représentations de Marseille 

" Massalia, colonie grecque" 1869 et

" Massalia, Porte de l'Orient"

créées pour le Palais Longchamp, le musée des beaux-arts de Marseille en 1869, offrant cette nouvelle vision de la ville.


Puvis de Chavannes

Puvis de Chavannes - Marseille porte de l'Orient

  Vivement que nous allions les revoir au Palais Longchamp dès son ouverture

car je n'ai trouvé que ces deux clichés ...

 

Dans le dernier article (ici ) nous avons vu un regard nouveau se poser sur le paysage provençal.

Quelques élèves de Loubon se détachent peu à peu de son "emprise" et certains même s'ils ne tournent pas encore leur regard vers la mer commencent à peindre le " beau pays provençal" semblable à cette Arcadie rêvée.

 - Fabius Brest, avant de devenir "peintre orientaliste", traite la  lumière à la manière des peintres de Barbizon.

 

Fabius Brest"Plan d'Aups" 1851, musée de Toulon,


- Fortuné Viguier semble influencé par le lyrisme des pastorales de Claude Le Lorrain comme (re) visitée par le filtre de Corot.

 

Fortuné Viguier" Paysage provençal" du musée de la Castre à Cannes, 

 

 Édouard Imer :" le motif poétique, le site de superbes, les grands pins épars sur une éminence avec une fabrique d'un beau caractère" (Clément)

 

Imer"Environs de Saint-Raphaël"en 1869 ( Avignon, musée Calvet),

 

Chez tous ces peintres, rien ne manque dans des paysages d'une belle ordonnance classique qui renvoie à l'Antique : sous les arbres , des personnages de premier plan quelquefois des pâtres musiciens, des animaux, une lumière dorée, une architecture antique, et  une douce harmonie. 

Une légère brume, héritée de Corot peut renforcer le mystère et favorise l'éloignement ...


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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 09:38

 

... Cette " revalorisation" de la Provence commence par un regard différent porté sur la mer ... Méditerranée, et va commencer par le travail des poètes et des écrivains.

Dans les siècles précédents et même depuis Homère, la mer certes sert aux échanges, au transport, à la pêche ... mais nous sommes loin de l'attraction actuelle de la mer qui n'a cessé d'augmenter depuis la mode "des bains de mer" (qui n'a commencé qu'au début du XX°s).

En effet la mer, notamment dans la peinture, quand elle est représentée, symbolise la mort ; lieu mystérieux, profond, dans laquelle se cachent des monstres marins, elle est la porte des enfers , le lieu des naufrages et des tempêtes que les navires affrontent avec difficulté, et où nombre d'hommes partent et ne reviennent jamais.

Pensez aux tableaux que nous avons déjà évoqués tels ceux de Joseph Vernet (1714 - 1789)

la-tempete-sur-le-phare---claude-joseph-vernet"Tempête sur le phare" - Jospeh Vernet

 Une eau qui évoque la vie, est en général une eau qui circule, telle l'eau de la cascade du ruisseau, de la fontaine...


 - Alexandre Dumas contribue à "lancer" Marseille, avec le château d'If et le quartier des Catalans , dès la parution en épisodes dans "le Journal des débats", du "Comte de Monte Christo"  de 1844 à 1846

(ce serait le moment de le relire !)


- Mais c'est surtout avec Joseph Autran, "barde officiel de Marseille" sous la monarchie de juillet ( il finira à l'Académie Française) que la mer trouvera son poète.

Il constate en effet :" la mer n'a jamais eu son poète"

Ainsi il publie son recueil " La mer" , en 1835 puis dans une nouvelle édition en 1852 : " Les poèmes de la mer", dans lequel sa longue préface, presque un essai, étudie le rapport à la mer entretenu par l'homme depuis l'Antiquité.

Sous sa plume revient "le cliché" d'une mer grecque où le château d'If "semble une Délos" . La Méditerranée noire, mugissante et stérile d'Homère devient pour lui, "radieuse, douce et féconde " ; d'essence divine et d'un calme étincelant, elle s'oppose à l'océan terrible et se fait promesse de bonheur et d'éternité.

Il analyse les rivages marseillais dans ses moindres criques et promène son âme rêveuse en témoignant des reflets et de la lumière,

" cette brume d'or que ce seul Claude trouvait sur ces palettes".

( ... Claude le Lorrain),

Il évoque le sentiment d'infini ... il en fait le pays du bonheur, le pays idéal, une Arcadie avec ses collines parfumées qui dominent le rivage et la plage. Les cabanes en bord de mer deviennent l'équivalent des huttes pastorales grecques ; les pêcheurs des Catalans, loin des tentations de la ville, gardent la pureté des moeurs, la piété et la candeur.

Et il termine ce recueil par une comparaison entre Paris "ce grand cloaque" et Marseille aux "eaux de pur cristal"...

 

- L'oeuvre de Frédéric mistral  ajoute à l'attrait de la Méditerranée : 

Dans "Miréio", 1859, (dont le récit s'achève sur une plage de Camargue transcendée par l'évocation du débarquement des saintes Maries), il fait ainsi succéder sur ce rivage le christianisme à l'Antique.

Dans " Calendal ", 1867, (l'épopée d'un jeune pêcheur de Cassis), la mer côtoie la montagne.

Il compare la mer à "une sirène aux yeux bleus", une "superbe amante" qui ensorcelle les marins ( dans la revue du littoral ... annonçant le recueil de 1875)

 

- la " Société dei Franc Caminaïre ", fondée en 1868 par Alexandre Gueidon, va compléter l'influence des poètes.

Ces randonneurs liés au Félibrige parcourent entre autres,en 1868 et 1869 le littoral de l'Estaque à Toulon.

