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Un blog pour les passionnés de dessin, de peinture, et d' arts plastiques.
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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 09:24

 

(1908- 1992)

 

vieira silva forumEAMaria Elena Vieira da Silva - "Forum"

 

Testament

 

"Je lègue à mes amis

un bleu céruléum pour voler haut

un bleu de cobalt pour le bonheur

un bleu d'outremer pour stimuler

un vermillon pour faire circuler le sang allègrement

un vert mousse pour apaiser les nerfs

un jaune d'or : richesse

un violet de cobalt pour la rêverie

une garance qui fait entendre le violoncelle

un jaune barite : science- fiction, brillance, éclat

un ocre jaune pour accepter la terre

un vert Véronèse pour la mémoire du printemps

un indigo pour pouvoir accorder l'esprit à l'orage

un orange pour exercer la vue d'un citronnier au loin

un jaune citron pour la grâce

un blanc pur : la pureté

terre de sienne naturelle : la transmutation de l'or

un noir somptueux pour voir Titien

une terre d'ombre naturelle pour mieux accepter la mélancolie noire

une terre de sienne brûlée pour le sentiment de durée"

 

Vieira da Silva

 

vieira da silva biblioteca 1949Maria Elena Vieira da Silva - "Biblioteca"

 

 

Mieux la connaître :


MEVDS

 

dasilva

 

Maria Helena Vieira da Silva est née à Lisbonne en 1908 dans une famille aisée.

Son père meurt lorsqu’elle n’a que 2 ans. Elle dessine dès l’age de onze ans et sculpte à 16 ans.

Elle fait de nombreux voyages avec sa famille qui « l’ouvrent à l’art » et sa mère l’encourage.

En 1928 Maria Helena s'installe à Paris et, avant de devenir l'une des fondatrices de « l’école de Paris », elle étudie la peinture à l’Académie de Fernand Léger, la sculture chez Bourdelle, et devient l’élève de Dufresne, Waroquier et Friesz; elle  fréquente aussi l’atelier de gravure de S.W. Hayter.

En 1930 elle épouse Arpad Szenes, peintre hongrois.

En 1932,elle fréquente l’Atelier de Bissière à l’Académie Ranson. Ce dernier lui fait rencontrer Jeanne Bucher, la célèbre marchand d'art de cette époque.

D'abord "figurative", c'est au milieu des années 30 que Maria Helena Vieira da Silva élabore son style fait de lignes et de traits, de plans morcelés et de perspectives enchevêtrées si caractéristiques, et qui la rendra mondialement célèbre.

En 1938, elle accueille dans son atelier parisien le jeune peintre, Nicolas de Staël.

Durant la seconde guerre mondiale, Maria Helena et son mari partent pour le Portugal, puis pour le Brésil.

A la fin de la guerre, le couple revient à Paris et elle participera alors à de nombreuses expositions collectives;c'est à partir des années 1950 qu’elle se positionne comme un peintre de premier plan.

Elle a illustré de nombreux livres, des œuvres littéraires comme des livres pour enfants.

Une fondation inaugure à Lisbonne en 1994 un musée Arpad Szenes-Vieira da Silva qui dépend du Comité Arpad Szenes- Vieira da Silva. 

En France, le musée de Dijon possède la plus importante collection publique d'œuvres de l'artiste (une centaine de toiles).

Maria Helena Vieira da Silva meurt à Paris en 1992.

 

Vieira da Silva Paris 1951Maria Elena Vieira da Silva - "Paris"


 

Mieux la comprendre et l'apprécier :

 


« Ses toiles reflètent son goût pour les surfaces divisées baignant, surtout à partir des années 1970, dans la lumière si caractéristique du Portugal. (…) Souvent à la frontière entre figuration et abstraction, le monde de cette artiste en quête d’infini est construit à partir d’unités colorées et de lignes qui s’enchevêtrent en créant des espaces labyrinthiques. On pense parfois à Lisbonne, sa ville natale, même si elle y a fort peu vécu. » (extrait de Portugal, Hachette, 2002)


" L'œuvre de Vieira da Silva surgit et l'aiguillon d'une douce force obstinée, inspirée, replace ce qu'il faut bien nommer l'art, dans le monde solidaire de la terre qui coule et de l'homme qui s'en effraie. Vieira da Silva tient serré dans sa main, parmi tant de mains ballantes, sans lacis, sans besoin, sans fermeté, quelque chose qui est à la fois lumière d'un sol et promesse d'une graine. Son sens du labyrinthe, sa magie des arêtes, invitent aussi bien à un retour aux montagnes gardiennes qu'à un agrandissement en ordre de la ville, siège du pouvoir. Nous ne sommes plus, dans cette œuvre, pliés et passifs, nous sommes aux prises avec notre propre mystère, notre rougeur obscure, notre avidité, produisant pour le lendemain ce que demain attend ".

- René Char, 1960 -


vieira da silva - les chantiers- 1957Maria Elena Vieira da Silva - "Les chantiers"

 

Mieux voir :


 

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commentaires

Bleue-Farandole 01/06/2013 11:50


Bonjour! Oui, j'aime beaucoup Maria-Elena! Nous rentrons de Lisboa où nous avons admiré ses oeuvres! je suis contente de la retrouver chez vous! Je suis moi-même
écrivain-peintre sur velours, modestement. Bonne continuation!

Christine 14/05/2011 20:47



C'est vrai que la démarche " abstraite" n'est pas si facile ! ... peindre quoi, comment, pourquoi en dehors de notre réel...c'est une vraie "aventure"... mais
toutefois intéressante à tenter. Vieira da Silva peut nous permettre de pousser un peu cette " porte".


Bon WE et toutes mes amitiés, Catherine...



CatherineD 12/05/2011 15:04



Je ne la connaissais que de nom, pour être très franche... cet article est très intéressant, visuellement, c'est trop tourmenté pour on oeil, mais ma culture a fait un pas en avant! Je ne renonce
pas à l'abstraction pour autant, mais ça n'est pas  simple;  merci ...et bonne journée



sittelle 12/05/2011 05:25



J'ai appris à l'aimer; nous avions peint à sa façon deux toiles. Les artistes n'ont pas tous la même chance dans leurs vies, elle a été privilégiée et pu s'exprimer comme elle voulait. Bon
courage ! mes amitiés Christine



L'Ocre Bleu 14/05/2011 20:45



J'aimerais bien voir les toiles que tu avais travaillé ainsi ...


T'aurais pas une petite photo ?


Je te souhaite un bon WE...



Christine 09/05/2011 20:52



Il y a un de ses tableaux au Musée Cantini ... ce n'est pas suffisant pour se faire une vraie idée de son travail, de plus il n'est pas très grand, mais c'est
toujours intéressant !