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Présentation

Un blog pour les passionnés de dessin, de peinture, et d' arts plastiques.
Pour ceux qui veulent apprendre : de la découverte, en passant par l'apprentissage puis la  pratique ...
Pour ceux qui veulent créer.
Plus des infos sur les expos, l'histoire de l'art ....

Conseil du jour

 

Vous pourrez retrouver désormais le blog de L'Ocre Bleu à cette nouvelle adresse :

http://l-ocre-bleu.fr/

 

Archives

20 mars 2008 4 20 /03 /mars /2008 06:30
Petit changement!
notre sortie à Montpellier  devrait avoir lieu, non pas le mardi 24
mais le jeudi 26 juin .
La date précédemment choisie était déjà prise.
Dites moi si cela change quelque chose pour certains d'entre vous.
 
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Published by Ocre Bleu - dans Expositions et Salons
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19 mars 2008 3 19 /03 /mars /2008 07:23
Votre dessin est posé (au fusain sur la toile!)
Vous passez alors à la peinture.

Il est possible de peindre une toile au couteau "rapidement", en une seule séance ou à peu près, ce qui s'appelle travailler dans le frais ou dans l'humide.
Ceci nécessite évidemment que vous prépariez votre palette de couleurs avant de commencer et que vous ayez en tête de façon assez précise la répartition de ces mêmes couleurs.(voir aussi
palette-suite)
 
Mais il est aussi possible de travailler en plusieurs étapes comme pour un travail au pinceau :
la préparation des fonds ( et oui ! "fond "dans le sens de la " sous-couche)"
le travail de peinture proprement dit
puis les finitions ou rehauts.

La sous-couche peut jouer un rôle important en peinture au couteau de la même façon que pour un travail au pinceau.
Elle se passe en jus ( c'est à dire très liquide que ce soit à l'huile ou à l'acrylique et doit sécher rapidement)
Vous pouvez la passer
- soit en mettant déjà les "vraies" couleurs à leur place : ceci peut vous aider à "matérialiser" votre idée
- ou bien vous pouvez jouer  les couleurs complémentaires ( ce qui aura pour effet de "nuancer" ou "exalter" les couches de peinture suivantes)
- un aspect non négligeable outre celui d'enrichir vos couleurs et celui de pouvoir favoriser l'adhésion des couches les unes sur les autres et sur la toile.
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J'ai passé deux sortes de sous-couches : la complémentaire ( dans le ciel) et les couleurs que je poserai ensuite ( sur les ombres surtout)...
c'est un exemple, vous pouvez " jouer" autrement !
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Published by Ocre Bleu - dans Peinture : Techniques
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18 mars 2008 2 18 /03 /mars /2008 05:47
... aura lieu le lundi  31 mars à partir  de 18h30...
Préparez la toile , le dessin, ou autre que vous voulez exposer
Il n'y a pas de thèmes précis
Pensez à ce que nous avons fait depuis un an
( la dernière a eu lieu début avril dernier)
Et lors du prochain cours, donnez moi,
le titre, la technique et les dimensions de votre oeuvre
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Published by Ocre Bleu - dans Expo l'Ocre Bleu
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17 mars 2008 1 17 /03 /mars /2008 06:16

Le minium est une céruse (carbonate de plomb) vivement brûlée (480°) afin de lui ôter son carbone.

Il fait partie des pigments artificiels les plus anciens et est très toxique.

 Pline rapporte que les Romains auraient découvert ce dernier accidentellement, à la suite d'un incendie, quand, sous l'effet de la chaleur, du blanc de céruse vira au rouge vif.

Il explique également que le blanc de plomb était chauffé dans des plats et brassé jusqu'au changement de couleur. Ce pigment a été utilisé pour imiter le cinabre.

Le terme de minium désigne alors le cinabre et le carbonate de plomb ou céruse, d’où de fréquentes confusions entre céruse, minium, vermillon, cinabre.

Au Moyen Age, la dénomination de minium doit se rapporter à la céruse.

Le moine Théophile à la fin du XI°s. décrit sa préparation à partir de la calcination de la céruse.

Ce pigment s’assombrit à la lumière et noircit sur les fresques. Sa tenue est meilleure avec l’huile et la tempéra à l’œuf.

Vers 1930, le minium disparaît comme pigment rouge orangé pour la peinture,à cause de sa toxicité (comme tous les composés contenant du plomb) et au profit de concurrents plus stables.

Mais malgré sa grande toxicité, il sera utilisé comme peinture antirouille et parfois comme sous-couche protectrice du bois (jouant le double rôle de fongicide et d’insecticide) Le ponçage ou brûlage de ces bois et les incendies de bâtiments en contenant sont source de saturnisme et de pollution par le plomb. Le minium n'est pas biodégradable.
Utilisé pour la protection contre la corrosion des matériaux, la fabrication des plaques de cathode des batteries d’accumulateurs au plomb, il a aussi servi à produire des onguents et remèdes traditionnels (très toxiques, susceptibles d'induire un saturnisme aigu)

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Published by Ocre Bleu - dans Couleurs
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15 mars 2008 6 15 /03 /mars /2008 20:58

 

...