Ils publient " A travers la Provence"  en 1873 et 1875 où ils relatent leurs excursions donnant leurs impressions de voyage et leurs descriptions pittoresques.

Ainsi sous leurs pas, la nature devient un tableau avec pour fond de décor, " la mer ayant à chaque flot des paillettes de soleil" .

 

 

Le décor est ainsi planté,

il n'attend plus qu'une 'traduction picturale'.

qui apparaîtra lorsque les artistes

oseront s'affranchir de l'emprise naturaliste de Loubon

...

 

 

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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 16:22

 

... 

 

C'est en ces termes qu'Emile de B. De Lépinois, entre autres, critique parisien (" L'Art dans la rue et l'Art au Salon- 1859), qualifie la Provence en ce milieu du XX° siècle.


La " faute" en est en grande partie à Émile Loubon...

En effet, de 1840 à 1860, la création régionale en Provence est dominée par la personnalité de Loubon ( en savoir + : ici), directeur de l'école des Beaux-arts de Marseille et chef de file de la peinture provençale.

Son ambition est de hisser "le paysage naturaliste avec animaux" au rang de " tableau d'histoire".


Loubon1 

" Vue de Marseille prise des Aygalades, jour de marché"                      1853 ( Marseille, musée des beaux-arts)

nous irons dès que le Musée sera ouvert !!!

 

 Ces toiles qu'il présente au Salon de Paris pendant une vingtaine d'années montrent un pays âpre, aride, sec et poussiéreux, où les troupeaux se retrouvent en " plein cagnard", soulevant des nuages de poussière, dans un paysage sans brin d'herbe ni arbre... montrant ainsi la Provence et les environs de Marseille comme un pays inhospitalier, semblable à un "sahara marseillais"...


Loubon 4 

" Le col de la Gineste " 1854 - Émile Loubon


Loubon 3" La montagne Sainte Victoire : scène de transhumance "  1847 

Émile Loubon - Musée des beaux Arts de Marseille 

 

         Même s'il évoque la présence " à titre exceptionnel", de la méditerranée, il la pose à l'arrière-plan, souvent d'un bleu vif qui ajoute à la minéralité de l'ensemble.

 

Marius Engalière, Prospèr Gresil, Paul Guigou, ses amis et "rivaux", proposent aussi cette vision d'une Provence austère.

Paul Guigou' 

              " Les collines d'Allauch" 1862 - Paul-Camille Guigou                         Musée des Beaux Arts - Marseille

 

Marius Engalière'

                   " La Sainte Baume"  - Marius Engalière                                           Musée des Beaux Arts - Marseille           

C'est ainsi que bien avant de détrôner le rituel voyage à Rome au cours du 20e siècle pour des artistes venus "du nord" de la France ou de l'Europe, la Provence a longtemps été considérée comme inhospitalière ; une contrée lointaine dotée d'un climat excessif, avec des " moeurs insolites", une façon de parler rude,... presque une terre étrangère, lieu de  passage vers l'Italie et L'Orient.

 

C'est sous le Second Empire que va s'opérer un changement progressif pendant lequel le "vilain midi", désertique va se transformer en un "doux pays", tel le titre de l'oeuvre de Puvis de Chavannes, une "arcadie" propice aux rêveries antiques.

( en savoir + sur Puvis de Chavannes : )

 

Puvis Doux Pays 

"Doux pays", Puvis de Chavannes - 1882                                  ( Bayonne, Musée Bonnat)

 

 

  ... (la suite de " l'histoire" ... au prochain article )

 


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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 08:33

 

 

...

Ces deux termes peuvent parfois prêter à confusion.

Reprenons :


- Une couleur peut être claire ( si on la dilue - ou si on lui ajoute du blanc) ou foncée ( si on l'assombrit avec son complémentaire ou du noir).


mbleu

 

mjaune

 

mrouge

 

Dans ce cas, il est plus juste de parler de couleurs saturées et (ou) désaturées.

 

Ceci permet notamment de représenter les zones de lumière et d'ombre par le fait même de "jouer" avec le "noir et le blanc"; c'est le principe du clair-obscur.

sphère modelé doux

sphère modelé doux N et B

 

C'est sur ce jeu du " clair-obscur"

que nous avons travaillé le " modelé doux"

il y a quelques semaines.

Revoir l'article ici


 


- Mais les couleurs outre leur teinte ( jaune, bleu, rouge...) possèdent un degré de clarté, c'est à dire qu'elles ont une tonalité qui leur est propre et même si on les "joue" à saturation, elles ont un rapport tonal entre elles ( dans le langage courant, on parle là de "luminosité" d'une couleur)


Et si on les compare ainsi :

 

Les jaunes sont toujours clairs

par rapport aux bleus qui sont foncés

et les rouges et les verts sont intermédiaires.

 

triangletriangle N et B

 

 

 

 

 

 


Si nous schématisons et faisons un lien entre la teinte et la valeur des 3 couleurs primaires 


       Le jaune correspondait au blanc

       Le bleu correspondrait au noir

       Le rouge correspondrait au gris.


  C'est ce que l'on appelle " le triangle de Turner"


Il est donc possible de rendre un effet "réaliste" dans une peinture en utilisant les couleurs par leur potentialités tonales.

 

sphère


C'est ce que j'ai proposésphère N et B

que vous réalisiez

pour vous exercer

à la modulation chromatique.

 

 

 

 

 

 

Et si vous réalisiez ainsi les 3 formes " chères " à Cézanne ?

 

cône

sphère, cône et cylindre ...

 

 

 

 

cône noir et blanccylindrecylindre noir et blanc

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