 

Une composition que vous êtes en train de réaliser passe tout d'abord par des formes à dessiner et à mettre ensemble (que le sujet soit abstrait ou figuratif)

Commençons par un sujet figuratif:

- Dessinez tout d'abord, faites des croquis précis,observez, notez au plus juste ;
- Puis posez  le sujet sur la toile ou le papier;

Ne faites pas le travail à l'envers; c'est à ce moment là que se pose le problème "d'animer la surface"
Tenez compte de la surface à peindre que vous avez choisie et ce dès le départ !
Placez le sujet
en conséquence sur cette "scène" qui pour nous, peintres est une
surface plane en deux dimensions ( longueur- largeur)

Ramenez pour cela vos sujets à des formes géométriques simples dont vous chercherez tout d'abord le centre ( milieu, centre de gravité...)
-
Puis avec ces formes géométriques, composez sur la toile, équilibrez, ajustez,donnez plus d'importance à une forme qu'à une autre...servez vous du centre de la toile pour "centrer- décentrer..."

Bref,de la même façon qu'un metteur en scène ou un chorégraphe place ses acteurs,
vous devez penser la position de votre sujet afin de composer le plus "justement"
avec ce que vous voulez représenter
.
Le même sujet peut dire tout et son contraire!
Nous travaillons le visuel, je vous le redis souvent... donnez à voir juste.

Pour mémoire, nous avons évoqué une composition centrée symétrique, puis une dissymétrique.
Une composition évoquant le calme et la sérénité;
puis une autre évoquant la hauteur;
suivie par une composition fermée , étouffante,
puis au contraire une dynamique, qui donne à respirer, à s'évader...
Continuez à composer avec vos formes pour que cette façon de fonctionner devienne évidente!

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Published by Ocre Bleu - dans Dessin
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15 mars 2008 6 15 /03 /mars /2008 05:59

Aujourd'hui nous trouvons la laque garance (couleur de référence) et la garance ou alizarine cramoisi,aux riches nuances sombres, très utilisée en aquarelle.
La laque d'alizarine fut la première version synthétique (dès 1870) avant les pigments modernes hautement performants.
Les cramoisis du passé, réputés violacés, ne ressemblent sûrement pas à ceux
d’aujourd’hui, souvent brunâtres et d'ailleurs fort beaux.

Garances et laques de garance sont un même produit de base.
Les variétés de laques sont plus ou moins vives ou foncées mais toutes d'une transparence magnifique.
Ce sont donc des pigments utilisables en glacis donnant des nuances magnifiques sur des rouges, des violets, des bleus, etc.
(Attention toutefois, en peinture à l'huile, à ne pas utiliser la laque de garance trop tôt dans les sous-couches, car elle sèche lentement)

Autrefois, on a utilisé la garance et le kermès pour compenser le vieillissement de couleurs rouges fugaces comme le cinabre. Tandis que celui-ci s'assombrissait, la garance, posée par-dessus, le protégeait et s'éclaircissait doucement.

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Published by Ocre Bleu - dans Couleurs
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13 mars 2008 4 13 /03 /mars /2008 19:15
Après les harmonies tonales de l'hiver, la nature commence à nous jouer les contrastes de couleurs: elle a commencé timidement avec les fleurs  blanches et les troncs noirs des amandiers se détachant le plus souvent chez nous sur le ciel bleu;
Puis les taches jaunes des mimosas ont commencé à réchauffer l'atmosphère.
En ce moment tout va crescendo :  les arbres de judée fleurissent ... cela ne dure pas très longtemps, mais chaque année je ne me lasse pas de ce cours "d'accords parfaits" que nous offre la nature...
Le rouge violacé des fleurs de l'arbre de judée, aussitôt "soutenu" par le jaune verdâtre de ses feuilles...

Bel accord parfait, binaire...
La nature a bien bossé son cours sur les couleurs!
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13 mars 2008 4 13 /03 /mars /2008 05:58

Le pigment garance a longtemps été extrait du rhizome d'une plante,la garance qui contient une substance si colorante qu’elle donne aux moutons qui la consomment l'aspect de fauves barbouillés de sang. Elle teinte aussi les os des êtres qui s'en nourrissent (le bec et les pattes des oiseaux) ainsi que le lait.

Le terme alizarine désigne tantôt la racine, tantôt le colorant que celle-ci contient.

Probablement née en Perse, la garance a été utilisée pour teindre des textiles dès 2000 avant JC en Inde, en Palestine, en Égypte notamment.
Ne pouvant être cultivée avec les moyens de l'époque dans la plupart des autres régions du monde (sauf exceptions, comme en Australie où elle fut utilisée localement pour la peinture traditionnelle), elle a été l'objet d'un commerce intense (exemple :dans le Japon médiéval, à Pompéi, etc.) car sa beauté et sa tenue étaient très recherchées tant pour la teinture que pour la peinture et l'écriture .
Tardivement, la Hollande s'est spécialisée dans cette culture. Elle n'est apparue en France que dans les années 1760 (Avignonnais, Alsace). Les pantalons garance des soldats de la 1ère guerre mondiale ont probablement été teints avec une garance synthétique fabriquée en région alsacienne, c'est-à-dire allemande à cette époque.

Parmi les colorants végétaux, la garance est l'un des plus permanents. Elle faisait partie des teintures dites « bon teint » et permettait également de colorer le cuir.

Son prix assez élevé  était dû surtout à la difficulté du travail d'extraction.
Le labeur était rude dans les garancières : il fallait deux hommes pour extirper la racine de la plante. Celle-ci était ensuite séchée au soleil, séparée de son écorce, battue, broyée par des moulins puis tamisée. La qualité du produit obtenu dépendait de la quantité d'écorce restante. Puis,d'autres traitements suivaient et différentes méthodes existaient.
Pour teindre un tissu, il fallait ajouter à l’alizarine obtenue du calcaire (craie) et del’alun jouant le rôle de mordant.

En 1826, la composition de l'alizarine est identifiée. En 1869, Graebe et Liebermann parviennent à créer une alizarine synthétique, non une imitation.
C'est la ruine pour tous les producteurs de garance naturelle, la fortune pour les industriels.

Le produit de synthèse créé est antraquinonique.

Aujourd'hui, un mélange de quinacridone et de dikéto-pyrrolo-pyrrole (PR206) est proposé comme substitut permanent de la version dite "cramoisie", "alizarin crimson" (en anglais), très courante en peinture aquarelle notamment.

 

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Published by Ocre Bleu - dans Couleurs
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12 mars 2008 3 12 /03 /mars /2008 05:39

Vous travaillez soit à l'acrylique, soit à l'huile,sur un carton toilé, ou une toile.
Je vous ai proposé de travailler le même sujet de façon à avancer ensemble "pas à pas".
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Cette toile nous servira pour appliquer plusieurs des
exercices que nous avons découverts les deux semaines précédentes: aplats, dégradés, formes nettes... puis nous ajourerons dégradés, reprises dans le frais ou frottis et glacis sur le sec....

Pour la couleur, choisissez un bleu, du jaune et du rouge (afin de pouvoir préparer de l'orange pour griser le bleu) ou du terre de sienne brûlée, un terre d'ombre brun foncé, voire un noir. Et bien sûr, du blanc.

Commencez par le ciel en faisant un bleu (mélange de bleu et de blanc) d'une tonalité qui vous convienne; puis en suivant le croquis, remplissez les surfaces avec des tonalités plus ou moins ombrées (plus ou moins grisées) de ce même bleu.
Appliquez vous à travailler le plus possible en aplats (couleur régulière dans son intensité sur une même surface) et faîtes des arêtes bien nettes sur les lignes du dessin.

Attention à bien triturer la couleur pour avoir des mélanges bien homogènes; vous pouvez lisser la surface, mais pas trop tout de même il est intéressant de garder quelques irrégularités ou aspérités dont nous nous servirons.

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Published by Ocre Bleu - dans Peinture : Techniques
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11 mars 2008 2 11 /03 /mars /2008 06:55
...
L'art de la composition est l'art de composer !

La peinture est un art "visuel",
nous fabriquons des images... destinées à être vues!!

Vérités de La Palisse, allez vous me dire!


Certes...

mais pour qu'une image soit vue, il faut qu'elle se rende "visible"...

 

En effet, tout cela semble d'une évidence, mais quand on se trouve confronté à notre toile, cela peut nous sembler moins évident.Outre le sujet, le thème, le concept, l'idée.... les matériaux employés.... le style ....rien n'est plus triste qu'une image ou qu'un tableau que l'on ne regarde pas, que l'on ne voit pas...

Il est nécessaire d'organiser l'espace visuel , de concevoir une image facile à déchiffrer, soit "agréable" à l'oeil, soit qui heurte le spectateur (selon le but que l'on s'est fixé)

Pour traduire et organiser correctement cette image à l'intérieur de la surface d'un support, des règles précises permettent d'obtenir le meilleur cadrage et un langage graphique clair.
Celles-ci permettent de concevoir le plan d'un tableau et de disposer les différents éléments sur la surface de la toile.


Ces règles ne sont pas des "vues" de l'esprit, elles consolident les règles d'harmonie et lorsqu'elles sont assimilées il est alors possible de les appliquer ou de les enfeindre.. au choix!

Mais il est utile de pousser plus loin l'analyse de la peinture afin de disposer avec une "intelligence naturelle" et une " sensibilité particulière" les différents éléments d'un sujet.

 

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Published by Ocre Bleu - dans Dessin
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